L’actualité des persécutions antichrétiennes

Articles à lire :
365 millions de chrétiens persécutés en 2023, un silence coupable.
Les persécutions antichrétiennes en Asie.

Index Mondial de Persécution des Chrétiens 2024.

Message de Dieu – Soeur Beghe – Le 15 janvier 2024 – Lire le message sur le site d’origine.

Le Nicaragua, un pays devenu ouvertement antichrétien.

Extrait de plusieurs articles de Jean-Marie Guénois – La Figaro – Publié en 2022, 2023 et 2024.

Le pays d’Amérique centrale fait un bond dans le classement des pires pays persécuteurs de la population chrétienne.

Le Nicaragua est l’une des surprises de l’Index mondial de persécution des chrétiens puisque ce petit pays d’Amérique latine est monté, en une année, comme aucun pays du monde, d’une vingtaine de places dans le classement des pires pays persécuteurs de chrétiens. Sa population de 5,6 millions d’habitants est à 30 % protestante et à 50 % catholiques.

« Le gouvernement de Daniel Ortega réprime ouvertement la liberté religieuse et ne cache pas son hostilité contre l’Église, observe l’association Portes ouvertes, en particulier depuis que des responsables chrétiens ont appelé publiquement au respect de l’État de droit. » C’est ainsi que « les universités chrétiennes perdent leur reconnaissance légale. Des médias chrétiens sont saisis par le gouvernement. De nombreux diocèses et églises voient leur accès à leurs comptes bancaires bloqué. Et certaines célébrations chrétiennes publiques sont interdites ».

Conspiration contre l’État.

Sans oublier les « 347 églises » qui ont subi des attaques en 2023. Dans ce contexte, le 18 mars dernier, le Vatican a fermé sa représentation diplomatique. Un mois avant, en février 2023, Mgr Rolando José Alvarez Lagos, archevêque de Matagalpan, une ville importante du centre du pays, avait été arrêté, puis jugé : déchu de sa nationalité, il a été condamné à 26 ans de prison pour « conspiration contre l’État ». Il était l’un des évêques les plus critiques du régime de gauche populiste de Daniel Ortega.

Plus récemment, le 20 décembre, un autre évêque, Mgr Isidoro del Carmen Mora Ortega, a été également arrêté. Son crime ? Avoir appelé à prier pour Mgr Alvarez Lagos. Le régime a également mis en prison quinze prêtres et deux séminaristes. Ces dix-sept clercs catholiques ont finalement été expulsés du Nicaragua, le 14 janvier, pour être accueillis par le Vatican. Rome a mené cette tractation avec le soutien du pape.

Le président nicaraguayen Daniel Ortega a qualifié mercredi 28 septembre au soir l’Église catholique de « dictature parfaite, de tyrannie parfaite » deux semaines après que le pape François a assuré qu’ « il y a un dialogue » avec Managua. « Qui élit les curés ? Qui élit les cardinaux ? Qui élit le pape ? (…) c’est une dictature parfaite, une tyrannie parfaite ! » s’est exclamé Ortega dans un discours à l’occasion du 43e anniversaire de la fondation de la police nicaraguayenne. (…)

En mars, le Nicaragua avait expulsé l’ambassadeur du Vatican. Et en août, Mgr Rolando Alvarez, critique du régime, a été arrêté et « assigné à résidence », selon la police qui a invoqué des activités « déstabilisantes et provocatrices » de l’évêque. Faisant fi de la main tendue du pape, le président Ortega a attaqué violemment l’Église catholique.

« Moi, je dirais à sa Sainteté le pape, bien respectueusement, aux autorités catholiques – je suis catholique – comme chrétien, je ne me sens pas représenté », a-t-il dit en évoquant « l’histoire terrible » de l’Église, citant pêle-mêle l’inquisition et les abus contre les enfants autochtones au Canada. « Nous les entendons parler de démocratie », a-t-il ironisé, en recommandant que tous les ecclésiastiques – des prêtres au pape, en passant par les cardinaux – soient élus par les fidèles.

RÉCIT – Le régime voudrait réduire au silence l’ultime institution qui ose encore exprimer une voix dissonante.

« Nous vous demandons de nous laisser en paix ! » L’évêque de Matagalpa, Mgr Rolando Alvarez, s’est adressé jeudi dernier aux forces de police qui encerclaient le palais épiscopal depuis plusieurs jours. La police venait de lui refuser l’accès à une église pour célébrer la messe. Elle accuse Rolando Alvarez de ne pas vouloir coopérer avec elle. « C’est la police qui refuse de coopérer en ne laissant pas entrer les prêtres, les séminaristes et les personnes qui doivent permettre la transmission de nos moments de prières et de communion », a répliqué Rolando Alvarez. (…)

Les autorités nicaraguayennes ont bloqué en mai des comptes bancaires de paroisses et diocèses catholiques du pays, dont ceux de la capitale où sont déposés les dons et offrandes des fidèles, en invoquant des soupçons de blanchiment, a-t-on appris de sources concordantes. « On m’a informé de cette situation, mais surtout des blocages sur les comptes des paroisses », a déclaré à l’AFP le cardinal et archevêque de Managua, Mgr Leopoldo Brenes, à l’issue de la messe dominicale.

Fermeture de 42 églises depuis 2017 : en Algérie, les persécutions antichrétiennes progressent.

Par Jean-Marie Guénois – Le Figaro – Publié le 17 janvier 2024.

L’index mondial de la persécution des chrétiens considère que l’Algérie est, avec le Laos, le pays du monde où « la persécution » antichrétienne aurait « le plus augmenté » en 2023. Le rapport parle de « la fin d’un rêve » dans un pays qui a « longtemps fait figure d’exception au Maghreb avec ses grandes églises de chrétiens » convertis de l’islam, « se réunissant librement ».

Ces églises étaient même « reconnues » comme membres de l’Église protestante d’Algérie (EPA), qui regroupe les Églises protestantes et évangéliques. Une organisation dont les statuts d’association religieuse furent dûment enregistrés par les autorités algériennes en 1974.

Chapitre complémentaire : Le temps des persécutions