L’enseignement de Monsieur Philippe de Lyon

Extrait du livre de Philippe Encausse : Le maître Philippe de Lyon. Thaumaturge et “Homme de Dieu“. Première édition en 1954. Ce livre est consultable en li

Chapitre complémentaire : Monsieur Philippe de Lyon

SOMMAIRE
L’âme – Amour du prochain – charité – Les Anges – Les animaux – L’antipathie – Le Bien et le mal – La charité – Les chemins – Le Ciel – Les clichés, les visions – La colère – Le rassemblement fraternel.

L’âme

Il faut absolument croire à l’immortalité de l’âme ; que Dieu ne nous a pas laissés seuls ; tout ce qui arrive, c’est par sa volonté ; qu’il nous a donné une âme qui part de Lui et qui est en nous.

L’âme est un souffle, une parcelle de Dieu qui ne peut pécher. C’est donc l’esprit qui pèche avec ou sans l’assentiment du corps. L’âme, cinq ou six ans avant son incarnation, sait déjà où elle habitera et le temps qu’elle aura à passer sur terre.

Bien des avortements proviennent de cette conscience perçue des douleurs à venir et du refus de l’âme de venir en ce monde. C’est d’ailleurs un mauvais calcul. – Dans les races humaines comme dans l’univers des êtres peuvent venir jouer le rôle de comètes et apporter un espoir ou un exemple. Le nombre des âmes est limité. Une naissance demande une mort. Il est bien des êtres considérés comme vivants et qui sont pourtant déjà morts. C’est ainsi que chez certains vieillards retombés en enfance l’âme est déjà employée ailleurs.

Les âmes ont été créées toutes en même temps, mais elles ne sont pas descendues toutes en même temps ; la création dure toujours. – Nous avons été créés avant les animaux mais ils sont nés avant nous. – Lorsque tous les êtres de la création seront ramenés à Dieu, le travail étant terminé, il y aura une autre création.

Notre être est composé de trois parties distinctes : l’âme, le « périsprit » ou l’enveloppe du corps, et le corps. L’âme peut quelquefois, sans qu’on s’en doute, être absente et le corps ne pas en souffrir.

L’âme a été créée, et pourtant elle est de toute éternité, puisqu’elle émane de Dieu, qu’elle en est une étincelle, mais elle peut prendre corps quand il plaît à Dieu.

Certains croient que sans la chair on ne pourrait pas vivre, et que, si le sang se retirait, on ne vivrait pas davantage. Eh bien, ce que je dis, moi, c’est que vous auriez beau avoir assez de sang, de chair et d’os, la vie physique cesserait s’il n’y avait pas l’âme.

Pour vous démontrer ce que vous croyez – après, j’en suis sûr, quoique j’aurais préféré vous voir croire avant – pour vous démontrer, non pas l’existence de l’âme, mais son immortalité, je vous ai promis de vous faire voir un jour ceux que vous avez perdus. Bientôt vous les verrez. Mais il fallait vous préparer à cela, car bien que vous disiez : « Ah ! Que je serais heureux et aurais du plaisir à voir ceux de ma famille qui sont morts », cela vous frapperait trop. Notre organisme n’est pas fait pour cela, et si Dieu n’a pas voulu que nous revoyions ceux qui sont partis, c’est qu’il sait ce qu’il nous faut.

L’âme est un souffle de Dieu. Mais nous ne pouvons savoir ce qu’elle est car les Anges eux-mêmes l’ignorent.
Le jugement de l’âme se fait devant un accusateur (notre mauvais ange) et un défenseur (notre « ange gardien ») qui est l’Ami dont parle Saint Martin.

Le corps tourne autour de l’âme comme la terre tourne autour du soleil.

Avant que l’âme ne s’incarne, « on » lui montre pendant trois jours (si elle est très courageuse) tous les événements par lesquels elle devra passer dans la vie. Mais, si elle est poltronne, « on » ne lui montre rien. En effet, bien souvent elle refuserait de vivre. Beaucoup d’avortements sont dus à cette perception consciente des douleurs à venir et au refus de l’âme de venir en ce monde. Au reste, c’est un mauvais calcul car il faut, tôt ou tard, que cela soit. Remettre les ennuis à plus tard est une méthode illusoire et parfois même maladroite.

Ceux qui ont déjà entrevu leur existence future sont des âmes d’élite et près d’être marquées sur le « Livre de Vie ». Le voyage de trois jours au travers de la vie est un signe de cette Initiation.

Si l’Homme n’était pas tombé il ne connaîtrait rien. Tombé puis relevé il est au-dessus des anges.

Une âme peut commander à une autre âme, de la même façon qu’un patron commande à ses ouvriers ; et l’âme qui a le pouvoir de commander est obéie.

Une âme vieille est celle qui a fait une grande partie du chemin ; une âme jeune, le contraire. Mais on ne peut pas dire qu’une âme vieille soit plus avancée qu’une âme jeune ; cela dépend des vues que Dieu a sur cette âme.

L’âme doit être forgée par la souffrance jusqu’à ce qu’elle devienne assez éclatante pour supporter la lumière de Dieu.

Amour du prochain – charité

Trois choses sont nécessaires pour aller au Ciel : Aimer son prochain comme soi-même ; avoir payé sa dette ; pardonner à autrui.

Demande. – Pour devenir meilleur, que faut-il faire ?
Réponse. – Aimer son prochain comme soi-même.

J’ai bien cherché s’il y avait un autre moyen pour arriver au but. Il n’y en a absolument qu’un, c’est d’aimer son prochain comme soi-même, et celui qui ne peut pas le faire, c’est parce qu’il n’a pas assez travaillé. Utilisez vos forces et ne soyez pas paresseux, car si vous ne le faites pas les forces que Dieu vous a données vous seront ôtées. Travaillez toujours, car si vous reculez il vous sera doublement difficile d’avancer ; vous ferez des efforts longtemps sans pouvoir trouver. Si Dieu vous envoie quelqu’un pour vous apporter la lumière, ne le réfutez pas, ne le jugez pas ; voyez si cette lumière est juste d’après ses œuvres. Pourquoi réfutez-vous ce bien parce qu’il ne vous a pas été fait à vous ?

Et pourquoi travailler ? Certains pensent que c’est pour amasser la richesse…

Oui, cette richesse qu’on laisse parce qu’on ne peut l’emporter. Il y en a bien une qu’on peut emporter, oh ! Mais si peu, qu’il y en a peu qu’on emporte. Y a-t-il quelqu’un qui tienne ses promesses ? – C’est difficile d’aimer son prochain comme soi-même, et pourtant c’est facile : Aimez-vous moins vous-mêmes.

Il faut travailler pour ne pas rester trop longtemps sur terre. Est-ce que nous ne devons pas désirer aller plus loin ? Et quand nous aurons acquis cet avancement, rien ne nous sera refusé, car si notre âme n’était pas malade, notre corps ne le serait pas non plus.

Voulez-vous aujourd’hui me promettre de ne jamais exciter personne contre une autre personne et de faire le bien quand vous le pourrez ? Bientôt, vous aurez l’occasion d’en faire. Mais il faut commencer avant, et me promettre de n’exciter personne au temps du tumulte.

Tâchez de garder vos maris à la maison et de calmer quelques enfants qui sont surexcités. Regardez tout le monde comme des frères. En dehors d’ici comme ici la lumière est une science, et QUICONQUE A LA CHARITÉ A LA LUMIÈRE.

 Que de fois les parents disent à leurs enfants : Fais bien attention, mon fils ou ma fille, ne fréquente pas des camarades au-dessous de toi. Et vous tous qui êtes là, vos mères vous l’ont dit. Alors si ceux qui sont au-dessus de vous en disaient autant, que fréquenterait-on ? Quiconque n’a pas la charité n’entre pas dans le Ciel. L’espérance et la foi ne sont rien sans la charité.

Tous vous cherchez la confiance, à avoir la confiance, la foi. Ce n’est pas cela qu’il faut chercher. Vous avez beau demander, si vous n’avez en votre cœur la charité, vous ne la trouverez point : il vous faut semer la graine qui est la charité, et vous récolterez la foi. La charité ne consiste pas à se dépouiller de tout ce que l’on a : elle consiste en toutes choses à ne pas faire à autrui ce que vous ne voudriez pas qu’il vous fût fait. Dans tous vos actes demandez-vous si vous voudriez que l’on fît ainsi pour vous.

Vous avez tous lu dans l’Écriture que le temps de la moisson viendra. Ce temps est plus près que vous ne le pensez, et je connais un fermier général, un commandant qui cherche des ouvriers pour faire la moisson. Vous avez bien vu aussi dans l’Évangile ce qu’on peut faire avec la foi. Je pourrais vous la donner ainsi que l’espérance, mais vous savez quelle condition il faut remplir pour l’avoir : Si votre voisin vous parle en mal de quelqu’un, il faut que vous ne trouviez pas un mot pour lui répondre et pour l’approuver.

Il faut aimer son prochain comme soi-même, ne pas être rebelle aux adversités, car comment voulez-vous être soldats, si vous n’êtes jamais allés au feu ? Et comment franchirez- vous les grands obstacles qui vous attendent si vous ne supportez même pas les petites peines ? Et savez-vous quelle doit être la récompense de celui qui sera le premier au combat ? Eh bien, ce sera d’être le dernier.

Et vous tous, quand je vous ai demandé d’aimer votre prochain comme vous-mêmes, l’avez-vous fait ?

(Une personne dit : nous n’avons pas eu le temps).

Ah oui. Mais ce temps, vous l’aurez, et lorsque je ne serai plus là, pour vous rappeler votre promesse : ce sont des coups que vous recevrez pour vous la rappeler. Lorsqu’il arrive quelque chose d’heureux à votre voisin, vous voudriez bien être à sa place. Il ne faut pas être jaloux, car la jalousie n’entre pas dans le Ciel.

Demande. – Qu’est-ce que la sagesse ?
Réponse. – Ce n’est pas souvent ce que pensent votre voisin et votre ami qui se plaignent que leur fils ou leur fille se comporte de telle ou telle façon. La sagesse est de faire à autrui ce que vous voudriez qui vous fût fait.

Si nous avons assez d’abnégation et de confiance et de charité, nous pouvons acheter les peines que nous avons fait endurer aux autres.

L’orgueil ? Vous avouerez bien que chacun en a un peu, plus ou moins. Ne portons de jugement sur personne, car Dieu n’a pas jugé et ne juge pas. Voulez-vous que je vous dise ce qu’est le Paradis qui n’est pas le Ciel ? Lorsque vous êtes venus en aide à votre prochain et que vous avez soulagé des peines, à votre tour vous n’avez qu’à demander et vous serez entendus. Voilà le Paradis. Comprenez-vous ?

Nous ne devons nous enorgueillir de rien, la perfectibilité est presqu’à l’infini. Il faut fréquenter les êtres les plus repoussants, ne mépriser personne. En effet, le souffle de Dieu étant en tout être, ce serait L’offenser.

Je vous ai donné le moyen de soulager vos frères. Si tous vous aviez la charité, vous obtiendriez le soulagement et la guérison de ceux qui souffrent. Il n’y a qu’à demander à Dieu. Avec la confiance, la foi, on soulèverait des montagnes.

Je ne puis rien, je ne fais que demander à Dieu, et vous ne pouvez éprouver de soulagement dans cette salle, soit pour les maladies, soit pour alléger le fardeau qui pèse lourdement sur ce triste monde, que si, à votre tour, vous avez quelque chose du côté de l’« Avoir », quelque chose que vous ayez fait pour le Ciel. Celui qui n’a pas fait d’œuvres méritoires n’a rien à attendre, et de même vous ne pouvez être entendus. Il ne faut pas être réfractaire à la Lumière, mais tâcher de se mettre sur son chemin.

N’enfouissez pas les richesses dans des coffres, mais servez-vous-en à faire vivre des hommes, des enfants, ou, si vous ne pouvez pas, des animaux, chiens, chats, oiseaux, etc. Heureux les débonnaires !

Tous nous pouvons être libres, acheter notre liberté, et commander alors ce que nous voudrions, mais ce n’est qu’en aimant notre prochain comme nous-mêmes.

Il ne faut pas donner à l’estomac ce qu’il ne peut digérer.

Cela ne me fait rien que vous m’en vouliez. Vous pouvez ne pas m’aimer du tout. Je vous aime pour deux : ce que je vous demande seulement, c’est d’aimer votre prochain autant que vous-mêmes.

Celui qui arriverait à aimer son prochain comme lui-même saurait tout.

Aucune religion ne sauve si on n’aime pas son prochain comme soi-même.

Nous pourrons nous gouverner seuls quand nous aurons la Charité, et pour cela il faut oublier les griefs et ne pas déterrer les morts, c’est-à-dire ne pas reprocher les mêmes choses à quelqu’un pendant des années.

C’est très facile d’obtenir ce que vous demandez. Vous le pouvez comme moi. Promettez seulement d’avoir la charité et de n’en vouloir à personne. Souvent vous avez des griefs contre quelqu’un, et, pendant un temps infini, presque toujours, vous lui en voulez et vous dites :

« Cette personne m’a fait ça ». Pourquoi ne pas laisser de côté ce qui est passé et revenir ainsi et sans cesse sur une chose enterrée ? On ne réveille pas les morts. Si vous n’oubliez pas, ne parlez à personne de ces rancunes et tâchez d’oublier en pardonnant. Malheur à la personne qui désire la mort de quelqu’un ; il faut qu’à son tour on porte sur elle le même désir.

Demande. – Comment peut-on arriver à aimer son prochain comme soi-même ?

Réponse. – Par la souffrance. Nul ne peut comprendre et soulager s’il n’a pas lui-même souffert, et il faut souffrir sans se plaindre tant que la souffrance est supportable, et ne demander de soulagement que lorsqu’elle ne l’est plus. Mais cela demande du temps ? Eh oui. Mais rien ne presse, et puis, aide-toi, le Ciel t’aidera. Ainsi un ivrogne qui fait des efforts pour renoncer à boire est certain d’être aidé pour arriver à ne plus boire.

 Si tous vous ne possédiez pas l’orgueil, vous aimeriez votre prochain autant que vous- mêmes. Et pour détruire cet orgueil, ce n’est que par la souffrance qu’on y arrivera.

J’ai un ami qui a donné non seulement ce qu’il avait, mais aussi ce qu’il n’avait pas et qui a fait des dettes pour aider son prochain. Ah, je sais bien, les mères de famille me répondront qu’elles ont des enfants, et qu’elles ne peuvent pas, à cause d’eux, se déposséder. Mais je répondrai à cela que, si elles ont des enfants, il y a des enfants qui n’ont pas de mère, et que ces enfants-là sont aussi bien les leurs.

Un simple verre d’eau donné avec amour peut faire beaucoup de bien.

On dit souvent : Oh, telle personne est bonne ; elle a laissé telle somme en mourant… Eh oui, elle l’a laissée, parce qu’elle n’a rien pu emporter. C’est de son vivant qu’elle aurait bien fait de la donner.

Aimez-vous les uns les autres, et je vous promets qu’à votre mort une seule pensée de vous m’amènera vers vous. Je serai là. J’ai bien l’air de parler en Maître, mais c’est que j’ai un Maître qui peut tout ; moi je ne puis rien. Il est devant moi et je suis derrière vous, et je vous ferai marcher quand vous n’avancerez pas. Tout vit dans la nature et la matière est vivante. Il y a trois vies en vous. Je ne puis vous dire comme l’Église qui croit que la matière n’a pas de vie par elle-même, puisque je ne le crois pas. Il y a la vie du corps, l’esprit qui accompagne le corps, et l’âme ou l’étincelle de Dieu. Mais vous n’avez pas besoin de savoir toutes ces choses. Vous n’avez qu’à aimer votre prochain comme vous-mêmes, et tout vous sera donné.

Plusieurs disent que l’homme, ou plutôt la terre sont très en retard. Oui, c’est vrai, mais des milliers et des milliers de planètes le sont autant, et un être pourrait passer l’éternité à compter celles qui sont au niveau de la nôtre qu’il n’arriverait pas à les dénombrer. Il en est de même pour celles qui sont les plus avancées. Dieu n’a pas voulu, autant puissions-nous chercher, que nous trouvions ce que nous voudrions savoir, parce que tout n’est pas à notre portée. Et s’il y a des personnes qui se croient plus évoluées parce qu’elles ont certaines communications d’autres êtres, elles se trompent : l’orgueil les empêche d’avancer, et aussi le manque de charité, car sans la charité, même avec la foi, pas de salut. Il y a des personnes qui disent. « Oh mon Dieu, comme je vous aime ! » C’est inutile de dire cela. Dieu ne demande pas qu’on l’aime autrement qu’en aimant ses semblables.

Ce qui nous empêche d’avancer, c’est l’orgueil, l’égoïsme, le doute. Nous n’avons pour le moment qu’à faire des efforts pour aimer notre prochain comme nous-mêmes. Si nous pouvions y arriver, nous avancerions à pas de géant.

Si nous rencontrons un malheureux, nous devons être sa providence, l’aider selon nos moyens, car c’est un frère. Lorsque nous en aurons besoin, le Ciel sera avec nous et tout ce que nous demandons nous sera accordé.

L’Amour de Dieu est en nous ; c’est pourquoi il faut aimer son prochain et on aimera Dieu du fond du cœur

Demande. – Doit-on sortir une personne de l’erreur, même s’il en advient un scandale ?

Réponse. – Vous avez bien lu aussi qu’il faut sauver un frère même au péril de sa propre vie, et si vous voyez une barque prête à faire naufrage, ne vous jetterez-vous pas à la mer pour faire ce sauvetage sans vous inquiéter de ce qui peut arriver ?

Pour le bien comme pour le mal, on retrouve au centuple ce qu’on a fait.

Et la dignité, qu’en faites-vous ? Vous fréquentez encore une personne pauvre, mais si vous vous trouvez avec une jeune fille qui a fait un faux pas. Ah, celle-là, vous la rejetterez bien loin. De même si un jeune homme en a fait un, s’il vient vous demander secours, et que vous le jugiez et lui refusiez, il faudra que la même faute soit commise par vos petits enfants. Mais si, tout en conservant votre pensée intime de le juger mal, vous n’en faites pas cas et le secourez, comme un autre de vos frères, il vous en sera tenu compte comme si vous le soulagiez sans le juger.

Le temps de la plaisanterie est passé. Ne vous plaisantez pas les uns les autres, car vous serez jugés sur de vaines paroles. Et surtout ne plaisantez jamais une femme dans une position intéressante car vous scandaliseriez l’enfant qui est en elle et, par vos propos, vous mettriez dans l’ambiance de cet enfant ce qu’il faudrait pour que lorsqu’il serait grand il tombât dans le même péché sans qu’il vous eût demandé raison de votre grande faute.

Pour être charitable, il n’est pas nécessaire de se dépouiller de tous ses biens ; mais ce qu’il faut avant tout, c’est aimer son prochain et ne juger personne, ne pas critiquer et ne jamais parler des absents.

Lorsque vous faites l’aumône, faites-là dans l’ombre et sans en attendre une récompense du Ciel, car, si vous avez cette pensée, vous vous payez vous-mêmes. Mais faites l’aumône avec bonté comme une chose due à un frère.

Il faut s’aimer beaucoup pour pouvoir se taire. Plus les âmes s’aiment, plus leur langage est court.

Les Anges

Il faut demander à Dieu d’abord, ensuite à notre ange gardien.

Demande. – Pourquoi avons-nous des anges gardiens ? :
Si vous compreniez ce qu’est l’âme, vous ne poseriez pas cette question. Imaginez que vous avez un tout petit enfant. Le laisserez-vous aller seul, ou mettrez-vous auprès de lui des personnes plus âgées pour le conduire ?

Change-t-on d’ange gardien ? :
Oui, mais il faut avancer, et quelquefois au contraire, si notre ange gardien voit que nous ne suivons pas ses conseils, il nous laisse.

Les anges du tombeau étaient des esprits divins qui, pour se rendre visibles, utilisèrent la vie du Christ encore flottante autour du corps.

Peut-on voir son ange gardien ? :
C’est très rare. Celui qui a ce don a de grands comptes à rendre, car il est dit dans l’Écriture : « Il doit beaucoup donner celui qui a beaucoup reçu ». Il ne doit jamais manquer de faire le bien et de remplir son devoir.

De même, il est du devoir du riche de donner au pauvre, et de celui qui n’a rien, de ne pas envier le riche, car l’un et l’autre manqueraient à la charité, et personne n’entrera dans le royaume du Ciel s’il n’a la CHARITÉ.

Je vous atteste que je n’ai jamais rien demandé pour moi-même à mon Ange gardien, et que je ne l’ai entendu que deux fois, une fois pour me dire « oui », en réponse à ce que je lui demandais, une autre fois pour me réprimander, et cette réprimande n’a été qu’un seul mot : « vous », au lieu de : « toi », qui devait m’être toujours dit.

Entre l’Homme et les Anges il y a Dieu, car Dieu est partout. Mais il y a aussi les dieux ; et parmi les dieux il y en a qui se croient très grands et qui ne sont rien.

Sur la terre, nous progressons tous vers le bien, et, à chaque période où notre âme se perfectionne et fait un pas pour notre avancement, nous changeons de guide et celui qui vient à nous est plus avancé que le précédent.

Celui qui nous a envoyés sur la terre sait ce qu’il nous faut, et il ne faut pas croire, lorsque nous avons de grandes peines, que nous sommes abandonnés. Nous ne sommes jamais seuls. Nous avons toujours près de nous notre ange gardien qui demande la résignation et la force qui nous sont nécessaires, et il ne réclame de nous qu’un peu de bonne volonté. De tout temps, et bien avant l’Histoire Sainte, il a été dit : Demandez et vous recevrez. Et pour recevoir, c’est bien simple. Vous n’avez qu’à changer d’« appartement », en prendre un qui ne vous coûtera pas cher. Je vous ai dit souvent qu’une seule chose suffisait pour être écouté de Dieu : la CHARITÉ.

Pensez-vous que lorsque Dieu vous a envoyés en ce monde II vous a envoyés seuls ? Non. Lorsque Dieu a créé l’Homme il l’a créé simple et ignorant toute chose. Nous sommes suivis depuis notre plus tendre enfance jusqu’au-delà de la tombe (Anges gardiens).

Nous ne sommes jamais seuls ; nous avons toujours avec nous notre guide, notre ange gardien. Il est notre conseiller. Lorsque nous sommes tentés par le mal il emploie tous les moyens possibles pour nous en détourner. C’est la voix qui nous dit : « Ne fais pas cela, c’est mal ! » Il ne réclame de nous qu’un peu de bonne volonté. Il préside à notre naissance ; il est à notre chevet et il nous suit de notre naissance à notre mort.

Les anges, les chérubins, les séraphins ont été créés au début, avant l’Homme. Ils existent réellement, ainsi que bien d’autres êtres encore.

Voici la succession, par ordre décroissant, des chœurs célestes : Séraphins, Chérubins, Trônes, Dominations, Vertus, Puissances, Principautés, Archanges et Anges.

Vous vous étonnez que, malgré l’existence et la protection de notre ange gardien, nous commettions encore des fautes. Supposez que vous soyez un tout petit enfant et que l’on vous confie aux soins d’une bonne ; elle vous conduit en cours de promenade dans un terrain accidenté où se trouvent des pierres et des ronces. Bien qu’elle vous donne la main vous trébucherez, parfois même vous tomberez et vous vous piquerez… Mais ne sera-ce pas là le seul moyen que vous réfléchissiez, que vous appreniez à bien marcher et que vous vous fortifiiez ?

Les animaux

Il ne faut pas les maltraiter, car, après la mort, tout ce qui est vivant de l’animal viendrait vous en faire le reproche. Les grandes personnes qui laissent les enfants les maltraiter n’auront, un jour, même plus de quoi élever un animal.

Le crapaud peut servir à bien des choses. Il pourrait être utilisé pour le traitement de l’eczéma et aussi de la syphilis. Sa peau, sa graisse, son foie, son fiel et son sang doivent avoir des propriétés particulières. Le crapaud attire le mal, les mauvaises influences, les maladies, les poisons comme il attire, par une sorte de magnétisme, la mouche qu’il avalera. Il renferme toutes les impuretés et poisons possibles.

Les toiles d’araignées traitées d’une certaine façon pour être ramenées à l’état liquide, pourraient être utilisées comme médicament dans certaines fièvres.

Il y a sur cette terre des monstres de toutes sortes. Mais les variétés comme les Centaures n’ont pas existé matériellement. Seule leur image astrale a été perçue par les voyants.

(Sur une question de M. Chapas) Le chant des oiseaux est toujours bon. Ils annoncent la lumière et de grandes choses. Ils chantent les louanges du Dieu tout Puissant. Quand tu montais à Fourvière, tu as dû les entendre. Ces oiseaux qui t’ont été présentés te donneront force et courage pour accomplir le rôle qui t’est dévolu, pour que tu puisses arriver au but qui t’est réservé pour plus tard. Le rôle qui t’est réservé est grand, il est princier. Estime-toi heureux de les avoir entendus…

La pêche est permise ; la chasse est défendue.

Tous les animaux ont été créés, comme l’Homme selon leur espèce, avec un mandat à accomplir ; et il y a un rapport de progression entre les corps des animaux et celui de l’Homme.
La charité absolue pour l’animal nous est demandée.

Il faut être bon envers les animaux et envers les plantes. Celui qui n’a jamais fait de mal à un animal, qui ne détruit ou ne blesse jamais un végétal sans une cause vraiment sérieuse est protégé a son tour par les animaux ou les végétaux.

Les infiniment petits qu’on ne voit qu’à travers un microscope travaillent eux aussi. Ils ont leurs lois qui les régissent, leurs peines et leurs punitions.

Il faut beaucoup parler aux animaux ; ils comprennent tout. Il faut seulement leur dire :
« S’il vous plaît » quand on leur commande. C’est en s’adressant de cette façon à un canard que M. Chapas lui fit donner la patte !

En dehors des nécessités de l’alimentation, il ne faut jamais tuer les animaux, même ceux qu’on prétend dangereux ou répugnants, car nous n’avons pas le droit d’empêcher un animal d’accomplir la mission, le mandat pour lesquels il a été créé.

Les animaux progressent comme l’Homme et ont l’instinct de la conservation. Ils n’ont pas été mis sur terre seulement pour la satisfaction de l’Homme…

L’antipathie

Il faut la vaincre, absolument.

C’est l’orgueil qui produit l’antipathie. Deux personnes ne sont pas antipathiques au même degré : c’est l’inférieur qui a de l’antipathie pour le supérieur. Si ces personnes étaient de même degré d’avancement moral, il n’y aurait aucune antipathie entre elles, mais au contraire sympathie.
Souvent c’est la matière et non l’esprit qui est antipathique. Il faut donc que le supérieur soit charitable pour l’inférieur mais, en grattant un peu profond l’homme le meilleur, on trouvera la brute, c’est-à-dire la méchanceté.

Le Bien et le mal

Faites le Bien, mais il ne faut pas le faire de façon que tout le monde le sache. Si un laboureur sème des graines, il doit les recouvrir de terre pour les faire germer.

Faites le Bien. Promettez-moi d’aimer votre prochain autant que vous. Alors vous pourrez demander à Dieu ce que vous voudrez, Il vous écoutera. En ce moment je demande à Dieu de vous accorder force et lumière. Quelques-uns de vous iront très loin.

Demande. – Et croyez-vous que le bien puisse redevenir le mal ?
Non. – En effet, le bien ne peut redevenir le mal dans le sens réel, mais il peut quelquefois, dans les faits matériels, avoir l’apparence du mal.

Dans la fièvre, on peut transformer cette chaleur qui consume en fraîcheur qui pénètre, et cela tout le monde peut le faire.

Tout homme qui agit engage en même temps dans l’action et dans ses conséquences la série des êtres qui sont sur son chemin. S’il en est ainsi pour le châtiment, il en est de même pour le Bien.

Il ne faut pas craindre de fréquenter quelqu’un de plus méchant que soi, car ne croyez pas, contrairement à ce que dit l’Église, qu’en mettant un mauvais fruit à côté d’un bon, il puisse gâter celui-ci.

Quelqu’un au-dessous de vous montera jusqu’à vous, et vous fera encore monter vous-mêmes.

Demande. – Le mal est-il plus fort que le bien ?
Réponse. – Non. Je vais vous dire une chose que je n’ai jamais dite que dans une conversation particulière.
Voici une dame qui voudrait savoir si l’esprit infernal a toujours existé et existera toujours. Dieu, en créant toutes choses, a voulu qu’il y ait une puissance que le mal préside, puissance forte comme la Sienne. Aussi il n’est pas défendu à ceux que cette puissance attire d’aller vers elle, et Dieu les recevra toujours lorsqu’ils reviendront à Lui.

L’âme vient des ténèbres, puisque les ténèbres sont dans la lumière, et vous pouvez être sûrs, lorsqu’en cette vie vous voulez cacher quelque chose à vos frères, que cette chose, après la mort, sera la première que vos frères sauront. N’est-il pas dit : Il faudra que ce que vous aurez mis dans les ténèbres, vous le mettiez dans la lumière.

L’Homme vient au monde avec le bien et le mal. C’est à lui de voir de quel côté il veut aller. Mais, en tout cas, il vaut mieux qu’il aille au mal que de rester ce que l’Écriture appelle : « tiède » parce qu’en ce cas il sera vomi par le Ciel comme inutile.
Par contre, s’il va vers le mal, il en fera beaucoup, deviendra fort, ce qui sera ultérieurement d’un grand secours lorsqu’il reviendra au bien. Car il faudra qu’il revienne, Dieu n’ayant pas marchandé le temps nécessaire. Il aura alors plus d’énergie pour accomplir sa tâche.

Celui qui n’a pas d’ennemis est un tiède en ce qu’il n’a jamais fait le bien, parce qu’en faisant le bien, on n’en récolte généralement qu’ingratitude, ce dont on ne doit pas s’inquiéter.

Nous faisons tous comme Judas : chaque fois que nous péchons nous trahisons le Père.

Voilà une personne qui a bien des ennuis, et puis, ainsi que quelques-uns qui sont ici, lorsqu’elle est chez elle, si elle y est seule, elle parle tout haut. Cela n’est pas défendu, car nous sommes sûrs que si on ne nous répond pas, ou plutôt si nous n’entendons pas la réponse, c’est que notre cerveau n’a pas la lucidité suffisante pour la percevoir. (…) Si tout n’arrive pas dans le sens de la réponse, nous ne voulons pas supporter l’adversité et nous disons immédiatement : « Il n’y a pas de Dieu ; cela n’est pas possible ; telle chose qui m’arrive est une injustice ».

Il est dit dans l’Écriture : « L’arbre qui ne produit pas de fruit sera abattu et jeté au feu ». Il vaut certainement mieux faire le mal que de ne faire ni bien ni mal, car la paresse n’entre pas dans le Ciel, la médisance non plus. L’orgueil n’entre pas dans le Ciel, et qui possède la charité n’a pas d’orgueil.

Vous craignez votre voisin plus que vous ne craignez Dieu, puisque vous cherchez plutôt à plaire à votre voisin qu’à Dieu, au détriment des lois de Dieu. Vous cherchez par amour-propre à vous faire bien voir de votre voisin. Dieu, quand il a créé le monde, a créé des êtres inoffensifs ; il a créé aussi des êtres infernaux. Il les a créés sciemment. Tout ce que Dieu a fait, Il l’a fait en connaissance de cause. Le bien est en antagonisme avec le mal et continuera ainsi jusqu’à la fin des siècles, ou plutôt c’est le mal qui est toujours en antagonisme avec le bien.

Il faut toujours lutter, sans cesse, étouffer le mal, l’extirper si on en a le courage. Notre Seigneur est venu nous montrer le chemin et comment il fallait se conduire lorsqu’on est persécuté : se soumettre aux lois de Dieu avec calme et résignation. En venant nous montrer cela, Jésus a donné une terrible leçon à l’Homme. Il est venu sur un terrain rempli de ronces et d’épines planter le bien. Cette belle « plante » est venue, n’a pas été reconnue, a été bafouée. Jésus est venu apporter la lumière à l’homme et a rempli sa lampe d’huile.

Il ne faut pas reculer devant les ennuis ; il faut aplanir les chemins en prévision du passage du Maître.

Dieu a donné des oreilles pour entendre et des yeux pour voir, et pourtant est-ce qu’il n’arrive pas que les oreilles n’entendent pas et que les yeux ne voient pas, parce qu’on est trop jeune ? Cependant il y en a qui peuvent être très âgés et qui, ayant refusé la lumière, sont plongés plus avant dans l’obscurité.

L’âme parle à l’esprit, et l’esprit fait agir le corps. La matière, étant animée, peut, sans le secours de l’âme et de l’esprit, fonctionner elle-même.

Pour avoir la confiance il ne suffit pas de mettre de la volonté pour l’obtenir. Elle viendra toute seule si vous faites le bien, si vous n’avez pas de jalousie ni d’envie sur ce que possède votre frère.

Demande. – A notre création, Dieu a-t-il mis à notre portée autant du côté du bien que du côté du mal ?
Réponse. – Autant d’un côté que de l’autre.

Vous pensez que vous êtes obéissants à la volonté de Dieu, et, s’il était là, et qu’il vous dise : « Voilà un pommier garni de pommes, me promettez-vous de ne pas y toucher ? » Que répondriez-vous ? (Tout le monde dit : Oui).
Eh bien, je vous dis, non, vous mentez. Vous avez constamment au-dedans de vous une voix qui vient de Dieu, qui vous dit de faire le bien, et vous faites souvent le mal. Est-ce vrai ?

Rien n’est absolument bon, ni absolument mauvais.

Souvent vous jetez de la nourriture en disant : mes patrons sont bien assez riches. Eh bien, tout se retrouve, et vous voudriez bien avoir un jour ce que vous aurez jeté. De même pour la nourriture de l’âme. On vous a donné des yeux pour voir, et des oreilles pour entendre et la parole pour traduire votre pensée. Mais il ne faut s’en servir que pour ce qui est bien. Et si on ne s’en sert pour cela, un jour aussi on voudra entendre et voir, et on ne le pourra plus. Cela ne fait rien de ne pas voir avec les yeux du corps, si seulement on pouvait voir avec les yeux de l’âme. Ah, vous souffrez ! Il en faut des souffrances pour entrer au Paradis. Et combien en faut-il pour que cela serve ? Combien ne servent de rien.

Si nous faisons le mal, faisons-le dans la lumière ; il ne pourra y vivre et sera étouffé. Par contre, faisons le bien dans l’ombre et, comme il ne peut rester dans l’ombre, forcément il reviendra dans la lumière. En sortant de l’ombre pour venir dans la lumière il entraîne ce qui se trouve sur son passage.

Est-ce que deux enfants ayant reçu la même éducation et les mêmes exemples ont les mêmes idées plus tard ? L’exemple peut servir à un enfant si, antérieurement, il a eu des germes de bien. Alors l’exemple les fait se manifester.

Demande. – Qu’est-ce que le bien et qu’est-ce que le mal ?
Réponse. – Pour avoir cette connaissance, il n’y a qu’un livre au monde pour nous l’enseigner. Ce livre s’appelle la « CROIX ». La rue ou le chemin à prendre pour aller chercher ce livre se nomme « Voie du Calvaire ».

J’estime autant un voleur qu’un honnête homme, car personne parmi vous ne peut crier au voleur. Il n’en est pas un qui n’ait pas fait plus ou moins tort à un autre, ni absolument personne qui n’ait vraiment jamais rien fait de mal à autrui.

On ne s’emportera plus, on ne sera plus méchant quand on n’aura plus de molécules de sauvages pour lesquels la force et la ruse sont tout. Quand nous serons tous civilisés, nous serons bons et calmes.

Quand même on abuserait de vous, il faut toujours répondre par le bien.

La charité

Il a été dit : « Hors de l’Église point de salut. » Cela est vrai. Mais l’Église est universelle ; l’Église, c’est la Charité. Hors de la charité, pas de salut. Toutes les religions se fonderont en une seule : celle de la Charité.

Quiconque a la Charité a la Lumière.
Nous pourrons nous gouverner seuls quand nous aurons la Charité, et pour cela il faut oublier les griefs et ne pas déterrer les morts, c’est-à-dire ne pas reprocher les mêmes choses à quelqu’un pendant des années.

On ne nous demandera pas ce que nous avons cru ; on nous demandera ce que nous avons fait.

Les chemins

On peut ne pas être de la même famille, du même pays, et suivre le même sentier.
Chaque être a son chemin ; et le chemin de l’un n’est pas celui de l’autre mais tous les chemins sont dans LE Chemin.

Notre destinée est écrite. Nous suivons des chemins tout tracés ici-bas et une âme d’un « appartement » entre dans un de ces chemins sur sa propre demande, à heure fixe. D’où l’astrologie.

Si, sur le chemin qui nous a été tracé, on fait le mal, si on ne l’aplanit pas, il ne se passera pas sept générations sans qu’on soit revenu l’aplanir.

Il y a des chemins où il ne passe des êtres que tous les 2 000 ans. Ces chemins ne sont pas comme ceux des autres ; ils y sont seuls.

Les « chemins » sont ce qu’il y a de fixe dans l’Univers. Chaque classe, chaque famille d’êtres a son chemin. Tous les membres d’une même famille suivent le même chemin, mais l’un peut remplacer l’autre dans ledit chemin. Sur un même chemin sont les ancêtres, soi- même, puis, dans l’ordre : les animaux, les végétaux et les minéraux (métaux et pierres) de la même famille.

Chacun se croit libre et est maître de ce qui le suit, mais chacun est aussi mené par celui et ceux qui le précèdent.

Le Ciel

Le Ciel est dans notre cœur. Aussi est-il écrit : « Tu bâtiras ton temple pour que le Seigneur y pénètre », car il y a en nous une étincelle de l’âme qui est la Lumière et cette Lumière, c’est Dieu ; pour que cette Lumière nous éclaire complètement, il faut abandonner son soi-même.

Je ne vous dis pas de croire ce que je vous dis ; je vous fais part de mes sentiments, mais ce que je vous affirme, c’est que vous n’entrerez pas dans le Ciel sans aimer votre prochain comme vous-mêmes. Quelques-uns, semblables à ceux qui sont sur la terre, se contentent d’une petite fortune, voudront se reposer et s’arrêter sur ce Ciel. D’autres, plus ambitieux, voudront quitter ce Ciel pour arriver dans un autre et encore plus loin.

Pour faire le bien, le temps est devant vous. Vous saurez quand vous serez en état de rentrer dans le Royaume du Ciel.

Quelques vieux peuvent aller tout droit au Ciel à la mort ; mais pour cela il faut être pareil à l’être qui vient pour la première fois (nouveau-né).

Vous tous qui êtes là, vous n’irez pas encore au Paradis. Du reste, si je savais que vous y alliez, et que Dieu m’ait donné quelque pouvoir, je vous empêcherais d’y aller, jusqu’à ce que vous veniez chercher vos frères qui ne sont pas près d’y aller. On ne doit pas entrer au Ciel les uns sans les autres.

Les clichés, les visions.

Tout ce qui se fait, tout ce qui arrive a été créé depuis le commencement. Chaque chose est représentée par une image. Là où cette image se fixe momentanément ou non la chose se passe ; si l’image se déplace ensuite plus loin la même chose se reproduit, car il y a beaucoup de terres comme la nôtre (…). On peut donner à ces images le nom de « clichés ».

Tout existe, dans l’ambiant, à l’état photographique. Quand un événement doit se produire, des molécules viennent de toute l’immensité pour constituer un cliché. Quelques personnes peuvent bénéficier d’un don de perception des clichés.

Les clichés passent, agissent et continuent leur route en allant déterminer, dans d’autre planètes, des actions analogues.

Tout est cliché et le cliché c’est la vie. On peut rappeler un cliché et faire revivre un acte passé.

Tout est écrit et, cependant, tout peut être modifié. Mais, pour obtenir un changement, il faut que cela soit utile.

Une bonne voyante peut vous annoncer qu’une maison sera bâtie là ou ailleurs… C’est que, déjà, le cliché est là qui attend pour s’attacher à l’esprit d’un architecte susceptible de le saisir. L’architecte sera fier de l’idée qu’il s’attribuera sans savoir qu’il n’est qu’un instrument.

On ne peut rien imaginer et rien faire sans la volonté de Dieu. Tout est cliché.

L’Homme trouve ou retrouve. Un inventeur est celui qui retrouve une idée ; un autre peut chercher durant sa vie entière et ne rien trouver. Mais son travail n’a été perdu ni pour lui ni pour l’humanité.

Jamais un cliché ne s’arrête complètement. Il vient derrière la tête d’un individu (près du cervelet) une première fois, et l’homme cherche, est inquiet ; souvent il ne trouve pas. Alors le cliché s’éloigne et il lui succède le cliché du découragement. Si l’homme repousse ce cliché, lutte contre le découragement, le cliché initial revient et la solution est trouvée.

Il nous vient à la pensée de mal agir… C’est une image, un cliché qui s’arrête derrière notre cervelet. Si nous luttons contre cette idée et que nous ne commettons pas la mauvaise action, le cliché s’éloigne de nous et se dirige vers une autre personne. Mais, comme nous avons lutté contre son emprise il a perdu de sa force ; il est déjà moins fort lorsqu’il se présente à elle et, si cette personne le repousse elle aussi – et ainsi de suite – le mal se bonifie et se transforme en bien.

Dieu créa des clichés de tout ce qui devait exister. Tout vient petit à petit. C’est pour cela que la création fut lente et qu’elle se poursuit encore.

Les clichés sont formés dès l’origine du monde.

Le cliché est intelligent ; la pensée est partout, mais un cliché n’entend pas la voix de l’Homme parce que leur « appartement » respectif est différent. Jamais un cliché ne s’arrête, mais il est permis à quelques êtres d’accéder à un monde où leur voix est « entendue » des clichés. Pour cela il faut du temps, l’amour pour le prochain et, pour résumer : la confiance en le Ciel.

Les clichés ne meurent pas ; ils vivent, se modifient, sont créés pour plusieurs individus, plusieurs peuples et plusieurs mondes. S’il nous est donné de les voir et de les entendre, il faut payer, et payer au maximum.

Tout est écrit, et cependant tout peut être modifié, mais pour cela, pour obtenir un changement, il faut que cela soit vraiment utile.

L’essence précède l’existence.

À maintes reprises, le Maître a expliqué à ses disciples la technique de voyance des « clichés ». Tout ce qui se fait, tout ce qui se passe a été créé depuis le commencement. Rien ne peut naître que si de l’autre côté cela existe déjà.
Nous plantons un arbre. S’il meurt, c’est que le « clichés » de l’arbre n’était pas là quand nous l’avons planté.  Autrement dit — et contrairement à la pensée de Jean-Paul Sartre — l’essence précède l’existence.

La colère

La colère dégrade l’homme, l’avilit et le met au rang des inférieurs.
Si, lorsque nous étions plus jeunes, nous ne nous étions pas mis en colère, soit pour obtenir quelque chose, soit pour nous faire craindre et prendre de l’autorité par orgueil et amour-propre, si, au contraire, nous avions tout fait pour chasser les mauvais instincts, maintenant nous ne serions pas poussés à la colère, à des accès de rage folle, souvent pour des motifs futiles.

La communion, le rassemblement fraternel

J’aimerais voir la Communion se pratiquer ainsi : par exemple dans un village ou endroit quelconque, réunir une fois l’an tous ceux qui y habitent, sans exception, chacun étant bien résolu à oublier les griefs et à rompre le pain en signe de paix et de réconciliation.

La confession

La confession est un grand acte d’humiliation. Si vous avez quelques doutes sur la valeur de l’absolution que le prêtre vous donne, c’est parce que vous avez de l’atavisme dans le cœur. Mais passez outre. En pratiquant, Dieu vous donnera la Foi qui lèvera tous les doutes.

Respectez toutes les religions, car il faut que tous ceux de toutes les religions mangent la Chair et boivent le Sang du Maître. Mais, surtout si vous offensez votre voisin, il faut que vous alliez lui tendre la main en lui disant : « J’ai dit beaucoup de mal de vous ». S’il vous pardonne croyez-vous que cela ne vaille pas tout autre pardon ?

Il y en a beaucoup qui observent la religion, sauf toutefois une chose qui les contrarie : la confession. Pourquoi ? Parce qu’il n’est pas agréable de parler de ses fautes.

Il faut respecter tout ce qui a été institué sur la terre. Ainsi beaucoup croient d’après l’Église qu’il faut se confesser de ses fautes au moins une fois l’an. S’ils le croient, qu’ils le fassent. S’ils ne le croient pas, qu’ils ne le fassent pas, mais qu’ils ne le fassent pas par parade de leur non-croyance, car il est dit dans l’Évangile : « Quiconque sera cause de scandale sera frappé de malheur, et Jésus-Christ le reniera devant son Père ».

Vous pouvez aller au confessionnal tant qu’il vous plaira, mais je vous déclare que l’absolution ne sera donnée qu’à celui qui aura payé ses dettes. Après avoir payé vos dettes vous serez tous pardonnés, donc baptisés au nom du Ciel.

La connaissance

Personne ne peut être assez pur ici-bas pour avoir des communications venant du Ciel. Il est inutile de chercher à savoir par ces moyens car, lorsque vous arriverez à aimer votre prochain comme vous-mêmes, il vous sera donné de tout savoir.

Pour devenir digne de la véritable science, il faut combattre l’orgueil et demander à Dieu qu’il daigne, selon sa sainte volonté, nous donner l’humilité. Ce n’est que par l’humilité et la prière que l’on obtient la Lumière et la véritable science.

Plus l’Homme grandit, moins il sait ce qu’il est. Il faut qu’il descende et ne soit plus rien et, quand il ne sera plus rien, il sera tout et aura toute connaissance.

On peut avoir des pouvoirs et même de grands pouvoirs sans, pour cela, avoir la Connaissance.

Dieu n’a rien de caché pour ses enfants. Il leur donne des lumières et des connaissances au fur et à mesure qu’ils s’efforcent de vivre selon sa loi.

Savoir par intuition pour se conduire à travers les choses, les idées et les théories, et arriver ainsi à la vérité est une des plus belles qualités que l’on puisse rencontrer chez l’Homme.

Beaucoup de personnes demandent à voir l’invisible… Elles ne savent pas ce qu’elles demandent ! Tout n’est pas beau à voir et elles pourraient ne pas être à même de supporter.

Quand nous regarderons comme un frère le premier venu qui aura besoin de secours et que nous ferons pour lui ce que nous voudrions qu’il fût fait à nous-mêmes, il n’y aura rien de caché pour nous.

Les « pauvres en esprit » sont ceux qui ont tout appris, tout su et tout oublié, même qu’ils souffrent.

Les couleurs et les sons

Les sept notes de la musique correspondent aux sept couleurs : Rouge. – Orangé. – Jaune. – Vert. – Bleu. – Indigo. – Violet.
Les sons, comme la lumière, sont formés de couleurs qui exercent une grande influence sur l’organisme.
Do (rouge) : Il excite le cerveau et agit sur le plexus de l’estomac et les intestins.
Ré (orangé) : Il agit sur l’estomac, l’abdomen, les intestins d’une façon active, surtout à gauche.
Mi (jaune) : Les effets sont faibles. Action sur le cœur, la région cardiaque, la rate.
Fa (vert) : Action en profondeur ; il contracte le diaphragme.
Sol (bleu) : Il agit principalement sur la partie supérieure des organes et sur les bras.
La (indigo) : Donne des tremblements (cœur et région cardiaque).
Si (violet) : Cette note est plus forte ; elle agit directement sur le cœur lui-même.

Plus tard, on parviendra à guérir certaines maladies en utilisant les sons qui correspondent. Ce sera bien simple.

La lumière a du poids comme la musique a de la couleur.
C’est par le violon qu’il faut commencer à étudier les rapports des sons avec les couleurs.

Le courage

Le courage nous est donné en regard des peines qu’on nous envoie. Et comment, à mesure que nous grandissons, pourrons-nous supporter les grandes peines si les petites nous arrêtent ? Pourtant il est impossible d’entrer au Ciel sans cela.

Un homme qui lutte avec courage contre ses passions peut, en trois ou quatre ans, changer son visage, même s’il est vieux.

La création

Si on nous donnait la connaissance du mystère de la création, ce serait, pour nous, une grande imprudence car, le sachant, nous ne ferions plus de progrès.

Quand Dieu créa le Monde, Il créa aussi des esprits infernaux. Il les créa en connaissance de cause.
L’égalité n’existe pas dans la nature ; il y a hiérarchie.

Lorsque vous saurez admirer toutes, absolument toutes les œuvres de Dieu, c’est que vous aurez eu, par la Charité, le moyen de les reconnaître, tandis qu’aujourd’hui vous vous servez des œuvres de Dieu pour vous battre contre elles et vous révolter.

Il ne faut pas chercher les mystères de l’existence.
Dieu ne nous a pas créés pour nous mettre dans le feu éternel, pour nous perdre.

Le crémation

L’homme n’a pas le droit de faire brûler son corps à sa mort. Il faut rendre à la terre ce que la terre nous a prêté ; c’est à elle de transformer le cadavre comme elle l’entend. (…)
Si l’on brûle par accident, c’est autre chose. La terre prêtera des corps à ceux qui en ont besoin, mais ceux qui se seront fait brûler attendront très longtemps avant de pouvoir revenir.

Le destin

Plus tard, lorsque nous aurons plus de temps, je vous parlerai du Destin, que je n’envisage pas de la même façon que vous, que je considère comme une route que plusieurs doivent franchir et sur laquelle peuvent se trouver des obstacles.
Celui qui ne recule pas devant un obstacle « fait peur » à cet obstacle, et celui-ci s’aplanit devant le passage des autres personnes. Voilà pourquoi le bien qu’on peut faire peut être utile à un grand nombre.

Chacun a sa propre route à parcourir. Elle est difficile pour chacun de nous, et pourtant beaucoup doivent y passer, et si vous pensez qu’il y ait un dernier homme, il y a, croyez-le bien, le premier qui viendrait après. Voilà pourquoi il est dit : « Le premier sera le dernier ». Mais vous ne pouvez pas comprendre cela.

Dieu fait bien de ne pas nous laisser la mémoire, et il serait en mon pouvoir de vous laisser vous rappeler de ce que vous avez pu faire, que je ne le ferais pas. De même pour connaître l’avenir.

Tout est écrit, et cependant tout peut être modifié mais, pour cela, pour obtenir un changement, il faut que cela soit utile.

Le diable et les démons

Le Diable est très puissant et il exauce ceux qui sont sur sa route alors que Dieu ne les exaucerait pas. Mais… il fait toujours payer ses dons.

Les démons existent. Il ne faut pas nier l’existence des esprits infernaux, car ce serait nier celle des esprits bienfaisants.

Le diable existe mais il ne faut pas le confondre avec le démon terrestre qui peut s’incarner et qui existe depuis le départ du Christ. La vue du démon est effrayante.

Il y a des démons en nous tous ; nous ne sommes ni hommes ni démons, mais mixtes. La rédemption du démon se fait en nous et il devient nous-mêmes en se développant, quittant ainsi le monde des démons.

Nous n’avons jamais eu affaire aux diables. Les seuls que nous ayons à combattre sont nos passions et nos vices. Un des rares qui ait eu affaire au démon a été le Curé d’Ars.

Il y a des démons attachés à la matière, d’autres à l’air qui sont déjà assez méchants (ils produisent certains orages, etc…) et d’autres, dans le mental, qui attaquent les hommes déjà forts, les Saints par exemple, par les tentations.

Les êtres hideux ou difformes représentés par des dessins ou des peintures existent. Notre cerveau est trop faible ; nous n’inventons rien. Lorsqu’un artiste dessine des êtres, il est inspiré (…) Des esprits infernaux errent dans l’immensité. Certains peuvent venir prendre possession d’un être humain qui se trouve alors dans un état affreux, qui est fou et qui ne sait plus ce qu’il fait.

Le diamant

Le diamant se différencie des autres pierres analogues en ce sens qu’il a reçu quelque chose d’en haut… La durée totale de sa vie ne dépasse pas 16 000 ans. Il y a déjà des diamants vieux et sur le point de mourir ; ils se ramollissent, ce sont les jaunes. On arrivera à fabriquer artificiellement le diamant.

Dieu

Quel est celui d’entre vous qui n’a pas dit à un moment ou à l’autre : « Dieu n’est pas juste ; si j’étais à sa place je n’aurais pas fait comme cela ». Comment oser juger les œuvres de Dieu lorsque Lui ne vous juge pas et lorsque nous sommes incapables de le comprendre ? Pas une personne ici n’a l’intelligence assez formée, l’esprit assez subtil pour se faire une idée de ce qu’est Dieu.

Dieu n’a jamais voulu nous tourmenter ; Il désire seulement que nous nous perfectionnions.

Bientôt on vous parlera d’une science nouvelle. Vous y verrez que notre monde a été privilégié, car nous avons des traits qui, loin d’être repoussants, ont l’apparence d’être faits à l’image de Dieu, lorsque nous sommes si méchants et ne devrions ressembler qu’à de vieux singes affreux.
Dieu est en nous ; notre âme en est une étincelle. Et dans sa grandeur infinie, Il a voulu aussi créer le mal pour lutter contre Lui-même et permettre que la Lumière arrive jusqu’à nous.
Notre âme est restée longtemps à l’état latent et aurait pu y rester longtemps encore, si un génie venu d’une autre planète n’était arrivé pour la stimuler et la projeter au milieu d’un terrain de luttes et d’épreuves pour la faire avancer.
Nul n’accèdera au Paradis sans avoir lutté et vaincu. Depuis longtemps, je vous l’ai dit, la moisson se fera ; le moment est venu.

Partout il y a des êtres bons mélangés à des mauvais. Partout on reconnaît un être unique, créateur de toutes choses.

Entre l’Homme et les Anges, il y a Dieu, car Dieu est partout. Mais il y a aussi les dieux et, parmi les dieux, il y en a qui se croient très grands et qui, cependant, ne sont rien…

Dieu est partout et nous ne le voyons pas, mais Lui nous voit. C’est pourquoi il ne faut jamais dire : « Dieu m’a abandonné ! »

Dieu ne juge pas. Nous nous jugeons nous-mêmes. La miséricorde de Dieu est infinie.

Divers

Jésus n’est tombé sur le chemin du Calvaire que pour montrer à l’homme que les plus forts peuvent tomber et même tomber trois fois. Quant à Lui, Il ne pouvait tomber et n’avait pas à le faire.

Il faut marcher sans regarder en arrière, agir même lorsqu’on est persuadé qu’on échouera ou qu’on fait quelque chose d’inutile.

Lorsqu’un coupable est jugé par les lois civiles et subit une peine, il est dispensé d’être jugé par les lois du Ciel. Ceux qui jugent seront jugés à leur tour. Mais surtout, ce qu’il ne faut pas faire, c’est dénoncer un coupable.

En vérité je vous dis : « Si vous faites des efforts pour ne pas dire du mal de votre frère, le Ciel ne vous refusera rien.

Ce que les gens désirent n’est pas toujours ce qui leur est bon. On dit : « que votre volonté soit faite », mais on pense : « d’abord la mienne. »

Le divorce

(Réponse à une question). Le divorce ne doit avoir lieu sous aucun prétexte en ce sens que Dieu mettant dans le mariage un être plus avancé que l’autre, ils doivent accomplir leur pèlerinage. Rien ne peut briser cette union.

Le divorce n’est pas inscrit dans ce que vous appelez l’« Astral ». (le monde des Esprits)

Les lois de Dieu repoussent le divorce et il faudra souffrir jusqu’à ce que l’on rencontre la compagne ou le compagnon dont on s’est séparé, et qu’on lui ait pardonné.

Le double, ou corps fantôme

Le double d’un membre amputé reste et peut servir à reconstituer la matière disparue.
Le double peut être sain et le corps malade.

Les écritures

Qu’importe si bien des choses nous sont cachées puisque nous ne sommes jamais seuls, que toutes nos pensées sont connues, et qu’il est dit dans les Écritures : Celui qui mettra la lumière dans les ténèbres et les ténèbres dans la lumière, devra un jour retirer ce qui est dans les ténèbres pour le mettre dans la lumière.

Il ne faut pas être réfractaire à la lumière, et la lumière luit dans les ténèbres, puisque les ténèbres sont sur la terre. Celui qui est réfractaire à la lumière tombe dans l’obscurité, et s’il reste trop longtemps dans l’obscurité, il devient aveugle.

Vous avez bien vu dans les Écritures cette parole : « Que celui qui m’aime laisse son père et sa mère et sa sœur, et le mari sa femme, pour me suivre ». Avez-vous compris ce que cela veut dire ?
Non pas se réfugier dans les couvents pour y passer sa vie. Ce n’est pas que je veuille dire du mal des couvents. Ils existent, il faut les respecter. Mais pour nous par exemple, un père meurt et laisse son patrimoine à partager entre deux frères. Vite, chacun en voudra la moitié. Eh bien, s’il plaît à l’un d’avoir plus que sa part, il faut que l’autre la lui donne et encore davantage, jusqu’à ce qu’il n’ait rien.
Bien sûr, sa famille le traitera d’insensé, plus tard, ses enfants le maudiront de les avoir dépouillés. Cela ne fait rien. C’est ainsi qu’il peut suivre le Seigneur en quittant les siens, et, comme tout se retrouve, les biens donnés seront rendus aux enfants de celui qui en avait disposé.

Les enfants de Dieu et les envoyés divins

Demande. – Ne sommes-nous pas tous des « enfants de Dieu » ?
Réponse. – Non. Quelques-uns sont nés de par la volonté de Dieu, sans le secours de la chair, c’est-à-dire sans qu’aucun jardinier ait eu besoin de les faire sortir de terre, tandis que d’autres sont nés de la chair et ce sont les enfants de la terre. Il y a même deux catégories dans les enfants de Dieu : ceux qui sont les soldats et ceux qui sont les officiers.

Les enfants de la chair (Enfants de la terre) reviennent fatalement sur terre ; les enfants de Dieu ne reviennent que de leur propre volonté.

Un enfant de Dieu peut tout connaître ; il peut lire l’inscription que porte la matière ; il peut aussi lui commander. Elle lui obéit et le sert.

A sa demande, la « voix » qui est attachée à chaque chose lui dit la vérité.

Car rien n’est caché, rien absolument. La plus petite de nos pensées est marquée, et il est donné à quelques-uns des enfants de Dieu de les connaître.

Lorsqu’un homme qui a la vie du Père passe, tout renaît à son contact. S’il marche sur un arbre desséché, l’arbre reverdit.

Demande. – D’où venons-nous, ou sommes-nous, où allons-nous ?
Réponse. – Cela, nul ne doit le savoir, car si nous savions d’où nous venons et où nous allons, nous aurions la charité, plus rien ne nous atteindrait. Et croyez-vous que notre âme avancerait ? Il faut qu’elle supporte l’adversité. A celui qui saurait cela, rien ne résisterait. Il aurait le droit de vie et de mort sur tout l’univers, et, s’il voulait, à son ordre, la terre tremblerait.

Dieu choisira les siens parmi les enfants de Dieu. Il y en aura qui se dévoueront pour aller à la pêche, non pas la pêche aux petits poissons, mais le sauvetage de leurs frères.

Ne refusez pas la lumière. De loin en loin, il est venu sur plusieurs points du globe des envoyés du Ciel vous apporter la lumière et, si vous la refusez, des ténèbres moins épaisses où vous êtes vous serez plongés dans des ténèbres plus obscures.

Ceux qui « vivent dans le Ciel » ne savent plus rien, mais, à leur demande, la « voix » qui est attachée à chaque chose leur dit la vérité.

Lorsque nous serons assez « petits », si nous nous trouvons en présence de la matière inerte, il se passera cette chose merveilleuse que nous percevrons l’inscription qui dit ce qu’elle est, d’où elle vient, où elle va et combien de temps elle doit durer. De même, pour les personnes : une voix nous dira tout ce qu’elles ont été, ce qu’elles sont et ce qu’elles seront.

Tout ce que je vous dis là doit ennuyer beaucoup d’entre vous, mais je m’adresse aux plus âgés, quoiqu’ils puissent être les plus jeunes. Vous ne comprendriez pas si je vous disais que l’un de vous peut être le père de son grand-père, et pourtant, si vous croyez être des enfants de Dieu, c’est facile à comprendre.

Et je crois vous avoir dit qu’il y a les enfants de Dieu et les enfants de la terre, car il est dit que ce qui vient de l’esprit est esprit, et ce qui vient de la chair est chair.

Moïse, Jacob et Abraham et tous ceux qui ont eu des entretiens avec le Seigneur entendaient Sa voix mais ne Le voyaient pas ou, du moins, ne Le voyaient qu’à travers les dernières ténèbres ; mais leur grande foi leur permettait de se contenter de ces visions fugitives.

Les envoyés de la Cour céleste ne viennent que dans des familles pauvres.

Faut-il trouver sur notre route un être qui ait le droit de donner l’absolution ?
Peut-être, car voici trois hommes : l’un a dit de l’autre au troisième que c’« était un grand coquin », etc., et cela devant quantité de monde. Il faut, pour qu’il soit pardonné de cette insulte, non seulement le pardon de l’offensé, mais aussi de toutes les personnes présentes, et aussi celui de tous les invisibles qui accompagnaient ces personnes présentes au moment de l’offense, et c’est très difficile. Aussi Dieu a-t-il envoyé sur la terre, tous les deux ou trois mille ans, un être qui a le pouvoir de lier et de délier, dont les yeux jettent des flammes suffisamment loin pour brûler tout ce qui est mauvais et le remplacer par le bien.

Les épreuves et la souffrance

Nous devons payer nos dettes parce qu’une dette contractée dans ce monde ne peut s’effacer que dans ce monde. Ce qui est lié dans ce monde ne peut se délier dans l’autre. Supportons donc nos épreuves avec calme et résignation, du moment que nous ne savons pas pourquoi nous souffrons. Dieu est juste et infiniment bon ; Il ne peut se tromper ; s’il nous envoie des épreuves, c’est que nous les avons méritées. Nous ne connaissons pas le passé, aussi nous ne pouvons pas savoir pourquoi nous souffrons. Peut-être n’avons-nous pas fait beaucoup de mal dans cette existence ; mais, comme notre âme existe depuis très longtemps, elle a pu en faire beaucoup. Nous ne connaissons pas le passé parce que, si Dieu nous permettait de voir ce que nous avons fait, nous aurions peur. C’est pour cela que nous souffrons, sans savoir pourquoi.

La souffrance est la nourriture de l’âme comme le froment est la nourriture du corps.

Nous sommes sur la terre pour travailler et être travaillés par les ennuis, par les adversités. Il faut que nous laissions sur la terre l’orgueil, l’envie et l’égoïsme. Toutes les molécules de notre corps doivent se purifier par la souffrance.

C’est aux vents de la montagne et de la mer que croissent les fleurs les plus robustes et, parmi les épines des buissons, se trouvent les fleurs délicates. Je crois qu’il faut aussi l’air des adversités et les ronces du chemin de la vie pour pétrir de force et de sensibilité notre cœur.

Quand un enfant meurt après le baptême, on dit qu’il « va au Ciel ». Eh bien non. Il vaudrait mieux qu’il vécût jusqu’à 80 ans, car il aurait le temps de souffrir, d’avoir des ennuis, des tribulations et, alors, il paierait ses dettes.

Il était dit dans l’ancienne loi « Main pour main, pied pour pied, œil pour œil, dent pour dent ». Dieu a ajouté : « Tu n’arracheras pas un cheveu de la tête de ton frère, sans que cela ne te soit rendu ». Dieu a dit aussi : « La septième génération de la famille ne passera pas sans que toutes les dettes ne soient payées ». Faites des efforts pour vous libérer de vos dettes, sinon le Ciel se chargera bien de vous faire payer jusqu’au dernier iota. Ne vous avilissez pas, sinon vous serez avec des êtres avilis.

On ne peut faire de plantations dans un terrain inculte. Il faut auparavant que ce terrain soit travaillé, préparé. De même pour notre cœur qui doit aussi être travaillé pour recevoir la bonne semence. Il n’y a que l’amour du prochain et la souffrance qui puissent accomplir cette œuvre.

Tous les êtres ne souffrent pas pour la même cause puisqu’il y en a qui sont venus souffrir pour d’autres. Il en est ainsi de deux plantes, l’une dans une terre qui n’a rien à craindre des intempéries, tandis que l’autre en plein champ souffrant en automne et en hiver, soupire de voir arriver le printemps et l’été.

À chacun selon ses mérites. On croit communément que celui qui vient après l’heure n’a rien. Mais Dieu tient compte de la bonne volonté ; c’est pourquoi II donne aux derniers comme aux premiers. Il ne fait pas de partialité.

Quand tu supporteras ton fardeau sans gêne, tu en auras un plus lourd, et quand tu pourras supporter le fardeau des autres, le monde t’écrasera.

Notre esprit a déjà des milliers et des milliers d’existences successives. Si les peines, les souffrances que nous avons sont des dettes que nous avons contractées dans des existences antérieures, nous pouvons obtenir, soit par la Prière, soit en devenant meilleurs, du soulagement, mais, pour obtenir la rémission de notre dette, n’y comptez pas, car il est dit :

« L’enfant paiera les dettes du Grand-Père ». Vous n’irez pas au Ciel sans avoir payé toutes vos dettes.

Il y a deux sortes de souffrances : les uns souffrent pour eux-mêmes ; d’autres pour autrui ; d’autres par mission.

Celui qui souffre le plus est celui qui s’efforce de se rendre athée.

Vous prenez la richesse matérielle comme un grand bien et, souvent, Dieu ne l’envoie que comme épreuve…

Il ne faut pas fuir la tentation, car alors elle s’accumule dans un lieu donné et nous accable un jour d’autant plus que nous ne sommes pas exercés à la repousser.

Sourire dans les ennuis, c’est le commencement du chemin qui mène à la foi. Ne jamais manifester sa tristesse ; se cacher pour pleurer ; sourire au dehors.

Une dame m’a demandé de quelle façon on pouvait faire son devoir. En donnant à ceux avec lesquels vous vivez le bienfait de l’exemple, en payant de sa personne. N’est-il pas dit dans l’Écriture que si vous vivez avec les méchants, et si ces méchants deviennent bons, les bons deviendront meilleurs ? Et si vous êtes avec courage parmi ceux qui vous persécutent et vous font souffrir, il viendra un moment où Dieu vous sortira d’avec les méchants.

S’adressant à une dame : Ah oui, c’est affreux, il y a vraiment des peines qui font dire que Dieu n’est pas toujours juste. Pensez donc, une femme perdre son mari, et un mari perdre sa femme, une mère perdre ses enfants et des enfants perdre leurs parents ! Et tous vous pensez que vos peines sont terribles, et quant aux autres, ce n’est rien, mais moi, pensez donc !

Eh bien, je ne sais pas ce que vous avez, mais ce que je sais, ce que j’affirme, c’est qu’il ne faut pas être paresseux pour aller au Ciel. Il n’y a que le travail, et comme personne n’en cherche, il faut bien que le Ciel vous force à travailler. Il faut qu’on souffre ; il faut qu’il envoie des peines puisque personne n’en demande.

S’adressant à une autre personne : Vous souvenez-vous m’avoir dit il y a quelques années : Il ne peut rien m’arriver de pire. Eh bien, au même instant, un de mes amis a mis un rayon de lumière dans votre âme et il a fallu que vous l’achetiez. N’avez-vous pas eu des malheurs bien plus grands ? Et ceux qui se plaignent d’en avoir trop en auront davantage, car il ne faut pas que votre voisin, dit l’Évangile, sache si vous avez ri ou pleuré, si vous êtes à jeun ou si vous avez mangé. Et lorsque vous trouverez le fardeau trop lourd, demandez à Dieu de vous soulager de vos peines.

Vous voudriez bien savoir d’où nous venons et, pour cela, il faudrait savoir où vous allez, et par conséquent ce que vous êtes. Mais alors rien ne vous atteindrait, et il faut des souffrances : sans elles vous ne pouvez avancer. Que feriez-vous pour cela sans la souffrance ?

Les souffrances physiques font avancer et font comprendre celles d’autrui. Pour faire un bon soldat, il faut aller au feu. Pour comprendre le mal de votre frère, il faut le ressentir vous-mêmes.

Être heureux, oui. Tout le monde veut être heureux, et pour l’être, il faut demander des adversités. Ainsi quand vous priez et dites : « Que Votre Volonté soit faite », vous dites ce que vous ne pensez pas, car la Volonté de Dieu est que nous soyons éprouvés. Vous demandez bien des grâces, des faveurs, pour vous et les vôtres, mais les voisins vous n’en parlez pas. Si j’étais riche, je voudrais avoir un palais pour y loger la misère, puisque personne ne la veut.

Pour avoir confiance en Dieu, il faut avoir beaucoup souffert, énormément, et alors, sans même qu’on s’en aperçoive, la confiance est là, qu’on demande ou qu’on ne demande pas, qu’on prie ou qu’on ne prie pas. Il faudra, pour arriver dans le Royaume du Ciel, passer partout, jusqu’à ce qu’on aime son prochain comme soi-même.

Peu d’entre vous n’ont pas dit dans les adversités : « Dieu n’est pas juste. S’il l’était, est-ce qu’il laisserait s’accomplir telle chose » ? Et je suis sûr que personne, absolument personne n’a remercié lorsqu’il lui arrivait des peines. Lorsqu’on est soldat et qu’on a une corvée à faire, on fait tout ce qu’on peut pour y échapper, et presque tous ces Messieurs ont été soldats. Cependant lorsqu’un commandant vous donne l’ordre de faire des exercices pénibles, il choisit pour cela les plus vigoureux et laisse les plus faibles. Pour être un bon soldat, il faut avoir fait de l’exercice.

Il serait en mon pouvoir de vous enlever vos ennuis que je ne le ferais pas. Au contraire, je souhaite que vous en ayez autant que vous pouvez supporter, car nul n’entrera dans le Royaume du Ciel s’il n’a beaucoup souffert. Si vous êtes heureux sur cette terre, vous ne pouvez l’être de l’autre côté, car, qu’appelle-t-on « être heureux » ici ? Avoir des jouissances matérielles. Et comment peut-on les avoir lorsque l’on sent à côté de soi son prochain ne pas les avoir ? Les propriétaires menacent de mettre à la porte, et quelquefois mettent à exécution leur menace. Ils sont dans leur droit, selon la justice des lois sociales, car la Justice de Dieu n’existe pas sur la terre. C’est un sentiment de l’âme qu’elle ne peut acquérir que par la lumière, et la lumière ne s’acquiert que par la charité. On a souvent le remords de ce qu’on a fait le mal : c’est une preuve que l’âme conçoit la justice.

Ce propriétaire qui met à la porte son semblable a peut-être reçu sa maison en gage. Elle lui a peut-être été donnée comme une épreuve, pour savoir s’il saura abriter pour rien celui qui n’est pas en état de le payer. Et, s’il le met dehors, je vous affirme que, parmi les siens, jusqu’à la septième génération, il lui sera fait la même peine.

De même, s’il fait le bien, ce bien-là lui sera rendu, car ce que vous jetez par la fenêtre et par la porte n’est pas perdu. Si c’est le mal, vous retrouverez le mal ; si c’est le bien, c’est le bien que vous retrouverez, car Jésus-Christ a dit : « Celui qui fait périr par l’épée périra par l’épée ».

Ce propriétaire croit être dans son droit. Les lois sociales ont établi cette règle. Et celui qui sera mis dehors paiera aussi sa dette. Et qui paie ses dettes s’enrichit. Cette loi, ainsi que toutes les autres lois qui nous régissent doivent être respectées. Dieu a voulu qu’elles soient ainsi établies jusqu’à ce que nous puissions nous guider sur la terre avec les seules lois du Ciel.

Lorsque vous avez de la peine, ne dites pas à quelqu’un qui vous parle de la sienne que vous avez vous-mêmes de l’ennui, car si cette personne pense que vous n’en avez plus, elle reprendra courage en voyant que les peines ne durent pas toujours.

Du reste lorsque le fardeau est trop lourd, quoique Dieu ne laisse à chacun que ce qu’il peut porter, n’avez-vous pas été allégés ? Et si une mère manquait à ses enfants, ou que les forces aient fait défaut à quelqu’un qui en ait besoin, n’avez-vous pas trouvé des aides qui venaient à votre secours ?

Demande. – Alors il faut demander des peines ?
Réponse. – Oui, il faudrait y arriver. Quant à ceux qui n’ont pas de souffrances et qui ne font pas le bien, qui sont, en un mot, des plantes parasites, je demande pour eux un changement, et qu’on les « fouette » un peu, pour qu’ils ne perdent pas de temps, car je préfère une personne qui fera le mal à une personne ne faisant ni bien ni mal.

On est soldat quand on veut l’être, et on l’est tout de même quand on ne veut pas…
Dans l’invisible les épreuves apparaissent comme des champs de ronces.
Les épreuves que l’on subit en se révoltant ne sont pas comptées.

Il y a trois sortes de souffrances : les uns souffrent pour eux-mêmes, d’autres pour d’autres, d’autres par mission. – Celui qui souffre le plus est celui qui s’efforce de se rendre athée. – Chacun a juste la quantité de souffrance qu’il peut supporter. – La souffrance est un signe que le Ciel ne nous oublie pas.

Il y a plusieurs manières de souffrir. Certaines personnes souffrent en expiation pour elles-mêmes. D’autres pour leur famille. D’autres en mission pour leurs frères. Celui qui nous a mis sur terre sait ce qu’il nous faut, et il ne faut lui demander secours que lorsque nous n’en pouvons plus, tandis que nous lui demandons secours, toujours secours, lors même que nous ne manquons absolument de rien. Nous avons toujours peur que la terre nous manque et nous disons : « Ah ! Si ceci ou cela arrivait ? » Les étoiles pourraient tomber ce soir et nous emporter que, je vous jure sur ceux que j’affectionne le plus, pas un de nous ne serait perdu, de l’autre côté comme de celui-là. Il y a longtemps que je vous connais et vous ne me connaissez pas.

La Femme a l’esprit plus aigu que l’Homme ; elle souffre plus ; elle est, par conséquent, plus près du Père.

Je suis sûr que personne ne pense à remercier Dieu quand il lui arrive des adversités. II faut être fort pour entrer dans le Ciel ; il faut être soldat et, pour l’être, il faut avoir fait de l’exercice. La faiblesse n’entre pas dans le Ciel, car les faibles sont paresseux.

Il faut avant tout chasser l’orgueil de notre cœur ainsi que la médisance. Les hommes, eux, se mettent quelquefois en colère contre un voisin qui a fait quelque chose qui leur déplaît, mais les femmes, elles, vont d’abord chez leur concierge raconter un secret qu’elles savent de leur voisin, puis chez l’épicière, etc. Nous vous avons souvent recommandé de ne pas faire ainsi. Vous avez promis. En avez-vous tenu compte ? Pas du tout. Quelquefois vous vous dites : « N’allons pas là-bas » (aux séances de la rue Tête-d’Or), et malgré tout vous êtes poussés à y venir. Ce sont vos anges gardiens qui vous poussent, et ne trouvez-vous pas qu’en sortant d’ici vous êtes allégés, que vous vous sentez plus forts ?

Chapas et moi, nous vous tenons dans nos filets ; nous sommes les pêcheurs venus pour capturer ceux qui voulaient s’échapper. Celui qui voudra supporter les adversités avec courage sera mon ami, plus que mon ami : mon frère. Ah ! Personne ne voudrait les peines. On pense que c’est suffisant, si on a un commerce, de faire honneur à ses affaires, d’élever sa famille, et de mourir ensuite après s’être confessé. On pense, après cela, entrer facilement au Paradis ? Détrompez-vous !

Ignorez-vous que Dieu, dans Sa gloire et Sa toute bonté, a laissé des âmes dans les ténèbres ; qu’après la mort on peut souffrir les mêmes souffrances qu’avant ? Eh bien, souvent, ces âmes, laissées aux ténèbres, et dont le corps a des accès de rage, viennent trouver d’autres âmes pendant le sommeil. Un rayon de lumière peut seul soulager et pénétrer jusque-là. Avez-vous compris ?

Si vous aviez compris, vous seriez obligés d’aimer votre prochain comme vous-mêmes. Ce serait la perfection, et la perfection n’est pas de ce monde. Je ne suis pas plus parfait que vous ; ce que je fais ce n’est pas moi, c’est quelqu’un d’invisible qui commande.

Dieu donne à tous, graduellement, la lumière nécessaire pour franchir les petits obstacles.
Nul n’entrera au Ciel qu’il n’ait payé ses dettes.

Faites le Bien. Celui que vous jetterez par la fenêtre reviendra par la porte. Et n’offensez pas Dieu qui a mis quelqu’un sur la terre qui vous suit partout. Ne dites pas : Dieu m’abandonne. N’est-il pas dit : « Demandez et vous recevrez ; cherchez et vous trouverez ».

Il faut fouler aux pieds l’amour-propre. Ceux dont on n’a pas ri ne peuvent pas aller au Ciel.

Nous sommes sur cette terre pour souffrir. Il n’en est pas de même dans toutes les planètes. Là, l’âme est en captivité, moins que le corps cependant qui, lui, est en captivité lorsqu’il vient sur terre ; jusque-là, il est libre.

Il faut travailler et exercer ses jambes si on veut franchir les obstacles. Comment voulez-vous surmonter les grands si vous ne pouvez passer les petits ? Je vous assure que ceux qui ne marchent pas, je les pousserai et les prendrai par la tête. Nous devons conquérir notre liberté et devenir indépendants et nous ne pourrons l’être que lorsque nous aimerons notre semblable comme nous-mêmes.

Nous sommes sur la terre pour travailler et être travaillés par les ennuis, par les adversités. Il faut que nous laissions sur la terre l’orgueil, l’envie et l’égoïsme.
Nous avons l’entière responsabilité non seulement de nos paroles et de nos écrits, mais encore de nos pensées.

L’esprit

L’esprit est attaché au corps, toutes les fibres se tiennent. Celui qui pourrait délier l’esprit pourrait aussi délier toutes les fibres de ce même corps.

L’esprit comprend toujours, aussi bien chez le petit enfant que chez le vieillard mais, chez l’enfant, les organes ne sont pas encore assez développés pour pouvoir en garder la souvenance.

La vie est un contact universel. Tout, en l’air, est plein d’esprits.
Il y a des êtres qui nous entendent et ne nous voient pas. Ils nous écoutent comme des dieux.
Le Père a créé les esprits. Ils sont tous individualisés.
Des êtres invisibles nous environnent et nous aident.

Les spirites croient trop facilement que des esprits élevés peuvent venir à notre contact et même nous toucher. Je ne dis pas que cela soit impossible, mais cela est fort rare. Il faut prier pour cela, être très pur, et encore l’esprit qui vient à nous peut être sévèrement réprimandé de l’avoir fait.

Lorsque nous demandons ainsi une vision de quelqu’un des nôtres à Dieu, il se peut que ce soit une autre personne qui se présente à nous. Dans ce cas il ne faut pas chasser son image et faire montre d’impatience car, souvent, l’esprit que nous avons demandé n’a pas reçu l’autorisation de venir, et Dieu qui sait ce qu’il fait, nous envoie l’esprit qui est le plus apte à nous parler et à nous éclairer ; nous devons donc nous adresser à celui que nous voyons.

L’esprit étant assez avancé pour pouvoir former le corps, il le forme et l’âme est la vie de l’esprit.
L’esprit, en grandissant, ne connaît ni temps ni distance.

L’Évangile

Jésus n’a pas tout dit à ses disciples et ils ne comprenaient pas sa parole entièrement. Toutefois les Évangiles se sont transmis avec quelques modifications peu importantes sans que le sens en soit altéré. Dieu ne l’aurait pas permis.

Quand Jésus donna à ses disciples le don des langues, alors ils commencèrent à comprendre le sens des mots de leur Maître et le sens des signatures naturelles. Ils virent les vertus des plantes, des animaux, à travers leurs formes, les enseignements du Maître à travers les mots.

Si tout était révélé à tous, personne ne ferait plus rien ou plutôt chacun chercherait et saurait trouver le chemin de traverse pour s’éloigner quand on aurait besoin de quelqu’un ! Ce serait comme à la caserne où l’on se cache pour en faire le moins possible.

Plus vous avancerez et plus les Évangiles vous donneront. On peut les étudier toute une vie sans en venir à bout et ce, bien que tout n’y soit pas.

Nous avons des oreilles et pourtant nous n’entendons pas parce que nous avons au- dedans de nous-mêmes, et qui en fait partie, quelque chose qui, toujours, nous détourne du bien et nous défend d’« entendre »… Et nous n’entendrons que lorsque nous aurons vaincu ce quelque chose, mais je ne m’étendrai pas davantage là-dessus. Qu’il vous suffise d’aimer votre prochain et de ne pas lui faire de mal.

L’Évangile contient toute initiation. Par exemple : « Allumer des charbons ardents sur la tête de son ennemi », c’est lui pardonner, car cela met en lui un germe qui, un jour, produira remords et retour au bien.

Dans l’Évangile il y a de la « nourriture » pour tous, et chacun peut y puiser des enseignements différents. Tout se résume à cette religion : « Aime ton prochain comme toi- même et, si tu fais du mal à ton semblable, ce mal te sera rendu, car il est écrit : œil pour œil, dent pour dent. »

Les explications que je vous donne ne sont pas les mêmes pour tous parce qu’il y a plusieurs demeures dans la Maison de Dieu. Et n’en voyez-vous pas la preuve dans ce qu’aucune personne ne se ressemble ?

L’Évangile est une table où il y a à manger pour tout le monde. Chaque convive y trouve l’aliment qui lui convient selon son appétit et son tempérament.

Je ne vous dis rien qui soit contraire à l’Évangile.

Je n’ai jamais dit qu’il ne fallait pas étudier la Bible. En tous cas même si j’ai dit que le Nouveau Testament était plus adapté pour nous, j’ai voulu dire tous ses livres et non pas seulement les 4 Évangiles.

L’évolution, le perfectionnement

Même quand les choses viennent en leur temps, il faut les payer ; à plus forte raison faut-il payer très cher si l’on veut qu’elles viennent avant leur temps. Mieux vaut laisser les choses se faire à leur heure.

Partis les uns après les autres pour le travail, nous arriverons tous en même temps au but.

Le moissonneur récolte tous les épis, même ceux qui ne sont pas mûrs, pour être sûr que la grêle ne viendra pas lui détruire sa récolte.

Parler trop tôt ou enseigner à un être des vérités prématurées, c’est l’étioler, lui faire du mal, l’étioler de l’autre côté, ce qui est plus grave que de ce côté-ci, car c’est de l’autre côté qu’on acquiert vraiment la lumière.

Toutes les explications ne sont pas toujours à la portée de tous. Quelques personnes pourront se souvenir, et d’autres pas du tout. C’est qu’il est donné à chacun ce que son estomac peut digérer. Ainsi un petit enfant qui a besoin de lait ne pourra supporter une alimentation plus lourde. Celui qui se rappelle comprend ce dont il se rappelle. Et ici, pour tous, on peut trouver ce qui est approprié : il y a pour les enfants, pour les adultes et pour les vieillards.

Ce Monsieur s’est demandé un soir ce que voulaient dire ces paroles : qu’il avait été défendu de donner des gerbes de blé à un homme qui les avait gardées dans son grenier.
Eh bien, cela veut dire que certaines choses ne doivent pas être dites à des personnes qui ne sauraient « digérer » ces paroles. Il y a bien des choses qui existent et que nous ne pouvons comprendre, qui ne sont pas perceptibles à nos sens. C’est comme de voir plusieurs demeures dans la Maison du Père. Oui, toutes les personnes qui sont ici, près les unes des autres, sont pourtant à une grande distance, et pas une n’habite la même demeure. Cela paraît incompréhensible, et cela est.

Pas une fibre de notre corps n’existe sans qu’elle se rattache à quelque chose faisant partie de la nature. Ainsi telle partie de notre corps a des ramifications avec une plante qui, à son tour, la relie à un animal. Voilà pourquoi parfois on trouve une ressemblance. Soyez persuadés que cette ressemblance peut nous faire juger le caractère de la personne, mais nul ne doit juger son frère.

Voilà un Monsieur qui, il y a encore peu de temps, disait : « Nous ne pouvons descendre que de l’animal ». Non. L’animal peut arriver à se perfectionner jusqu’à sembler au niveau de l’Homme. L’Homme a été créé sur la terre et sur bien d’autres terres, car il ne faut pas croire qu’il n’y en ait qu’une, de même qu’il y a plusieurs ciels, et cela depuis avant la création. Ne croyez-vous pas que la plante pense, qu’elle sente ? Non, me direz-vous, puisqu’elle ne parle pas, elle est un corps inanimé. Non, elle ne parle pas, pas plus que le cheval qui ne pourrait rien dire non plus si on lui coupait la tête. Et pourtant si, ils pensent, ils ont un langage et se comprennent entre eux ainsi que leurs espèces, et ils ont aussi des lois qui les régissent.

L’Homme est le roi des animaux. Le premier animal a été le ver de terre, puis le ver ailé, puis le poisson ailé. On en voit encore quelques-uns, mais très peu, en Chine. Les premiers hommes étaient bronzés, puis rouges, puis enfin blancs.

Dieu peut toutes choses, et l’homme ne descend pas du singe comme quelques personnes le croient. Quant aux ressemblances de visage avec certains animaux, je vous en donnerai l’explication un autre jour.

L’Homme est le soleil de l’animal ; l’animal est celui de la plante.
Les métaux croissent et se perfectionnent. L’espèce ne peut se perfectionner que dans sa propre espèce.

Chaque acte méritoire est, comme le reste, marqué sur notre front, et personne n’a le droit de nous juger, puisque Dieu même ne juge pas : c’est nous-mêmes qui nous jugeons. Ne croyez-vous pas que nous sommes venus pour vivre et non pour mourir ? Je ne veux pas dire que nous vivrons toujours sur cette terre, mais ceux qui croient en Dieu sont marqués sur le « Livre de vie ».

Pour arriver de l’autre côté, il faut, si je puis me servir de cette expression, un tamis ; de même pour venir de ce côté. Mais en quittant l’autre côté, on ne peut pas toujours apporter dans celui-ci ce qu’on voudrait. Mais je vous jure que pour aller de celui-ci dans l’autre, il faut laisser toutes choses et le bien seul qu’on aura fait sera emporté.

Dieu donne tout à ses enfants au fur et à mesure qu’ils s’efforcent de vivre, selon Sa Loi. Le jour où, du fond du cœur, on fait ce qu’enseigne l’Écriture, le Ciel nous donne lumière et connaissances, et cela depuis la venue du Christ.

En réalité, nous n’avons besoin de personne pour nous instruire, car nous avons en nous tout ce qu’il faut pour faire croître la petite plante qui est dans notre cœur. Ce ne sont que l’orgueil, l’égoïsme, la méchanceté qui l’étouffent et l’empêchent de s’épanouir.

Notre cœur est comme une petite chaumière sur un mauvais terrain. Nous devons par des transformations, par des embellissements successifs, en faire un palais. Nous devons améliorer le terrain qui est autour afin qu’il soit digne des matériaux qui servent à édifier ce palais dans lequel le Seigneur viendra habiter.

Lorsque nous serons au bout de notre route, nous aurons la même physionomie que lorsque nous sommes partis, mais nous saurons tout, tandis que ceux qui seront restés ne sauront rien. Il n’est pas utile de passer partout pour tout savoir, car nous avons des attaches de tous côtés avec ce monde-ci, comme d’ailleurs avec bien d’autres mondes puisque nous faisons partie du « Grand-Tout ».

On reproche à l’Église de mettre la lumière sous le boisseau et cela depuis le commencement des temps jusqu’à la fin. Notre Seigneur nous juge indignes de tout connaître car, si nous connaissions certaines choses, au lieu de nous en servir pour le bien, nous nous en servirions pour le mal.

(Souvenir rapporté par Auguste Jacquot) : « Le Maître avec sa canne traça un cercle sur le sol et me dit : Tu vois ce cercle ; eh bien figure-toi que tu n’es que ce grain de sable au bord du cercle. Pour arriver, il faut conquérir tout le cercle afin de parvenir à posséder le Centre ; tu voudrais arriver sans passer par les épreuves de la conquête ».

Les familles, les différentes sociétés du Ciel.

Il y a plusieurs demeures dans la Maison du Père. Ce que l’on nomme « demeure » peut aussi s’appeler « Famille ».
Sur cette terre nous sommes tous frères mais pas tous de la même famille. Dieu nous a envoyé son Fils bien-aimé pour nous montrer le chemin qui conduit à la grande Famille.

On entend par famille tous ceux qui suivent le même chemin. Dans ce chemin, chaque personne suit son chemin et peut en changer à un moment donné.
Plus on avance, plus notre famille se rétrécit. Il y en a qui sont seuls de leur famille.

La foi

Si tu veux la foi non factice, mais véritable, chasse de ton cœur la colère sourde qui y gronde et voudrait réduire à néant le monde d’iniquités pour y planter l’arbre d’espérance afin d’y cueillir les fruits de la foi.

Si tu fais dans les ténèbres quel qu’action devant être faite au grand jour, il te faudra aller chercher cette action dans les ténèbres pour l’apporter à la lumière, car tout ce qui se fait à la lumière ne peut être ténèbres.

Lorsque Notre Seigneur guérissait les malades, parfois, chez certains d’entre eux, la maladie réapparaissait deux ou trois jours après et ils revenaient Le trouver. Il leur disait : « O gens de peu de foi ! Vous ne changerez donc jamais ? Lorsque le Ciel vous accorde une guérison, vous avez encore peur que la maladie revienne. Apprenez que votre manque de foi paralyse toutes les bontés du Ciel ».

Rire dans l’ennui est le commencement de la Foi.

Demande. – Doit-on demander du secours pour une personne dans la souffrance mais qui s’y refuse ?
Réponse. – Je l’ai dit souvent, ne vous inquiétez pas du refus ou de l’acceptation, mais faites pour les autres ce que vous voudriez que l’on fît pour vous. Les bonnes œuvres ne sont jamais perdues. Celui qui aurait un grain de Foi transporterait des montagnes.

De l’autre côté, on n’est pas plus vieux qu’ici puisqu’on renaît. La religion nous dit bien que si l’on a bien fait, on passe un moment au purgatoire et de là au Paradis, surtout si l’on a fait une bonne confession et versé quelques larmes. Il n’en est rien. Il faut absolument mettre son soi-même sous les pieds et aimer son prochain comme soi-même. Il est écrit : « De ton cœur je ferai un temple ; orne ce temple pour que j’en fasse ma demeure ». Il faut cultiver le terrain, y planter des arbres d’espérance pour y cueillir les fruits de la Foi. Nous croyons posséder la Foi, mais, dès qu’arrivent les adversités, il ne reste plus rien. Il est écrit aussi :

« Aplanis le chemin, car le Seigneur va passer par là ».

Beaucoup de choses nous dominent : la misère, les souffrances, l’orgueil, etc. Prenez pour allégorie un homme qui fait au gouvernement une demande de concession de terrain d’une certaine étendue, laquelle lui est accordée. Cet homme, pour vivre sur ce terrain, est obligé d’en extraire les pierres, les ronces, d’assainir, de travailler pour faire des plantations et conserver ces plantations. Il travaille sans relâche afin d’empêcher les ronces et les mauvaises herbes de repousser. C’est donc une lutte et un travail continuels.

Demande. – Pour avoir la foi, que faut-il faire ?
Réponse. – Un fermier possède un terrain qui est inculte. S’il travaille ce terrain et le cultive, il s’y implantera bientôt un arbre qui est la foi ; et quand même cet arbre n’y viendrait pas, si le terrain est bien cultivé et qu’il rapporte d’autres plantes, que la mauvaise herbe soit remplacée par la bonne, cela suffirait.

Il est dit dans l’Évangile : « Tout ce que vous demanderez à Dieu en mon nom vous sera accordé ». Oui, mais il faut croire, avoir la foi. Personne ne croit. Les apôtres eux-mêmes ne croyaient pas, puisqu’ils doutaient du miracle de la multiplication des pains.

Pour avoir la foi, observez seulement les commandements de Dieu. Je ne parle pas des commandements établis du temps de Moïse, mais de celui (qui a toujours existé) d’aimer son prochain comme soi-même. Lorsque nous prions et disons : « Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons ». Est-ce du fond de l’âme que viennent ces paroles ? Non, car tout nous serait possible alors. Et ceux qui nous sont chers, dont nous voudrions la guérison, quel que soit leur mal, seraient guéris. Même seraient-ils morts, qu’avec la charité et la FOI, vous pourriez leur dire : « Levez-vous ! » et ils se lèveraient.

Vous avez bien lu dans l’Évangile que le Christ viendra comme un larron vous surprendre. Eh bien, que celui qui fait bien continue, car alors il sera trop tard. Quelques heures restent encore pour vous décider à bien faire, mais bien peu. Le Ciel n’en demande pas tant que vous croyez, Il est indulgent. Dieu sait bien qu’il nous a créés simples, et comme nous avançons à l’aveuglette, il sera beaucoup compté à celui qui aura cru sans rien savoir.

Ah ! Avec un peu de confiance, on ferait des miracles. Vous en avez tous vu ici, et tous vous avez lu ou entendu lire ce qui est dans les Écritures, qu’avec un peu de foi on transporterait des montagnes. Croyez-vous que vous avez été mis sur la terre pour mourir ?
Réponse de l’assistance : Pour vivre.
Eh bien, pourquoi doutez-vous ? Croyez-vous à l’existence de l’âme ?
R. – Oui.
Croyez-vous qu’elle soit immortelle ?
R. – Oui.
Croyez-vous que de loin en loin il vient un Sauveur ?
R. – Oui.
Croyez-vous que Dieu soit intelligence et force ?
R. – Oui.
Croyez-vous que Jésus soit venu sur la terre ?
R. – Oui.
Eh bien, pourquoi doutez-vous toujours du lendemain ? Jésus est venu établir le règne de la charité.

Celui qui a la Foi pourrait, s’il lui plaisait de le faire, faire transporter tout où il lui plairait, et cette fenêtre pourrait s’ouvrir à son commandement, et ce mur livrer passage à tous ceux qui sont là. Celui qui a la foi a le pouvoir de commander, et vous auriez l’obligation d’obéir sans même que vous le vouliez.

Comment voulez-vous être guéris ou soulagés en vous adressant à des personnes qui souvent sont plus dans les ténèbres que vous ? Demandez avec confiance. N’avez-vous pas vu des personnes guéries, dont le nom seul avait été donné, et qui ne vous connaissaient pas et ne pouvaient donc être suggestionnées ? Il suffit de demander à Dieu.

La Foi est le fruit de la Charité.
Lorsque tout va bien nous avons la Foi ; mais qu’on nous gratte un peu et alors il n’y en a plus !

Le gaspillage

Dieu a mis tout ce dont nous avons besoin à côté de nous pour la vie matérielle mais, ne gaspillons rien. Dans les grandes maisons, quand les domestiques gaspillent la nourriture sous prétexte que les maîtres sont assez riches, ils ont tort, car un jour ils auront faim eux-mêmes, mais ils n’auront rien à manger.
Les maîtres seront aussi punis pour ne pas avoir fait attention à ce qui se faisait chez eux et pour ne pas avoir employé en charité le surplus de ce qui leur était nécessaire.

Les guérisons

Toute guérison se paie par soi-même ou, volontairement, par autrui se substituant à nous.
La guérison peut s’obtenir :
1° En faisant promettre quelque chose au malade ;
2° En donnant l’absolution complète quand on a qualité pour le faire

Tous vous pouvez vous soulager, vous guérir les uns les autres par le magnétisme sur les parties malades, et en demandant à Dieu. Mais, pour être exaucé, il ne faut avoir aucune rancune contre quiconque et aimer son prochain comme soi-même.

Les prophètes, qui ont obtenu des guérisons, et Notre Seigneur Jésus-Christ, n’opéraient pas, comme le disent et le croient certaines personnes, par le secours de quelques esprits. Notre Seigneur n’avait besoin de personne, car II n’était pas, comme d’aucuns le croient, un « homme supérieur ». Il était Dieu.

N’avez-vous pas toujours été soulagés, et y a-t-il quelques personnes qui ne l’aient pas été ? Moi, je ne fais rien par moi-même pour vous guérir ; je m’adresse au Maître, qui est Dieu. Vous avez vu ici des choses surnaturelles, des miracles. Pour les expériences qui se feront dès aujourd’hui, je vous ferai payer cher. Oh je sais bien, vous êtes toujours disposés. Mais ce n’est pas ce paiement-là qu’il me faut. Pour les personnes qui viennent pour la première fois, je leur demande de faire des efforts pour aimer leur prochain comme elles- mêmes.

Pour celles qui sont déjà venues, je leur demande d’aimer leur prochain comme elles-mêmes, et ceux qui ne pourront me faire cette promesse ne pourront rester dans cette salle (ce qui ne peut se faire qu’en cas d’expériences ultérieures). Il faut aussi que toutes les personnes qui sont en procès me promettent d’arrêter toutes poursuites, car, je vous le dis, si vous n’êtes pas d’accord en ce monde, il sera très difficile de vous y mettre dans l’autre.

D’ici vingt ans on pourra guérir les malades en projetant sur leurs corps des rayons lumineux de couleurs différentes sur chaque partie appropriée du corps. Ainsi le vert peut avoir une action dans le cas de coliques hépatiques.

Demande. – Le vaccin est-il utile ? :
Réponse. – Lorsque le vaccin est ordonné par la loi, en cas d’épidémie, vous devez vous faire vacciner.

Il est inutile de rechercher pourquoi un malade a telle ou telle maladie. L’essentiel est de vivre en aimant son semblable ; c’est tout ce que Dieu demande.

L’âme qui possède la lumière peut, en s’approchant d’un malade, le soulager, car le mal a horreur de la lumière et fuit instantanément. Alors vous pourrez même défendre au mal de revenir. C’est bien simple.

Voilà un Monsieur qui souffre un peu. (Le Monsieur dit : « Merci de m’avoir soulagé »). Il ne faut pas me remercier, je n’ai rien fait. – Alors qui faut-il remercier ? – Le Ciel. – L’homme dit : Mais c’est vous qui le représentez pour moi. – Je n’ai rien fait que demander pour vous.

S’adressant à une dame : Oui, votre malade ira mieux, et savez-vous pourquoi ? Parce qu’il a été bon, parce qu’il a toujours donné de bons conseils, et quoiqu’il ait eu souvent dans le fond de son cœur un levain d’athée, il n’a pas fait part de son opinion personnelle.

Il y a des personnes qui disent et qui croient : « Oh, pour guérir, je ne suis pas assez sage ». Pas du tout. La sagesse comme l’entend l’Église n’est pas celle que nous comprenons ici. Est sage qui ne dit du mal de personne, ne fait pas de tort à son voisin, et fait le bien qu’il peut. A cette condition est la sagesse qui nous concerne. La vie et la conduite privée de qui que ce soit, on n’a rien à y voir.

Les charlatans, lorsqu’ils traitent leurs malades, leur demandent toujours leur confiance. C’est inutile. Ayez seulement un peu de confiance en Dieu, et les maladies les plus graves seront enrayées. Faites du bien, et surtout comme a dit l’Évangile, que votre main droite ignore toujours ce que fait la gauche.

La médecine spirituelle n’agit pas dans les cas où nulle œuvre méritoire n’a été faite. Alors la médecine matérielle peut encore agir.

Je ne sais pourquoi j’ai beau dire la vérité, on ne me croit pas. Pourquoi ? (Une personne de la salle dit : c’est que vous avez dit des mensonges).
J’ai dit des mensonges ? Je ne le crois pas. Ainsi ce Monsieur, surtout lorsqu’il a quelqu’un de malade, vient vers moi et me dit : « Vous viendrez, n’est-ce pas, voir mon malade ». Je lui réponds : Oui. Et si je n’y vais pas à l’heure indiquée, le malade n’a-t-il pas été soulagé tout de même ? Et toutes les personnes qui sont ici, lorsque j’ai dit que j’irais les voir, n’ont-elles pas été soulagées ? Et quelques-unes même n’ont-elles pas senti ma présence ? Eh bien, je ne peux aller partout à la fois, et je ne vais pas partout avec les pieds…

La guerre

La guerre est une condition nécessaire de l’état humain. Si, artificiellement, les frontières venaient à être supprimées, la guerre renaîtrait entre les familles. La paix générale ne pourra exister qu’au jour où, après une guerre universelle, il restera seulement une poignée d’hommes sur terre : 100.000 en ce qui concerne l’Europe. Ces survivants, loin de guerroyer, feront l’union.

L’homme

Il y a en l’Homme l’Esprit et la Matière (comme le précisent d’ailleurs les Occultistes), puis encore autre chose parce que toutes les cellules – aussi bien des matières paraissant inanimées que du corps – ont leur intelligence et leur volonté.

L’homme est le roi de la création, et il ne saurait être complet sans la femme. L’homme a plus de force, agît, se meut ; la femme a des vues plus étendues, et plus perspicaces. Mais il est heureux qu’elle n’ait pas la force de l’homme. En effet, comme elle serait plus méchante ! Voyez-vous, toutes les femmes, quelles qu’elles soient (et si elles ne le font pas c’est qu’elles ne le peuvent) cherchent par leur parure à tenter l’homme ; l’homme une fois tenté ne pense pas à faire plus mal.

L’étincelle divine qui est en l’Homme agit sur l’animal ; l’animal projette une partie de cette étincelle sur les végétaux. Ainsi un homme bon, pacifique aura des animaux doux, obéissants. Là où les bestiaux auront l’habitude d’aller le terrain sera amélioré ; les plantes seront vigoureuses et bonnes.

L’Homme a été créé sur la terre et sur bien d’autres terres. Car il ne faut pas croire qu’il n’y en ait qu’une, de même qu’il y a plusieurs ciels et cela depuis la création.

L’Homme a été créé tel qu’il est. Ce n’est pas un animal évolué.
Il était parfait en apparence mais il avait en lui les sept péchés capitaux.

En l’Homme il n’y a que deux éléments : l’Âme et la matière. L’une vient de Dieu ; elle est de Dieu même ; donc la dignité de votre être ne saurait être méconnue. Soyez fiers d’appartenir à ce Dieu si grand, si bon. Dieu a mis sur notre route ici-bas tout ce que nous pouvons désirer et tout ce dont nous avons besoin pour lutter, c’est-à-dire pour nous libérer nous-mêmes de ce boulet que nous traînons depuis le commencement…

L’Homme a été créé bon, mais il lui a été donné un terrain à cultiver.

L’Homme est le nombre de Dieu ; 7 celui de Marie. Il a deux enfants : 3 et 5. Le nombre de l’Homme est 9. Celui de la limite de la sphère matérielle est 72.

Lorsqu’un homme marche, il laisse à droite et à gauche un effluve magnétique, positif d’un côté, négatif de l’autre. Chacun d’eux se dédouble aussi, attiré qu’il est par la terre, de sorte que la trace est marquée sur terre par deux lignes parallèles de fluides contraires. C’est comme cela que le chien, par son flair, sent l’homme et suit sa trace ; c’est pour cela qu’il va de droite et de gauche reconnaître ces traces.

L’Homme est enfant du Ciel ; il ne naît pas de la volonté de l’homme mais de celle de Dieu.

Jésus-Christ

Jésus-Christ a eu deux natures. Il était homme, et il était aussi le fils de Dieu, fils unique. Comme homme, son corps était constitué de tout ce qu’il y avait de plus pur dans la matière. Il avait été formé sans le secours d’aucun homme. – Son chiffre était 3 (12 ans, 30 ans, 33 ans, mort à la 3e heure, 3 clous seulement).

Il est venu dans un terrain rempli de ronces et d’épines, planter le Bien, et cette belle « plante » a été raillée, n’a pas été comprise. Il est venu apporter la lumière aux âmes, mettre de l’huile dans la lampe.

Il a été cloué sans avoir été lié auparavant. L’opération a été faite à terre. Les deux mains ont été percées d’abord et les clous sont entrés entre les 4e et 5e métacarpiens dans chaque main ; on a ensuite cloué chacun des pieds séparément, mais comme un des clous traversait des parties molles, sans pouvoir apporter un soutien suffisant, on a enlevé ce clou, on a placé les pieds l’un par-dessus l’autre et on s’est servi d’un seul clou pour les deux pieds. Pas de chevalet pour soutenir le milieu du corps. Le coup de lance a été donné à gauche traversant la rate, le diaphragme et la partie inférieure du cœur. Cette blessure seule suffisait à donner la mort qui fut accomplie dès que les paroles : « Eli, Eli Sabachthani ? » (« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ») furent prononcées. Elles ont effacé les clichés ultérieurs de désespoir et de non confiance en le Père générés par les hommes.

Notre souffrance n’est rien, car elle est divisée et porte sur le tout. Jésus a souffert de toute la souffrance qui existe, car elle était toute concentrée sur lui. Nous ne devons pas juger ceux qui l’ont crucifié car nous le faisons souffrir bien davantage tous les jours… Jésus a souffert depuis le commencement des temps et souffrira jusqu’à la fin des temps.

Jésus est venu sur cette terre pour nous et aussi pour tous les autres mondes. Il se trouvait simultanément sur notre monde et dans les autres, en corps et en esprit.

Le seul qui n’ait pas d’ange gardien, c’est le Christ. Au-dessus de Lui il n’y a rien. Il est l’Esprit vivant, total de l’humanité.

Jésus-Christ n’est pas venu exprès pour souffrir mais pour nous montrer le chemin.
Quand il est venu, personne n’avait vu le Père.

Les envoyés de Dieu avant Jésus-Christ étaient des hommes en qui l’étincelle divine fut dynamisée et la faculté de se souvenir rendue en partie. Le Christ, le premier, vint du Ciel et « paya le passage ».

Il existait un portrait de Lui dans la bibliothèque du roi Hérode ; il sera retrouvé.

Jésus-Christ était l’esprit de Vérité lui-même. Depuis, Il n’est pas revenu sur terre, mais II s’est manifesté plusieurs fois selon le degré d’évolution et de compréhension des êtres auxquels II s’adressait par l’intermédiaire de plusieurs.

Jésus-Christ n’était pas seulement un savant, un sage, mais Il était Dieu. Quant à moi, je le déclare en vérité, que ce que désire le Père, qui est Dieu, est désiré aussi par le Fils, qui est Dieu, car ce que veut le Fils, le Père le veut aussi.

Si Notre Seigneur Jésus-Christ, lorsqu’il est venu sur la terre, en ce monde, n’avait pas eu soin de mettre Son éclatante lumière derrière le « rideau » qui sépare ce monde de l’autre, aucun homme n’aurait pu L’approcher.

Jésus enverra un Consolateur. Mais que de déchirements avant qu’il arrive, car Jésus reviendra, mais il sera trop tard pour ceux qui ne suivent pas la route du bien. N’avez-vous pas lu dans l’Évangile qu’il y aurait des pleurs et des grincements de dents ? Ce temps n’est pas tout à fait là, mais il n’est pas très éloigné. Il faut marcher au bien, que tous les actes puissent se faire au grand jour, car le mal est dans l’ombre, et comme il y en a assez dans l’ombre, il faut y mettre un peu de bien. C’est-à-dire lorsque vous ferez un peu de bien, cachez-le autant qu’il vous sera possible de le faire au lieu de le mettre au jour.

Quelques-uns ont souvent en eux-mêmes appelé le Christ « frère » et ont cru que c’était un homme qui, comme tous, mais plus que tous, avait dû arriver à la perfection. Eh bien, non. Il n’y en a qu’un qui. Celui-là, n’a pas eu besoin de passer par le chemin de tous, et à qui il a été donné de tout savoir et de tout pouvoir. C’est le Fils qui a racheté par Ses souffrances.

De Lui sont parties quantité d’étincelles formant l’étoile. Il est un, et en Lui sont toutes ces étoiles qui sont dans le soleil. Voilà la différence de notre croyance avec celle de certains spirites qui prétendent que le Christ est un homme, un esprit arrivé à un haut degré de perfection.

Jésus n’a-t-Il pas dit Lui-même à ses apôtres que plus tard Il reviendrait ? Eh bien, c’est Lui qui doit venir, mais lorsqu’il se fera connaître, Il sera peut-être trop tard, car l’âme sera trop dans les ténèbres et la lumière qui passera devant elle ne l’éclairera qu’un instant. Heureux celui qui aura cru avant de voir, et malheur à celui qui, ayant vu, ne croira pas car, plus tard, ses yeux ne pourront recevoir la lumière et ses oreilles n’entendront pas.

Quand, en regardant une image du Christ, on sent au cœur une certaine chaleur, c’est que cette image possède une certaine ressemblance.

Croyez bien que ce n’est pas moi qui vous soulage… Il y a l’Ami.

Et un Ami que vous ne voyez pas. Je ne fais que lui demander pour vous, voilà tout. Ainsi, il y a quelques années, je vous ai fait une promesse (parce que l’Ami même me l’avait faite) que, dans peu de temps, cela irait mieux, c’est-à-dire que ceux qui n’ont pas de travail en auront, que vous pourrez vivre en travaillant. Il y aura des usines où seront employés de préférence vos familles, vos amis. Bien des fois je vous ai indiqué le moyen de vous soulager. Je ne vous ai pas dit de ne pas avoir de préférence pour les vôtres, mari ou femme ou enfants, ou frère ou sœur, je vous ai seulement dit d’aimer un étranger comme vous-mêmes.

Je vous ai dit souvent que la terre ne prend que ce qu’elle a donné. Jésus n’est pas né de la chair, donc Il ne pouvait rester longtemps à la terre à laquelle Il n’appartenait pas. Comme lui, il y a eu aussi des prophètes, car Dieu n’a pas fait une loi pour un seul de ses enfants, quoique Jésus ne puisse être mis en parallèle avec les prophètes.

Les envoyés de Dieu avant Christ étaient des hommes en qui l’étincelle divine fut dynamisée et la faculté de se souvenir rendue en partie. – Christ était l’Esprit de vérité lui- même ; depuis Il n’est pas revenu sur la terre, mais Il s’est manifesté plusieurs fois selon le degré des êtres auxquels Il s’adressait par l’intermédiaire de plusieurs.

Quant à voir Dieu, personne n’a vu et ne verra Dieu.
Un seul « homme », Jésus-Christ, a été mis en sa présence.

A-t-on fait quelque chose depuis la venue du Christ ?
Réponse. – Mon Dieu, non, rien encore. On est peut-être plongé un peu plus dans les ténèbres, et si le Christ revenait au milieu de nous, on serait plus disposé encore à Le sacrifier.

S’il venait en nous disant : « Je viens pour que vos péchés vous soient pardonnés », l’Église ne Lui infligerait certainement pas encore le même supplice, mais elle serait intraitable. Et vous dites : « Ah, ceux qui ont vécu en ce temps-là étaient bien heureux ». S’il était au milieu de vous, la première question que vous Lui poseriez serait : « Que faut-il faire pour être sauvé ? » C’est bien facile : « Aimez-vous les uns les autres », a dit l’Écriture, tandis que c’est à qui sautera sur son voisin pour lui faire du mal.

Ainsi il m’était venu il y a quelque temps un malade à qui j’avais dit : Vous guérirez, mais à une condition, c’est que vous abandonniez le procès que vous avez, et que vous restituiez aux personnes ce qui leur revient. Faites attention. L’engagement que vous prenez, c’est comme si vous le preniez devant Dieu, car je lui promets en votre nom. Cet homme a été guéri. Quelques mois après, sa femme vient me chercher ; son mari était malade. Je lui demande s’il avait tenu sa promesse ? « Ah, me dit-elle, il y a quelque temps, il a recommencé les poursuites ». Alors, je ne puis plus rien…

Le Christ est venu moins pour enseigner par la parole que pour démontrer par l’exemple.
Le Christ est venu sur la terre pour que nos prières, par Lui arrivent jusqu’à Dieu.

Lorsque N. S. Jésus-Christ change de « demeure » Il change aussi de physionomie et prend un corps et un visage adaptés à l’endroit où se trouvent ceux qu’il visite…

Jésus nous a montré le chemin. Il y est passé le premier. Le chemin du Ciel est rempli d’épines et de ronces et Jésus est venu aplanir les difficultés et nous ouvrir la porte du Ciel.

Jésus n’est pas venu spécialement pour souffrir mais pour nous montrer le chemin.

Jésus a dit : « Détruisez ce temple et je le rebâtirai en trois jours. » Il parlait de Lui- même. On l’aurait brûlé ou jeté au fond de la mer qu’il serait ressuscité au bout de trois jours.

Après sa résurrection le Christ S’est fait voir aussi à de pauvres gens qui ne L’ont pas reconnu.

Jésus reviendra mais il sera trop tard pour ceux qui ne suivent pas la route du Bien. Il y aura des pleurs et des grincements de dents.

 Le Christ est venu pour que nous puissions nous adresser au Père.

Le libre arbitre

L’Homme est composé de trois principaux éléments : l’AME, l’esprit et la matière, puis d’une infinité d’êtres qui, tous, ont leur vie propre et qui tous, ont une liberté relative, comme tous les êtres, car la liberté n’existe pas. Conséquemment, on peut avoir son libre arbitre, mais dépendant d’une force centrifuge qui fait tout mouvoir selon des lois établies, ce qui fait que, souvent, nous faisons ce que nous ne voudrions pas faire et réciproquement.

Vous avez votre libre arbitre et pourtant vous ne l’avez pas. Vous ne faites que ce qui est décrété par les lois de Dieu. Votre âme n’est pas dépendante de votre corps ; il faut que votre cerveau soit très lucide pour percevoir ce qui se passe comme une image derrière ce cerveau, et qui doit être mis en œuvre. Quelle que soit votre lutte, je demanderai pour vous la force et vous l’aurez. Du reste vous vous apercevrez après chaque cours que ce travail vous profitera non seulement au moral, mais augmentera votre philosophie de toute façon. Votre soulagement est en vous-mêmes. Pour cela on ne vous demande qu’un peu de confiance et vous pourrez soulager vos semblables.

Le livre de vie

Vous reconnaîtrez que vous êtes inscrits sur le « Livre de Vie » quand, par exemple, étant sur le point de parler en mal de quelqu’un, vous vous reprenez et pensez que cela est défendu par la Loi divine. De même si, après avoir succombé, vous en demandez humblement pardon à Dieu.

Le Ciel ou « Livre de Vie », a été fermé en 1856 puis, quelques années après, il fut rouvert. En 1885, il fut refermé mais, bientôt, il se rouvrira.

Le respect des lois

Nous devons suivre les lois de notre pays car, si Dieu permet que nous ayons parfois des lois injustes, c’est parce que nous sommes injustes nous-mêmes. Quelle que soit votre religion, vous devez aussi en suivre les lois.

S’adressant à une personne : Vous voudriez bien redevenir jeune. À quel âge voudriez-vous être ? A trente ans ?

Oui.

 Mais ce n’est pas possible, pas plus pour moi que pour les autres. Il serait en mon pouvoir de le faire que je ne le ferais pas, car ce serait transgresser les lois de Dieu.

Et pourquoi serait-ce aller contre les lois de Dieu ?

Parce que si l’on allait en arrière pour une personne il n’y aurait pas de raison de ne pas le faire pour tout le monde, même il y en aurait qui demanderaient qu’on le fît pour elles en détruisant les autres. Ainsi vous, Madame, ce n’est pas une fois que vous demanderiez d’aller en arrière, mais deux fois, trois fois, au préjudice même de tous les vôtres. Et tous ceux qui sont là en feraient autant. Il faut respecter les lois de Dieu et observer les commandements.

La magie

Les écrits qui en traitent sont criminels !
Ceux qui agissent par la magie manquent à la Charité car ils violentent la Nature.
N’employer magie, volonté, transplantation du mal sous aucun prétexte.
Là dedans, quand on se trompe sans le savoir on paie comme si on savait !

Les maladies

Les maladies ne sont pas des « punitions ». Dieu ne punit pas. Ce que nous appelons « châtiment » ou « punition » n’est qu’une difficulté logiquement attachée à nos actes précédents.

Il faut guérir les maladies sur terre ; on revient jusqu’à ce qu’elles aient été guéries.

L’Homéopathie est une bonne forme de la médecine mais à la condition que les préparations soient faites avec un soin extrême.

Contre la chute des cheveux : racines d’orties blanches.

Il m’a été demandé comment se faisait-il que, dans une famille, tous les enfants soient atteints de la même maladie ? Eh bien ! C’est une façon de payer les dettes. L’Évangile ne précise-t-il pas que les petits enfants paieront les dettes des grands-parents jusqu’à la cinquième et quelquefois jusqu’à la septième génération ?

Une maladie peut durer plusieurs vies et n’être pas terminée à la mort de l’homme. Il faut que le mal soit changé en bien.

La mariage

Le mariage est un devoir. La femme doit connaître, aimer et servir l’homme, absolument. Mais l’homme, qui est le maître, doit écouter ce que dit la femme plus qu’il ne le fait. – Mariez-vous pour rendre à la Nature son prêt, sans quoi vous pourriez ne pas revenir ici. – Le mariage vaut aussi de l’autre côté ; on reste ensemble tant que l’on a à s’aider, à se corriger l’un l’autre.

L’homme ne se marie qu’avec la femme qui lui a été accordée d’avance, et qu’il a déjà eue dans des existences antérieures. En divorçant on commet une double faute : d’abord par le scandale que l’on cause, et puis, en repoussant votre femme, vous l’exposez à se remarier, ce qui lui fait commettre une faute grave par le préjudice qu’elle porterait à quelqu’un, car on ne doit épouser qu’une fois dans une même existence.

En se mariant, la jeune fille épouse en même temps les défauts et les qualités de son mari, et, un jour, Dieu en demandera compte comme de ses propres fautes. Il en est de même pour l’homme.

Nous aimons inconsciemment une femme que nous ne connaissons pas et que nous n’aurons jamais rencontrée, jamais vue. Nous naissons avec son image dans un coin de notre imagination, avec sa pensée dans un coin de notre cœur. L’une et l’autre, sans s’altérer, grandissent en nous et, lorsque nous sommes homme et que nous apercevons à la portée d’une caresse, d’un baiser, la femme qui jusqu’alors a vécu en nous, nos sentiments éclatent, spontanés, vibrants, impétueux. Voilà pourquoi l’on ne doit se marier qu’une seule fois, car si l’homme a, en naissant, le souvenir d’une femme, c’est qu’il l’a déjà connue.

La matière

La matière est animée et les corps les plus lourds peuvent avoir du mouvement.

Dieu a créé l’esprit et la matière ; l’esprit est une parcelle de Dieu ; la matière a sa réalité, car il est impossible à l’Homme de faire retourner la matière en néant. Dieu a créé la matière comme un homme fait un objet. Voici une canne ; celui qui l’a faite a mis dedans quelque chose de lui, et la preuve en est que de cette canne on peut remonter en suivant la filière jusqu’à celui qui l’a faite. Ainsi tout est vivant. Mais la vie que possède cette canne n’est pas la vie de l’esprit, le bois ne vivait de cette vie que lorsqu’il était encore végétant sur l’arbre. La vie qu’il conserve est la vie endormie de la matière ; cette canne est formée d’une multitude d’êtres qui ne se savent pas composants de la canne ; ils ignorent pourquoi ils sont là, mais ils y sont et ils y vivent.

Tout ce qui existe est animé et les choses qui paraissent inanimées le sont aussi. Tout se transforme. Ainsi une pierre qui, par le temps, se met en fusion, subit une métamorphose. Au bout de quelques siècles elle se transforme.

Il n’y a pas de corps simples ; s’il y en a d’appelés « simples », c’est que l’on n’a pas encore pu arriver à les décomposer.

La matière est vivante ; elle voit, elle entend, elle sent, elle se souvient. Elle est intelligente. Son intelligence est toujours attirée par la lumière.

C’est l’esprit qui commande à toute la matière.

Le rocher le plus dur, les matériaux qui sont enfouis dans les entrailles de la terre sont vivants et ont une famille. Lorsque nous prélevons un morceau de pierre sur un rocher et que nous le travaillons nous pensons qu’il ne souffre pas. Et pourtant la pierre souffre. Le fer que le forgeron travaille souffre lui aussi. Le règne minéral est vivant comme le règne végétal et le règne animal. Son existence est plus longue mais il meurt lui aussi car le temps ne respecte rien, excepté la parole de Dieu.

Il faut que la molécule matérielle s’élève, se purifie par le feu, le froid, l’air et l’eau jusqu’à devenir cellule humaine.

La médisance

Ne dire du mal des gens qu’en leur présence. Dire à celui qui médit : « Vous direz cela quand l’intéressé sera là ».
Quand on dit, par exemple, que telle personne est avare, on met les pieds sur son chemin…
Celui qui est dans la Lumière ne voit pas le mal. Il est comme le petit enfant ; il a tout oublié.
Pour nous connaître, voyons ce dont nous chargeons le prochain !
Par la médisance vous êtes des anthropophages un peu moins méchants mais anthropophages tout de même.

La mort

Au départ de la vie, un ange est là qui vient pour nous conduire comme dans une voiture, car, la mort n’existant pas, nous ne devons pas nous effrayer, ce qui n’a pas lieu pour tous.

Quand la mort frappe une grande quantité de personnes tout d’un coup, toutes les personnes qui sont sur le même « plan » ressentent alors à ce moment des secousses nerveuses.

Après la mort, quelque chose survit en nous qui reste avec notre corps plus ou moins longtemps, parfois deux ou trois ans.

N’ayez pas peur de la mort ! A la mort l’esprit ne demeure, normalement, que deux ou trois jours. Mais, chez certains, il peut rester pendant des dizaines, même des centaines d’années.

Lorsque nous mourons il n’y a pas de phénomène intermédiaire entre notre départ d’ici et notre arrivée ailleurs. Nous nous trouvons immédiatement chez nos amis spirituels.

La mort n’existe pas. Le corps rend à la terre la matière qu’à son tour elle lui redonnera par la création d’un autre corps. Mais, si vous voulez être bien après ce changement, cette transformation, il faut préparer votre couchette, car après la mort tous les actes de la vie repassent devant vous.

La mort n’est qu’apparente. Ce n’est qu’une transformation pour le corps. Nous allons, tous ceux qui ont foi dans les paroles de l’Évangile, en troupeau vers la lumière, mais malheur à celui qui ne voudra ni voir ni entendre, qui rejettera les paroles du Christ ; celui-là mourra, c’est-à-dire restera en arrière, à des milliers de siècles, dans les ténèbres, et sera forcé d’attendre de nouvelles générations.

Pourquoi y a-t-il des personnes qui meurent si subitement et d’autres qui ont une affreuse agonie ? Vous croyez peut-être, et toutes les personnes qui sont ici le croient, que celle qui meurt de mort subite ne souffre pas. Détrompez-vous. Celle qui semble avoir une agonie terrible souffre moins, puisqu’au moment où le corps est atteint de contractations l’âme ne voit rien. Notre ange gardien a eu le soin de mettre un voile entre l’âme et le corps, et lorsque nous nous trouvons de l’autre côté, nous ne voyons pas tous le soleil du même côté. Les uns le voient ici et les autres là, et celui qui n’a fait aucun bien a devant lui un voile qui fait qu’il reste plongé dans les ténèbres.

Quand on meurt, trois choses meurent : un minéral, un végétal et un animal. – N’ayez pas peur de la mort. – Il y en a qui se reposent dix ans ; d’autres cinquante ou six cents ans et plus ; mais le temps est autre ; un siècle peut paraître un jour.

Les morts qui ont pu prier sur terre continuent à le pouvoir après : ils peuvent se manifester en prenant la forme de morts récents.

Pourquoi craindre la mort ? Elle n’est absolument rien. Ceux qui sont morts nous voient, nous entendent, et si Dieu n’a pas voulu que nous les entendions, c’est qu’il sait ce qu’il nous faut. Si nous pouvions les voir et les entendre, nous aurions peut-être plus de confiance et moins peur du lendemain, car nous nous inquiétons toujours de l’avenir. Pourtant, Dieu a su pourvoir pour le passé ; pourquoi ne voulez-vous pas qu’il en soit de même pour plus tard ?

Demandant à un homme : Avez-vous peur de mourir ?
Non, Monsieur.

En effet, tous dans la salle ont cette résignation. Du reste, pourquoi craindre la mort ? Ce n’est qu’une transformation, et quelquefois ce corps qui, à l’agonie, semble souffrir, c’est simplement une contraction de la matière qui demande à boire ou a manger.
Pourquoi craindre toujours ? N’avez-vous pas remarqué que, dans toutes vos tribulations, il vous arrivait du secours, soit pour les peines, soit pour la santé ? Est-ce que Celui qui nous a mis sur la terre ne sait pas ce qu’il nous faut ? N’est-il pas dit, et cela pour les fardeaux qui vous semblent trop lourds, « Tout ce que vous demanderez en mon nom sera accordé ? » Et lorsqu’on fait mal, ou plutôt lorsqu’on ne sait pas discerner le mal du bien, on est irresponsable.

Ainsi, voilà une personne qui est à côté de vous. Vous lui indiquez la bonne voie, et vous me donnez à moi les mêmes conseils qu’à cette personne, qui les a suivis, tandis que moi, je m’en moque et cherche encore à la détourner.

J’ai donc eu des oreilles pour ne point entendre et des yeux pour ne point voir, et il faudra payer mes dettes jusqu’à la septième génération. Et, si j’ai pu trouver sur ma route quelqu’un qui m’exempte de cette dette, je n’en serai pas moins à mon tour redevable à la personne qui aura payé pour moi.

Et, si l’on croit être dans la lumière tout en étant dans les ténèbres, la personne qui croit être dans le bien en faisant le mal se détourne de la lumière lorsqu’elle l’aperçoit. La preuve qu’elle en a conscience c’est qu’elle cherche toujours à mettre le mal dans les ténèbres. Il faudra qu’elle arrive à mettre les ténèbres dans la lumière et la lumière dans les ténèbres.

L’âme peut, à la mort, s’élever et s’éloigner du corps, mais il reste ce qu’on appelle la vie du corps, le « périsprit » qui accompagne le corps jusqu’à ce que nous le retrouvions. Car, je vous l’atteste, notre corps est de toute éternité et nous ressusciterons. Je vous parlerai bientôt du premier homme et de sa formation. Aujourd’hui, il faut que vous me fassiez la promesse de faire tous vos efforts pour faire le bien et ne dire du mal de personne. Et maintenant, puisque vous m’avez tous promis, à mon tour, je vais demander pour tous, et vous les aurez la paix du cœur, le calme et la force dans les peines.

Ceux qui ont suivi le bon chemin ont une agonie courte. La mort n’est effrayante que pour ceux qui entourent le mourant.

On ne souffre pas au moment de la mort ; ce qui fait souffrir, c’est la peur que l’on a d’elle. Et pourquoi cette peur ? La mort n’existe pas. C’est un manque de confiance envers Dieu que d’avoir peur d’elle. Souvent ceux qui ont l’air de souffrir, dont les organes se contractent, ne sentent absolument rien, et chantent lorsque vous croyez qu’ils souffrent. Ils ne savent où ils vont, ni où ils sont, ni d’où ils viennent. De même nous ne savons d’où nous venons, ni où nous sommes, ni où nous allons.

Ceux qui ne croient pas à l’existence de l’âme, mais gardent en eux-mêmes leur croyance, seront des retardataires, mais dans les ténèbres moins épaisses que ceux qui disent à tous :

« Il n’y a pas d’âme, rien ne reste de notre âme ni de nous, à la mort tout est fini ». De même qu’une personne à qui l’on fait l’amputation d’un bras ou d’une jambe sent toujours son membre comme s’il existait, de même certaines personnes ne se croient pas mortes et sentent leur corps. Celles qui, devant tous, ont cru que tout était fini et qu’il ne restait plus rien de nous à la mort, cherchent leurs membres et ne peuvent les trouver.

Demande. – Le Bien fait, dans la vie, avec l’espoir d’une récompense est-il compté après la mort ?
Réponse. – Certainement, il vaut mieux encore faire le bien avec la pensée que Dieu vous le rendra, que de n’en pas faire du tout. Mais il vaudrait mieux faire le mal que de ne faire ni bien ni mal. En effet, ceux-là sont les tièdes, les retardataires et, pour avancer dans le Ciel, il faut qu’il nous soit rendu ce que nous avons fait (actes, paroles, pensées). La pensée doit être pure.

Il vaut mieux rester dans la présente existence le plus longtemps possible. Une minute est précieuse. Ce qui est supprimé sera à refaire.

Il ne faut pas désirer la mort. On doit vivre pour ses parents, ses amis, ses semblables.

Les morts

Ne vivez pas avec les morts, ne parlez pas toujours des morts, car ce sont des absents qui ne peuvent pas se défendre. Vous travaillez plus pour le Ciel en vous corrigeant de vos défauts qu’en priant pour les morts. On n’oublie rien. Lorsque vous serez de l’autre côté, vous verrez ce que vous avez fait, ce que vous auriez pu faire et ce que vous auriez dû faire en bien comme en mal.

Il faut enterrer les morts et ne pas avoir recours à la crémation.

Ceux qui ont suivi le bon chemin ont une agonie courte et quittent rapidement le corps. Ils peuvent retrouver leurs parents, assister et guider les vivants et, en quelques rares cas, prier pour eux.

Les autres ont une longue agonie, restent accrochés au cadavre (fantômes, vampires) et doivent payer, de l’autre côté, jusqu’à l’extinction de leurs dettes. Puis ils sont obligés d’accepter une nouvelle destinée et ils se réincarnent.

Il vaut mieux laisser les morts tranquilles ; il ne faut pas les prier. Mais, si on est très bon, les parents viennent d’eux-mêmes.

L’oraison dominicale

Que votre Nom soit sanctifié : C’est une politesse que nous rendons à Dieu dès le début de la prière. (Il n’y a pas d’autre sens).

Ne nous laissez pas succomber dans la tentation : Le Pater a été donné pour certains êtres, ceux à qui l’on causait, et pour les encourager. Il est encore la prière de la plupart et cela parce qu’il y a, autour des hommes, des êtres que nous ne voyons pas, qui sont là et que cette parole fait réfléchir. Ce sont ceux qui nous induisent en tentation.
Au moment où nous prions et prononçons cette phrase, ces êtres qui nous tourmentaient comme nous taquinerions un enfant, se ravisent et se disent : « Mais pourquoi nous amusons-nous à faire du mal à ce petit ? » Mais le soldat véritable et qui veut marcher de l’avant ne doit pas craindre d’avoir des épreuves.

Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien : Cela veut dire : « Père, donnez-nous le pain de l’âme qui est la souffrance ». La souffrance est la nourriture de l’âme comme le froment est celle du corps. Si nous nous nourrissons, c’est pour vivre, et la vie de l’âme c’est sa communion avec N. S. Jésus-Christ.

Comment communier avec Lui ? En donnant, pour nos frères, une part de notre bonheur, comme le Christ a donné Sa vie pour nous faire participer à la vie éternelle jusqu’à ce que le plus petit d’entre nous soit parvenu au Royaume des Cieux dans lequel la souffrance est transmuée en divine allégresse.

Les intérêts matériels ne doivent pas entrer en ligne de compte dans le Pater ! En effet, Dieu pourvoit à tous nos besoins matériels. Le petit oiseau qui ne dit pas le « Pater » n’en reçoit pas moins la vie !

Dieu ne peut pas être l’auteur de nos tentations, mais Il permet que Satan nous tente afin que nous reconnaissions que, sans Lui, nous ne sommes rien. La tentation à laquelle on résiste est le meilleur moyen de travail, mais il ne faut pas s’y exposer pour avancer.

Tout homme travaille forcément puisqu’il a en lui en même temps les sept péchés capitaux et les vertus qui leur sont opposées.

L’orgueil

C’est l’Homme même ; il est impossible de le vaincre. Aussi le Ciel ne nous demande-t- il que d’aimer notre prochain. L’égoïsme est la racine de tous les vices ; l’orgueil en est une partie.

L’orgueil est sur notre tête ; mettons-le sous nos pieds. Demande. – Que faut-il faire pour être des « Enfants de Dieu » ?

Réponse. – Ce sont les petits qui sont les enfants de Dieu, les malheureux qui sont obligés de gagner leur vie à la sueur de leur front, ou alors, parmi les gens riches, ceux qui croient que ce qui est esprit naît de l’esprit, et que ce qui est chair naît de la chair.

Mais personne ne veut être petit. Nous sommes tous grands et personne ne voudrait serrer la main d’un malfaiteur ou d’un criminel. C’est l’orgueil qui nous perd, et il faut s’en débarrasser.

L’orgueil est la source de tous nos maux. Il nous oblige à penser à nous avant de penser à nos frères ! Le Ciel nous laisse livrés à nous-mêmes si nous croyons à notre force, et l’orgueil tue.

Les prophètes, les apôtres et les disciples du Christ n’ont fait des miracles que par la volonté de Dieu, mais ils n’ont jamais dit que c’était par eux-mêmes.

On voudrait savoir comment il faut faire pour arriver vite ? Rien de plus simple : il faut se souvenir que l’Homme n’est rien et qu’il est tout. Celui qui croit savoir ou qui estime être quelque chose n’est rien…

Le pardon

Dans la vie on progresse sans cesse et, au fur et à mesure des progrès réalisés, on change de guide. D’où la nécessité de faire la paix IMMÉDIATEMENT avec ses ennemis, car, en offensant ses ennemis, on offense son guide, et la paix ne peut être faite qu’entre les intéressés eux-mêmes. Sinon il faudrait attendre que dans la série des réincarnations la même période se produisît et que le pardon fût accordé. Il faut même que l’offensé prie pour l’offenseur.

Pardonner à qui nous nuit c’est semer en lui le germe qui, un jour, produira le remords et le retour au Bien.

Je sais qu’il faut être humain. Ainsi voyez cette dame qui est satisfaite d’avoir fait condamner quelqu’un à vingt ans de travaux forcés ; elle se frotte les mains. Eh bien, pensez- vous que si nous avions eu les mêmes instincts que la personne qui vient d’être condamnée nous n’en aurions pas fait autant ? Il y a très peu de personnes dans cette salle qui, étant enfants, n’aient pas dérobé quelque chose à leurs camarades.
Et il y a des enfants qui, à 10, 15 ans, ont la même responsabilité que plus tard. Il y a des gamins qui, condamnés, viennent plus tard vous demander des places. Vous pensez qu’ils feraient très bien votre affaire, mais leur casier judiciaire n’est pas bien blanc : vous les renvoyez ailleurs chercher du travail. S’ils n’en trouvent pas, vous les condamnez à recommencer, et, recommençant, ils sont bientôt mis hors la Société. Savez-vous qui vous condamnez ainsi ? Votre frère. Lorsque vous savez qu’un enfant a été condamné, vous dites : C’est bien fait. Et vous voudriez tout de suite vous rendre compte et voir la figure des parents. Ah ! Si c’était vous, ce serait différent, vous seriez à plaindre. Trouvez-vous que ce soit bien ?

Et lorsque vous aurez offensé quelqu’un, ce n’est pas la personne que vous avez offensée que vous irez trouver ; vous irez trouver le confesseur, et vous lui direz : « Mon père, – car c’est ainsi que vous parlez à votre confesseur – pardonnez-moi ». Mais si vous voulez aller au fond des choses, questionnez-le sur la rémission des péchés. Il sait parfaitement que pour les choses de Dieu c’est de son ministère, et qu’il n’en est pas de même pour l’offense à un semblable. Mais moi, j’ai aussi un confesseur, et je m’adresse à lui après une offense à mon prochain. Mais j’irai d’abord trouver la personne offensée et lui tendre la main : « Faisons la paix ». Et je demanderai à Dieu, pour le pardon, si j’ai fait une peine, de passer par la même peine pour l’obtenir.

Et dans les affaires, lorsque vous vendez un objet bien au-dessus de sa valeur, vous pensez que dans le commerce c’est autorisé. Eh bien, c’est un vol, et le vol n’entre pas dans le Ciel. Il y a ici quelques personnes qui ont pu commettre cette faute : pour ce qui a été fait jusqu’à ce jour, je demande à Dieu qu’une éponge soit passée.

Il ne faut pas en vouloir à ceux qui se trompent, qui font des sottises. Si votre voisin a de grands défauts, ne lui en veuillez pas. Si vous pouviez lui examiner le cerveau, dans sa constitution, vous verriez que les organes ne sont pas encore parfaits. Il ne faut pas être orgueilleux. Si votre voisin l’est, il faut que votre exemple lui fasse faire des efforts pour changer. S’il est violent et vous fait du mal, faites-lui voir que vous ne vous vengerez pas, que vous lui pardonnez ; faites ce que vous pouvez pour le ramener au bien. Si vous voulez cheminer vers le Ciel, il faut absolument abandonner votre vous-même, il faut absolument croire à l’immortalité de l’âme, que Dieu ne nous a pas laissés seuls, que tout ce qui nous arrive c’est par Sa volonté, qu’il nous a donné une Ame qui part de Lui.

Tout ce qui existe, existe par la volonté de Dieu, et il faut tous plier sous le joug des lois civiles, qui ne peuvent être justes, puisqu’elles ont été faites par des hommes qui ne le sont pas.

L’Évangile nous dit qu’on se servira envers nous de la même mesure que celle utilisée par nous envers les autres. Il faut donc avoir de son frère le pardon des injures ou du mal qu’on a pu lui faire.

Si Notre Seigneur venait sur la terre et entrait dans cette salle, Le croirait-on ? Non : Eh bien, il vaut mieux croire sans avoir vu, car il serait trop tard pour prier. Mais lorsque vous priez, ayez soin de chasser loin de vous la rancune, et lorsque vous dites : « Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés », rentrez en vous- mêmes, n’en voulant à personne, car, autrement, ceux que vous ne voyez pas, mais qui sont chargés de transmettre votre prière seraient scandalisés.

« Lavez-vous les mains » avant de prier, non pas avec de l’eau et du savon, mais de toutes les impuretés, et alors votre prière sera exaucée, et si elle ne l’est complètement, Dieu, qui sait ce qu’il nous faut, vous donnera autre chose en surplus.

N’avez-vous pas lu aussi dans l’Évangile : « Aucun ne pourra entrer dans le Ciel qu’il n’ait reçu le pardon de celui qu’il aura offensé ». Et, je l’atteste devant Dieu, nul ne pourra rencontrer sur sa route un de ceux qui ont le pouvoir de délier ce qui a été lié, s’il n’a eu le repentir.

Tout péché sera pardonné, même envers Dieu, mais non le blasphème contre l’Esprit- Saint.

Ce dont l’Église ou plutôt le prêtre ne s’inquiète pas, c’est de savoir, en confession, quel est celui que vous avez offensé et la peine que vous lui avez faite. Eh bien, moi, je vous affirme que cette absolution ne sera valable que si celui que vous avez offensé a pardonné. Et si un homme, seul avec un enfant, disait à cet enfant : tu es menteur, ce serait une insulte si c’était vrai, mais si ce n’était pas vrai, il faudrait qu’il reçût le pardon de cet enfant pour entrer dans le Ciel, ainsi que le pardon des témoins. Mais s’il n’y en avait pas, direz-vous. Détrompez- vous. Il y avait là peut-être plus de deux cents êtres invisibles devant lesquels le pardon devra être prononcé. Nous ne sommes jamais seuls.

L’oubli est une sorte de pardon, le plus facile. Quand un de nos organes oublie son mal, c’est le commencement de toute guérison.

Dans l’Évangile, il est dit : « Faites la paix de ce côté, car dans l’autre c’est très difficile ». En effet, une personne en offense une autre : elle offense aussi son guide. Dix, douze années se passent ; ces personnes ont acquis un peu de perfection et ont toutes deux changé de guides. La mort arrive. De l’autre côté, ces deux personnes devront faire la paix ; il faut pour cela qu’elles se retrouvent d’abord, puis les deux guides qu’elles avaient lors de leur brouille sur la terre. C’est fort difficile. La personne qui a offensé, lors même que le mal qu’elle a fait lui a été pardonné, doit souffrir, à moins qu’il ne soit demandé pour elle par la personne offensée.

Quoique vous puissiez recevoir l’absolution d’une vilaine action après confession, je vous dis, moi, que vous n’en serez pardonnés que si la personne offensée vous a pardonnés. Vous pouvez vous estimer heureux que je ne sois pas curé, car je ne vous donnerais l’absolution que lorsque vous auriez vraiment réparé le mal.

Pour obtenir le pardon des offenses et gagner le Ciel, il ne suffit pas d’une confession et d’une absolution quelconques ; c’est un acte de contrition du fond du cœur et le pardon de celui qu’on a offensé qu’il faut avoir.

Demande. – Et si celui qu’on a offensé refuse le pardon ?
Réponse. – Alors celui qui a demandé à l’offensé un pardon qu’on lui refuse est dégagé et c’est affaire à son ange gardien de lui pardonner cela.

Pour arriver à nous perfectionner, il ne faut avoir de rancune contre quiconque, car il est dit dans l’Ecriture Sainte : « Pas un cheveu ne tombe de la tête sans que cela ne soit rendu ».

Mais de l’autre côté ? – Non. C’est de ce côté-ci qu’il faudra payer, car ce qui est lié dans le Ciel sera délié dans le Ciel, et ce qui est lié sur la terre sera délié sur la terre. Ainsi, vous avez un procès avec quelqu’un. C’est votre voisin qui le perd et c’est vous qui le gagnez. Croyez-vous, si vous venez à mourir, que la querelle sera vidée ainsi ? Non. Il faudra que vous reveniez, jusqu’à ce que vous ayez fait la paix avec votre frère, et cela devant autant de témoins qu’il y en aura eu au moment de la querelle. C’est pourquoi je vous dis : Faites la paix en ce monde, car il très difficile de la faire en l’autre. A moins que vous ne trouviez sur votre chemin un de ceux qui ont le pouvoir de lier ou de délier. Mais si vous avez des griefs contre quelqu’un, même si vous avez raison, vous devez faciliter par tous les moyens cette personne à venir vous demander pardon, non pas pour vous, mais pour lui éviter des peines. Allez lui tendre la main, ce sera un devoir de charité.

La pensée

La pensée est une étincelle de l’âme. La pensée est, d’après les savants, l’apanage du cerveau, mais nous, qui sommes pauvres en esprit (et il est dit dans l’Évangile : « Heureux les pauvres en esprit ») nous disons que la pensée est réfléchie par le cerveau et qu’il faut bien quelque chose pour faire fonctionner cette pensée, pour qu’elle pénètre dans le cerveau. Quel est ce quelque chose et d’où vient cette âme ? Elle vient de Dieu.

Tout dans la nature est lié ; toutes nos pensées se répercutent en bien comme en mal. De là vient que nous avons des joies ou des lassitudes que nous ne pouvons nous expliquer.
La pensée est distincte du raisonnement ; la pensée est une pénétration directe dans la lumière.

La persévérance

Ce n’est qu’en persévérant que l’on arrive au but. Cela peut être long et difficile, mais le Ciel peut donner la réussite parfois tout d’un coup.

Sur M. Philippe lui-même

Beaucoup d’entre vous pensent que je suis Jésus, ou presque lui-même. Je suis le chien du berger et le plus petit d’entre vous.

Quelques-uns disent ; Pourquoi ?
Parce qu’en effet je suis tout petit, et c’est parce que je suis petit que Dieu exauce souvent mes prières, tandis que vous, vous êtes trop grands, et c’est pour cela aussi que Dieu ne vous entend pas.

Bien des personnes disent que je suis Jésus-Christ. Détrompez-vous. Je vous atteste que je ne le suis pas. Je ne suis que le simple berger, le mandataire, et tout ce que je fais, ce n’est pas moi qui le fais, c’est Celui à la volonté duquel rien ne résiste.

S’adressant, un jour, à Ravier : « Je ne suis pas le Christ ! Tu vas me promettre de dire que je ne le suis pas. Je le vois quelquefois. »

« Je n’ai pas suivi la même voie que les hommes ; c’est pourquoi je n’ai aucun mérite. Je suis tout petit, le plus petit ».

Je vous atteste que celui qui aimera son prochain comme lui-même sera toujours entendu et exaucé.

Ne soyez pas inquiets à mon égard, car, croyez-le, je suis venu apporter la Lumière dans la confusion, et je ne suis pas venu sans armes, sans bonne escorte. Armé de la Vérité et de la Lumière je triompherai ; soyez-en persuadés.

Si je ne pouvais supporter la lutte je n’aurais qu’à désirer le repos et je l’aurais immédiatement. J’ai été envoyé ici pour avoir soin de mes frères, les encourager, les aimer, les bénir, les sortir du trouble. Je ne cesserai mon œuvre que quand elle sera achevée.

Dieu veille sur nous ; ne craignez qu’une chose, celle de faire le mal. Je saurai consoler celui qui a pleuré, et sauver ce qui est perdu.

Ce que je fais, je le referai encore, car je n’ai jamais fait le mal : j’ai été inculpé, c’est très vrai, j’ai été bien insulté, mais j’ai la grande satisfaction d’avoir toujours rendu le bien pour le mal.

Bientôt vous saurez pourquoi je ne puis plus rester aux séances, mais le Ciel ne vous abandonnera pas. Priez et vous serez exaucés. Avant la fin du mois, vous ne me verrez plus…

Dans cinquante ans je serai là de nouveau, parti et revenu (15/11/1903).

A Loyasse son cercueil se trouve à main droite en regardant la tombe et à 30 cm du sol. Lors du cataclysme qui bouleversera Lyon et Fourvière son corps sera mis à jour. (Prédiction de M. Philippe).

Les planètes, la Lune et le Soleil

L’homme a été créé sur la terre et sur bien d’autres terres. Car il ne faut pas croire qu’il n’y en ait qu’une, de même qu’il y a plusieurs Ciels et cela depuis avant la Création.

Le Soleil est habité. Quelques êtres sont venus sur terre par le soleil. Ceux-là sont maîtres de tous ceux qui viennent de la lune. Ils ont laissé leur corps sur le soleil.

Il y a des habitants dans la Lune. Presque tous les hommes de la Terre viennent de la Lune.
La Lune est la mère de la Terre. Elle est donc bien loin d’en être le cancer.

Les plantes

Les plantes portent sur leur tronc, leurs feuilles et leurs fleurs, leurs vertus écrites pour qui sait lire…
Lorsqu’on plante un végétal on doit le planter de préférence après le coucher du soleil et mieux, la nuit.

Les simples, les plantes ont respectivement leur action propre sur une maladie (…) En général les plantes à odeur douce et suave, faible, sont plus actives. L’odeur, le parfum est, en effet, une vertu de la plante qui ne demeure pas ; et comme une plante ne peut pas tout avoir, si elle a un fort parfum elle a peu d’action médicamenteuse.

La prière

Les prières des hommes sont entendues et dépassent la matière depuis que le Verbe s’est fait chair, car le Christ est venu pour que nous puissions nous adresser au Père.
Prier, ce n’est pas prononcer beaucoup de mots, mais c’est unir tous les sens en Dieu.
Que faites-vous quand vous priez ? Vous demandez de n’avoir pas de tribulations, d’avoir tout ce dont vous avez besoin. Eh bien ! Permettez-moi de vous dire que j’appelle ces prières de la paresse, et la paresse n’entre pas dans le Ciel.

Dieu a dit : « lorsque vous serez réunis en mon nom, je serai au milieu de vous ». Cela veut dire que lorsque le cœur, le cerveau et l’esprit sont d’accord pour prier, Dieu est avec nous pour nous donner ce dont nous avons besoin.

Veuillez et priez ! Veillons pour que nous nous ne succombions pas à la tentation du démon qui nous pousse sans cesse au mal. Prions du fond du cœur, car il est en nous des êtres insatiables qui s’abreuvent de la prière.

Bientôt je choisirai des adeptes qui prieront ensemble une heure par semaine pour les malades.
Il est des êtres qui prient pour nous, c’est donc une dette. Nous devons prier pour les autres.
La prière sans la charité préalable ne peut rien.

 Si vous voulez que le ciel entende vos prières, aimez votre prochain comme vous- même, n’ayez aucune rancune contre personne, ne parlez jamais en mal des absents.

On doit toujours prier. Le Ciel nous dit de demander.
C’est très difficile de prier, et tous nous sentons cela. Voilà pourquoi nous sommes poussés à faire des vœux.

Oui, on doit prier pour apprendre à prier. On apprend à un petit enfant sa prière : quand il est devenu un vieillard, il se souvient encore de cette prière que ses parents lui ont apprise à deux ou trois ans, et ce sera peut-être la seule chose dont il se souviendra de son jeune âge. Et cette prière, chaque fois que l’enfant la récitera, sera comptée à ses parents. Faites le bien, et vos ancêtres profiteront de ce que vous avez fait. Il ne faut jamais se raidir contre le bien si vous voulez aller vers la lumière vers Celui qui vous a envoyé sur cette terre. Il faut subir avec calme et résignation toutes les adversités, tous les ennuis, tous les tourments qu’Il vous envoie…

Savez-vous pourquoi Dieu n’entend pas toujours votre prière ? Souvent vous vous occupez de votre voisin et parlez de lui, et lorsque vous priez, vous êtes distrait par ce que vous avez bien pu dire de lui. Il y a un proverbe qui dit : « dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es ». Cela s’applique à l’âme comme au corps, et notre prière ne peut être entendue que selon que notre esprit est plus ou moins distrait.

La prière seule ne peut nous sauver, mais elle donne prise à notre ange gardien pour nous conduire. Il est nécessaire de prier souvent, avant le sommeil, au réveil, et enfin élevez votre âme vers Dieu.

Ce qui fait que Dieu n’entend pas la prière de tous ceux qui prient, ce n’est pas qu’Il est loin d’eux mais c’est qu’eux sont loin de Lui. Dieu est partout. Si la prière est entendue vous le sentirez à un état spécial d’extériorisation, d’inspiration, de lumière intérieure, mais pas de souffle ni de tremblements matériels. C’est quelque chose de grave de promettre à quelqu’un de prier pour lui. On est lié, il faut le faire, prendre sur le sommeil lui-même si c’est nécessaire. – La prière inattentive est pour les êtres invisibles qui l’entendent un sujet de moquerie. – Il faut prier chez soi. – En se réveillant, prier de ne pas se mettre en colère. – Si on prend la plus petite parcelle de notre corps et qu’on la divise en mille, chacune de ces parties a un esprit. Les êtres qui sont en nous ont besoin d’aller au temple, dans notre cœur, entendre des prières. – Une mauvaise pensée nous empêche de prier ; c’est un scandale pour ces êtres ; c’est dans ce cœur spirituel qu’est déposée l’étincelle de Dieu qu’il nous faut faire grandir…

L’humilité est nécessaire pour que la prière soit entendue. – Les prières des hommes sont entendues et dépassent le plan de la matière depuis que Jésus-Christ s’est fait chair.

Ne cherchez pas le repos, cherchez la guerre, cherchez les incrédules, les méchants, les ignorants, les malades, et guérissez-les en donnant de vous-mêmes, malgré toute la gêne et tout l’ennui que cela vous causera. Si vous revenez de là appauvris, fatigués, épuisés, même atteints de doute par leurs arguments, renfermez-vous dans la chambre, dans votre chambre, dans la solitude, et PRIEZ ; la force et la vigueur vous reviendront.

En priant il ne faut demander l’allégement de ses souffrances que lorsque le fardeau qui nous est confié nous semble trop lourd, et prier aussi pour ceux qui ne savent pas ou ne

 peuvent pas le faire. Point n’est besoin de le faire pour les morts. Laissons-les où ils sont et restons où nous sommes. Et je vous affirme qu’en demandant pour ceux qui ne peuvent le faire, en demandant de supporter leurs peines, vous leur donnerez alors l’exemple de supporter à leur tour celles de leurs frères.

C’est le seul moyen d’avoir accès au Ciel, car pas un ne peut y entrer s’il n’aime son ennemi comme lui-même, et si cet ennemi n’entre pas dans le Ciel, vous n’y entrerez pas non plus.

Ah, je sais bien, bon nombre de personnes bien malades font venir leur confesseur, demandent et reçoivent l’absolution, et pourtant meurent tout en ayant demandé et cru obtenir la guérison. Le signe que le mal est pardonné est bien de voir le mal s’éloigner du malade, et pourtant ils meurent.

Et j’ai vu, à côté de cela, des « charlatans » venir au chevet de malades à l’agonie, près de mourir, leur dire que leurs péchés leur étaient remis, et les voir guérir aussitôt.

Avec la foi, on peut faire des miracles. Et pourtant chaque jour dans vos prières, vous dites : « Mon Dieu, je vous aime, je hais le péché par amour de vous, je crois en vous ». Et chaque jour vous dites aussi : « Qu’est-ce que nous allons faire l’année prochaine, dans dix ans, et si le ciel tombait que deviendrions-nous ? » Pourquoi pensez-vous tout cela ?

Quelqu’un dit : Parce que nous n’avons pas la foi.

Oui. Et si quelqu’un d’entre vous a la FOI, tout lui est possible : de faire pleuvoir en temps de sécheresse ; d’arrêter le vent qui souffle et cela trois heures après l’avoir demandé, et même tout de suite si c’est nécessaire. Mais pourquoi avoir peur, toujours peur ? Je suis devant vous et je suis derrière vous. J’ai été avant et je serai après, et partout où je suis, je suis chez moi, et voilà pourquoi, quand vous êtes ici, vous êtes chez vous.

Si vous saviez quelle puissance il y a dans la prière d’un petit enfant ! Soyons donc comme les petits enfants et prions comme eux que Notre-Seigneur aimait voir venir à Lui.

On doit toujours prier pour apprendre à prier.

Il ne faut pas avoir de soi-même. Lorsque vous allez vers un bon confesseur il vous dira : il faut beaucoup prier pour élever votre âme et demander toujours à Dieu. Et qu’est-ce que vous faites quand vous priez ? Vous demandez de n’avoir pas de tribulations et d’avoir toujours ce dont vous avez besoin. Eh bien, permettez-moi de vous dire que j’appelle cela de la méchanceté, de la paresse, et la paresse n’entre pas dans le Ciel. Il y a dix ans je ne vous aurais pas parlé ainsi, mais les temps sont à la fin, et il sera bientôt trop tard. Que celui qui a fait bien fasse bien, que celui qui a fait mal fasse mal, car ceux qui ne croiront pas maintenant sont les tièdes. Pour arriver au bien il faudra tout connaître, et il vaut mieux ne pas être que de n’avoir fait ici ni bien ni mal.

Les vivants ont besoin de plus de prières que les morts mais si vous avez promis de dire ou de faire dire des prières, tenez votre promesse et, si vous promettez quelque chose à Dieu, le Ciel ne vous êtes exaucera que quand on vous aurez tenu votre promesse.

Si vous restiez seulement une demi-journée sans avoir de mauvaises pensées, de mauvaises paroles, sans parler en mal des absents, sans juger personne, la prière que vous feriez après serait entendue du Ciel. J’ai dit souvent : « il vaut mieux ne pas prier que de prier

 mal car si vous priez après avoir fait du mal à quelqu’un et que vous disiez : « J’aime mon prochain », vous dites un mensonge et les mensonges sont formellement interdits par la loi du Ciel. Mais priez, même ne seriez-vous pas entendus si vous venez de vous emporter ou de commettre un autre pêché, car par la prière, vous améliorez le mal que vous venez de faire. Toutes vos mauvaises pensées, toutes vos paroles inutiles seront autant d’obstacles que vous trouverez un jour sur la route du Ciel. Soyez complètement désintéressés. Si vous êtes malades et que vous demandiez la guérison dans vos prières, que ce ne soit pas pour en retirer un profit ou une satisfaction personnelle, mais bien pour que d’autres que vous en profitent.

(Monsieur Chapas) : Les mamans doivent apprendre à leurs enfants à prier dès le bas âge et à mettre toute leur confiance en Dieu seul. Il faut semer le bon grain dans ces jeunes cœurs pour que la récolte se fasse bonne.

(Le Maître) : Pour aimer son prochain, il faut surtout oublier son passé. Les temps ne sont pas éloignés où celui qui ne croit pas en Dieu sera forcé de prier, car alors la terre ne pourra plus rien produire et tous devront prier pour demander au Ciel leur nourriture. Dieu a dit « l’homme sera un jour ce qu’il se sera fait lui-même »

Une prière qui n’est pas entendue de Dieu peut cependant être entendue d’autres êtres qui alors, nous aident.

Pour qu’elle soit entendue, il faut d’abord pardonner aux ennemis puis remercier le Ciel.
Veuillez et priez… le Ciel peut tout !
Il y a des êtres dont la prière est le pain comme l’air pour les poumons.

Il faut s’« enfermer à clé ». Que le corps, l’esprit est l’Ame soient un. Tenir 24 heures s’il le faut pour atteindre à cet état. Les cellules de nos lèvres sont responsables. C’est quelque chose de très grave et de très grand que de prier.

Vous me demandez ma protection, mais je ne peux pas plus que vous protéger quelqu’un. Vous venez ici, vous êtes soulagés. Les uns viennent pour maladie, les autres pou r des peines morales, mais tous vous demandez du soulagement. Vous conserverez quelques heures de bons sentiments l’esprit tourné vers le bien. Dieu a dit : « Lorsque vous serez plusieurs réunis en mon nom, il vous sera accordé ce que vous demanderez » ; Dieu a dit aussi : « aidez-vous les uns les autres », soit par la prière, soit par tout autre moyen. Vous allez me promettre d’aider cette dame à payer pour son enfant, vous ferez des efforts pour rester 24 heures sans parler des absents. Et cette dame pour vous remercier demandera au Ciel pour vous tous, du soulagement.

Inutile de prier pour les morts ; nous ne savons pas où ils sont.
Quand on a confiance, il est permis de demander pour le matériel.

Dans la prière, on ne remercie pas assez. Il faut prier sans cesse et remercier. On peut prier n’importe où, n’importe quand, parce que Dieu n’est jamais loin de nous. C’est nous qui nous tenons loin de Lui… il suffit de demander du fond du cœur, sans formules savantes, car chercherait-on partout, dans les millions de mondes et de soleils semés par la main du Père, jamais on ne trouvera mieux que l’Oraison dominicale ; Et si vous n’osez pas vous adresser à ce Père si bon, priez la Vierge et elle présentera votre requête à son fils qui l’acceptera. Cependant, pour que votre voix monte jusqu’au Ciel, il faut être tout petit… le Ciel n’écoute que les faibles.

Si, du fond du cœur, part une prière, des êtres l’entendent… C’est le soleil pour eux, pour tout l’organisme. Si une mauvaise pensée nous empêche de prier, c’est un scandale pour ces êtres.

L’Oraison dominicale, qui nous vient du Ciel par le Fils, ne peut se prononcer sans que celui qui la dit du fond du cœur ne soit uni d’intention avec Notre-Seigneur.

Lorsque nous prononçons : « Donnez-nous aujourd’hui notre pain quotidien », cela veut dire : « Père, donnez-nous le pain de l’âme qui est la souffrance. » La souffrance est la nourriture de l’âme comme le froment est la nourriture du corps.

Il vaut mieux être dans le combat de la vie courante mais les Ordres contemplatifs empêchent, par leurs prières, beaucoup de mal.

La prière est une rosée qui retombe tout autour de nous.

Prière avant de magnétiser : « Notre Père, gloire à vous, ayez pitié de nous ! Que votre divine volonté soit faite ! Je désire agir sur tel organe. »

Qui apprend la prière à un enfant en sera récompensé.
Certaines personnes tiennent ce propos : « Dieu sait ce qu’il me faut ; je n’ai donc pas besoin de prier ».

C’est vrai mais nous devons quand même demander car il y a en nous des êtres qui attendent la prière avec anxiété.

Il faut, quand on assiste à une exécution, prier pour le condamné, pour les assistants et pour les juges.

Prier debout ; penser à la prière avant de commencer.

Comme prières, le Pater et l’Ave Maria suffisent.

Socrate, en buvant la ciguë, a bien fait d’obéir à la loi. Mais, si en même temps qu’il obéissait, il s’était adressé à Dieu pour le prier de lui pardonner son obligation d’exécuter la sentence, il est probable que la ciguë n’aurait produit sur lui aucun effet mortel.

Tous les matins remercier le Ciel de nous avoir protégés, demander à Dieu de ne pas succomber à la tentation et prendre la résolution de ne pas se mettre en colère, pardonner d’avance aux personnes qui pourraient nous faire de la peine.

Comment doit-on prier ? Pour prier, il ne faut pas être distrait et il faut savoir ce que l’on veut demander ; mais on sait rarement ce que l’on demande car nous sommes des enfants. Il faut toujours commencer par remercier des bienfaits que nous accorde journellement le Ciel, puis faire acte d’humilité en se reconnaissant indigne d’adresser la parole au Seigneur ; et enfin faire sa demande.

De notre cœur il faut faire un temple.

Les procès

Évitez les procès ; ils nourrissent les pieuvres !
S’adressant à une personne : dans vos difficultés, n’avez-vous pas toujours senti la protection de Dieu ? Que craignez-vous ? Tout ira comme vous le désirez à une condition. Vous avez un procès que vous avez gagné ?

Oui

Il ne l’a pas été justement. Voulez-vous me promettre une chose ? (Si j’étais prêtre et que vous soyez un homme, je vous dirais certaines choses en tête-à-tête ; ces choses, je ne puis les dire devant tout le monde). Voulez-vous me promettre que vous restituerez aux personnes la somme qui vous a été accordée par le tribunal ?

Oui

En matière de procédure, qui de vous ne tomberait sur son voisin pour gagner son procès ? Bien mieux, quelques uns appelleraient volontiers de faux témoins. Malheur à ceux- là. Ceux qui ont été appelés à nous juger ont été appelés par Dieu, quoi que leurs jugements ne soient pas toujours justes, puisque l’Homme est injuste.

Le Purgatoire

L’église enseigne que l’âme passe un moment par le Purgatoire et, de là, va au Paradis. Il y a des âmes en effet, qui se trouvent bien là où elles sont, se contentent de ce qu’elles ont et veulent rester là.
D’autres, plus ambitieuses, vont plus loin ; d’autres, ardentes, ne s’arrêtent jamais et donnent leur récompense à d’autres âmes qui sont dans les ténèbres et n’en peuvent sortir d’elles-mêmes. Aucun être ne reste éternellement dans les ténèbres (le Purgatoire).

Règles de vie

Ce que les gens désirent n’est pas toujours ce qui leur est bon. On dit : « que votre volonté soit faite », mais on pense : « d’abord la mienne. »

Tous les préceptes se résument en un seul : Nul n’entrera au Ciel qu’au jour où rien ne lui coûtera. Tant qu’un acte à accomplir pourra lui occasionner quelque peine, il ne sera pas prêt.

Ne pas dénoncer un coupable

Lorsqu’un coupable est jugé par les lois civiles et subit une peine, il est dispensé d’être jugé par les lois du Ciel. Ceux qui jugent seront jugés à leur tour. Mais surtout, ce qu’il ne faut pas faire, c’est dénoncer un coupable. Celui qui accomplit cet acte méritoire de ne pas dénoncer peut être sûr d’être, un jour, l’ange gardien d’un coupable pour lequel il pourra obtenir le pardon du Ciel. Ou bien il aura, dans sa propre famille, jusqu’à la septième génération, un coupable qui sera pardonné grâce à son acte méritoire et qui échappera au châtiment.

Il ne faut pas médire, c’est offenser Dieu car le prochain a, en lui, comme nous, une étincelle de Dieu.
Celui qui jette une pierre au prochain se la jette à lui-même. Soyez un puits pour les fautes d’autrui.
Commencez petit à petit à ne pas parler des absents. Il viendra un moment où vous n’en aurez plus l’occasion et où vous ne jugerez plus personne car vous saurez que c’est un péché.
L’oubli est une sorte de pardon. Pardonner à celui qui nous nuit, c’est semer en lui le germe qui, un jour, produira le remords et le retour au bien.
Demande. – Si l’on est appelé comme témoin, peut-on accepter de l’être ?
Réponse. – Oui, mais il ne faut pas dénoncer, et si vous savez quelque chose qui puisse faire condamner, il faut l’oublier.

Cacher sa tristesse

Ne jamais manifester sa tristesse ; se cacher pour pleurer ; sourire au dehors. – Il faut aider tout le monde sans s’occuper de savoir si celui qu’on aide est un ivrogne, un voleur, etc. Ne faire souffrir personne. – Ne jamais user de l’épée, même pour un diable ; agir par la douceur.
Lorsque vous avez beaucoup d’ennuis, beaucoup de luttes, il ne faut pas le laisser paraître. C’est-à-dire que pour arriver à la perfection, il ne faut pas qu’on puisse dire : Ah, comme cette personne a l’air d’avoir de l’ennui.

Ne pas punir les maraudeurs

Si l’on est attaqué dans la rue, se protéger, parer les coups, mais ne jamais frapper ou tuer. Celui-là n’est jamais attaqué qui ne l’a pas mérité lui-même.
Il ne faut pas tuer ni punir les maraudeurs. On n’a pas le droit de tuer un lièvre qui mange nos choux, un oiseau qui mange notre blé, un voleur qui prend nos raisins. Dieu a peut-être voulu que ces raisins servent à cet homme et que ce blé soit pour cet oiseau. Vous devez être une Providence pour tous ceux qui viennent à vous !
Si quelqu’un vous dérobe quelque chose, donnez-lui beaucoup plus qu’il ne vous a pris. Si quelqu’un vous fait du tort, pardonnez-lui et je vous affirme que Dieu vous rendra par la porte ce qui sera sorti par la fenêtre.

Divers conseils

– Matez-vous si vous ne voulez pas être matés !
– Pour nous connaître, voyons ce dont nous chargeons le prochain.
– On ne fait pas d’effet en parlant. Il vaut mieux donner le bon exemple.
– Ne dire du mal des gens qu’en leur présence.
– Ne jamais juger autrui !
– L’Homme n’est pas fait pour vivre seul mais en société.
– Il ne s’agit pas seulement d’avoir le bon vouloir ; il faut aussi l’action qui est la lutte.

Il faut travailler même pour enrichir ses patrons. Du moment que nous sommes payés pour faire un travail nous devons le faire consciencieusement.
Le maître doit être juste mais non faible avec ses serviteurs, car il en a la charge.

Parler trop tôt ou enseigner à un être des vérités prématurées, c’est lui faire du mal. Il ne faut pas « causer » avec les « sourds ». (Les perles données aux pourceaux…).

Les chemins tracés par la nature sont nombreux et variés ; ils doivent être tous suivis par des êtres différents, les rôles ingrats comme les beaux. Ne jugez donc personne !

Guérison et charité

Un homme vient à une séance pour une jambe malade qu’on devait lui couper… En 3 séances il est guéri ! Monsieur Philippe précise : « Il faisait porter des paniers de provisions aux malheureux et il ne l’a jamais dit ».
(A propos d’un malade menacé de cécité) : Et savez-vous pourquoi cet homme ne deviendra pas aveugle ? Il a dans un temps, sans cependant être très généreux, fait quelque chose de bien, et ce quelque chose lui a attiré la protection de Dieu.

Charité et prière

De notre cœur il faut faire un temple. Si, du fond du cœur, part une prière les êtres qui sont en nous l’entendent et c’est le soleil pour eux, pour tout l’organisme. Le cœur est notre propre temple.
Elles tombent une à une vos larmes ! Et ce petit ruisseau clair et pur qu’elles forment dans l’invisible revient à vous pour vous désaltérer. Ne croyez pas que vos actes se perdent. Tôt ou tard vous en recueillerez le fruit.
Il est du devoir du riche de donner au pauvre, et de celui qui n’a rien de ne pas envier le riche, car l’un et l’autre manqueraient à la charité, et nul n’entrera dans le royaume de Dieu s’il n’a la charité. La foi et l’espérance ne sont rien sans la charité.

La réincarnation

Si l’on ne croit pas à la réincarnation, il est impossible d’expliquer ces deux paraboles du Christ : « La septième génération ne passera pas sans que tu payes tes dettes jusqu’au dernier yota ». – « Tu n’arracheras pas un cheveu de la tête de ton frère, sans que cela te soit rendu ».

Si, sur le chemin qui nous a été donné, on fait le mal et si on ne répare pas la mauvaise action, il ne se passera pas sept générations sans qu’on soit revenu pour réparer.

Nous revenons avec les passions que nous n’avons pas combattues.
C’est par modestie que Jean-Baptiste disait qu’il n’avait pas été Elie.
Nous sommes tous frères ; les petits enfants paient pour les grands-parents.

Je ne sais si vous croyez à la réincarnation : vous êtes libres d’y croire ou non. Ce que je sais, c’est que je me souviens d’avoir existé, d’être reparti et revenu, et que je sais quand je repartirai. Mais y a-t-il rien qui montre davantage la justice de Dieu que ce temps qu’il nous laisse pour racheter nos fautes. Et pourquoi, sans cette justice, telle personne serait-elle plus heureuse que telle autre, plus intelligente ou plus disgraciée ? Croyez-moi, faites le Bien et ne vous inquiétez pas d’autre chose, prêchez l’exemple et ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu’il vous fût fait. Dieu rend au centuple le bien que vous lui avez fait.

Je ne sais pas si vous croyez à la réincarnation, mais, moi, je vous jure d’avoir été avant d’être là et disant un soir cette phrase : « A ce moment la mer débordera ». Oui. Et ce moment n’est pas éloigné.

Par la pluralité des existences Dieu nous donne le temps de devenir meilleurs.
Notre esprit a déjà des milliers et des milliers d’existences successives.

Les peines, les souffrances que nous subissons sont des dettes que nous avons contractées au cours d’existences antérieures.

Quand nous avons fait le mal, il reste derrière nous ou à côté de nous. Or, comme faire le mal nous oblige à refaire le même chemin, nous le retrouvons en repassant, grossi par notre première défaillance et plus difficile à vaincre.

Il y a des êtres qui, par une vie imprudente, abrègent leur existence. Ils sont alors obligés de revenir accomplir une fin d’existence.

L’AME, c’est-à-dire la portion la plus élevée de nous-mêmes, la Lumière même, sait déjà 5 ou 6 ans avant son incarnation le lieu où elle habitera et le temps qu’elle aura à passer

 sur la terre. Elle ne se joint au corps physique que lentement. Elle commence à se joindre à lui à sa première inspiration, puis au moment où il ouvre les yeux. L’union n’est parfaite que vers 7, 8 ou 9 ans. Mais la personnalité, le moi lui même, est là bien longtemps avant la conception.

Une fois que vous aurez fait la route vous n’aurez plus à repasser où vous êtes déjà passés, mais il se pourrait que vous fissiez une demande pour revenir afin d’aider les autres.

On ne connaît pas ses existences antérieures parce qu’alors on saurait que tel ennui, telle maladie, tel accident doivent nous arriver. Alors on ferait tout pour les éviter et cela à notre détriment.

Il y a 143 ans deux domestiques – les deux frères – avaient assassiné leur maître – un vieillard – et leur maîtresse, puis ils avaient pris la fuite. L’assassinat avait été commis dans un bois attenant à la maison. Des deux hommes l’un s’enfuit à l’étranger, l’autre fut arrêté et il eut la tête tranchée. Il a payé sa dette de cette façon. Celui qui s’était sauvé est revenu sur terre et il a été tué

Il y a 20 ans. II laissait trois filles et deux garçons, comme avaient laissé les deux personnes assassinées. Sa femme fut également tuée. Ainsi voilà un crime qui a été payé en 120 ans. Souvent cela dure beaucoup plus longtemps puisqu’il faut que toutes les conditions se reproduisent exactement. Il peut s’écouler des centaines et des centaines d’années.

Un autre homme, dans l’espace de 120 ans, a eu le temps de commettre tout d’abord la mauvaise action de trancher le nez d’un individu puis de revenir subir la même peine en… venant au monde sans nez.

La personnalité que nous avons eue a une importance en ce sens que si un être a, dans une incarnation, commis un crime sur une femme par exemple, il reviendra, femme, subir le même affront et le même crime qu’il a fait subir autrefois. Il y a donc un rapport même entre les personnalités successives.

On ne revient jamais en arrière ; on change de route, voilà tout.

Si un homme s’adonne à la boisson, satisfait toutes ses passions, use son corps, et quitte ce monde à soixante ans, alors qu’il aurait dû vivre quatre-vingt-dix ans, c’est donc trente ans qu’il aurait dû vivre encore sur cette terre ; il devra les vivre dans l’autre monde ; il paiera ainsi sa dette, car il n’importe qu’elle se paie dans ce monde ou dans l’autre, il faut qu’elle se paie.

Il y a des êtres qui n’ont pas encore entièrement quitté cette terre ; leurs facultés seules sont éteintes et déjà ils sont réincarnés, et quand leur corps meurt, une nouvelle incarnation est déjà dans l’adolescence. On appelle cela réincarnation par anticipation. Ce n’est pas pour tous mais seulement pour quelques familles privilégiées.

Rien ne périt et, à la mort, les molécules qui se détachent du corps reforment d’autres corps. Qui nous dit que nous ne revenons pas avant que notre corps soit tout à fait dégagé ?

On n’est pas obligé de croire à la réincarnation. Tout ce que je sais, c’est que je me souviens de longtemps, bien longtemps…

Si, sur le chemin qui nous a été donné, on fait le mal, si on ne l’aplanit pas, il ne se passera pas sept générations sans qu’on soit revenu l’aplanir.

Les jumeaux sont des amoureux qui se sont juré fidélité et qu’on a séparés. Ils se retrouvent.

Tout ce que l’âme a acquis de lumière dans une incarnation, elle le conserve à l’incarnation suivante. Il n’y a que l’erreur, les fausses opinions qui disparaissent, car la vérité est le pain de l’âme.

Demande. – Mais est-ce qu’on revient quand on veut ?

Réponse. – Quelques-uns reviennent par leur volonté et d’autres y sont poussés. Ceux qui reviennent de leur propre volonté ne sont pas les enfants de la chair, mais les enfants de Dieu. C’est par la volonté de Dieu qu’ils reviennent. Ceux qui le croient, et qui le croient profondément, sont des enfants de Dieu.

Les religions

Pressez-vous pour bien faire car la moisson approche. Celui qui est avec moi m’a dit de parler ainsi : Respectez les lois des gouvernements quels qu’ils soient ; respectez aussi les lois de l’Eglise, Dieu l’a voulu ainsi ; respectez la religion, toutes les religions, c’est Dieu qui les a créées.

On dit : « Toutes les religions sont bonnes ». Je ne sais pas. D’abord, je ne vous dis pas de croire comme moi. Je vous dis seulement ce que je sais. Nous sommes tous ici, ou à peu près, catholiques. Eh bien, toutes les religions sont peut-être bonnes, mais la nôtre voudrait étouffer toutes les autres. Du reste, pourquoi vous occuper de tout cela ? Dieu ne vous demande pas tant de choses.

C’est bien simple d’aimer son prochain. Il faut aussi respecter toutes les lois, et les lois de l’Eglise. Il ne faut pas abjurer sa religion, puisque Dieu nous y a placés. L’Eglise réformée diffère un peu de la religion catholique qui renferme toutes les lois du Christ. Et depuis le commencement du Ciel il est écrit : Nul n’entrera dans le Royaume du Ciel s’il n’aime son prochain comme lui-même.

Demande. – Est-ce mal si un libre-penseur veut se faire enterrer, tout en croyant en Dieu, sans le secours des prêtres ?

Réponse. – S’il est catholique, il doit se conformer aux règles de sa religion, car il est encore dit dans l’Evangile que « celui qui sera un objet de scandale sera montré du doigt ».

Demande. – Mais si on croit le prêtre qui doit vous enterrer indigne de le faire ?

Réponse. – Cela ne fait rien, ne jugeons pas si nous ne voulons pas être jugés.

Pour l’ancien Testament : A ce moment on ne voyait pas les choses du même point de vue qu’aujourd’hui. Elles étaient interprétées dans un autre sens, et la manière dont on interprète le Nouveau Testament aujourd’hui sera tout autre dans quelque temps. En ce qui concerne les pratiques religieuses, il faut faire tout ou rien. Mieux vaut rien que d’observer à moitié.

Les sacrements sont des portes.
C’est un grand bonheur que d’être Catholique.

Vous faites vos Pâques ? Vous faites bien ; je n’ai jamais dit le contraire ; c’est même votre devoir. Vous allez me promettre que lorsque vous les ferez en l’honneur de ce grand jour vous n’aurez de rancune contre personne et que vous aimerez ceux qui vous auraient fait du mal, comme ceux qui vous auraient fait du bien.

La responsabilité

Tout homme qui agit engage en même temps dans l’action et dans ses conséquences la série des êtres qui sont sur son chemin. Si un homme, pour un acte commis par lui-même a mérité de naître avec une jambe en moins, tous les animaux qui sont avec lui naissent mutilés ; les arbres auront des branches tordues ; les minéraux seront impurs. S’il en est ainsi pour le châtiment, il en est de même pour le bien.

Nous sommes toujours responsables car nous devons toujours réfléchir avant d’accomplir un acte.

La résurrection

Il faut toujours demander à Dieu de vivre le plus longtemps possible. Nos corps, je vous le promets, je vous le jure, ressusciteront sans leurs infirmités.

Les rêves

Pour avoir des rêves purs et avoir quelquefois des communications avec votre ange gardien, il ne faut jamais se mettre en colère, être modéré en tout, en boisson, en nourriture, en travail, en veilles et n’avoir que de bonnes pensées. Dieu permet quelquefois qu’on paie de grandes dettes par les rêves et alors on souffre ce que l’on a fait souffrir à d’autres.

Les secousses éprouvées parfois au moment du sommeil et pour lesquelles vous rêvez que vous faites une chute tiennent souvent à ce que votre esprit est éloigné et revient brusquement.

Quand on a un rêve exact par mois, c’est beaucoup.

L’interprétation des rêves varie pour chaque personne. Il faut observer l’heure. Les rêves du matin sont les plus vrais. Si le même rêve se représente, c’est imminent.

Le sacrifice

On veut bien promettre de faire telle ou telle chose, mais quand le Ciel a accordé ce qu’on lui demande. Et pourtant, si on faisait le sacrifice avant d’obtenir de Dieu, bien souvent ce qui ne devait pas être accordé le serait quand même, mais on ne veut pas donner sans avoir reçu. Cela prouve la confiance que nous avons en Dieu !

 Voulez-vous que je vous donne le moyen de vous trouver heureux ?

Oui.

Il est écrit bien avant la création : « Cherche l’adversité si tu veux le bonheur, la lutte si tu veux la tranquillité ». Ne me regardez pas de travers ; je ne suis pas timide. Je suis vieux et je suis votre Maître, ou plutôt non, celui qui est avec moi est votre Maître, et en son absence, il me donne la Maîtrise.

Tous les préceptes se réduisent à un seul : nul n’entrera au Ciel qu’au jour où rien ne lui coûtera. Tant qu’un acte à accomplir pourra lui occasionner quelque peine, il ne sera pas prêt.

Ainsi, voilà devant vous la mort qui va frapper votre ennemi. Vous pouvez dire : « Oh je ne ferai rien pour que la mort fauche ». Mais au fond vous n’êtes pas fâchés que ce soit votre ennemi qu’on moissonne. Si on vous disait de donner à la place un de ceux qui vous sont chers, le feriez-vous ? Eh bien je connais un de mes amis qui l’a fait. Il faut, pour aimer son prochain, tous les sacrifices. Vous êtes tous sous mon empire et vous marcherez. Ah on vous fait des sottises, on vous bafoue, qu’est-ce que ça fait ? Le Christ aussi a été bafoué, mais Lui ce n’était rien, tandis que vous, c’est une autre affaire ! Ah, que ceux qui sont revenus après L’avoir bafoué ont eu à souffrir !

Le Saint-Esprit

Pour acquérir les sept dons du Saint-Esprit, il faut vous purifier des sept péchés capitaux. Parmi les sept dons du Saint-Esprit, il y a : la sagesse, l’intelligence, la science, la piété, la crainte de Dieu.

Si nous avons la Foi, nous prierons avec tant d’ardeur que nous obtiendrons tout du Ciel. Il est bien heureux que nous ne l’ayons pas parce que les fautes que nous commettons nous paraîtraient trop graves.

Il est venu avec Jésus-Christ sous forme de Lumière intellectuelle.

Tout homme rencontrera, un jour, celui qui le baptisera d’Esprit. Il aura alors le droit d’accéder au Ciel, purifié et ayant tout oublié.

Il est dit dans l’Évangile : « Lorsque vous offensez Dieu, vous pouvez être pardonnés, mais malheur à qui offense le Saint-Esprit ». Vous tous qui êtes là, vous voudriez bien savoir comment on peut offenser le Saint-Esprit, et savoir aussi ce qu’est l’Esprit-Saint. Mais vous avez lu que les anges eux-mêmes ignorent certaines choses. Vous n’avez donc pas besoin de savoir et vous n’êtes pas près de savoir.

Il y a d’autres êtres humains que les apôtres qui ont reçu la lumière. Ainsi Jeanne d’Arc en était. Elle a payé cher les lumières reçues. Il en est de même de tous ceux qui ont reçu le Saint-Esprit et qui ont répandu leur sang pour payer pour nous.

Le secret

Il ne doit pas y avoir de secrets. Un homme qui trouve quelque chose et qui le garde est fautif ; la Nature le punit. Le seul secret à conserver doit concerner les fautes du prochain pour lesquelles notre cœur doit être un tombeau.
Les sociétés secrètes ne valent rien. Nous sommes tous frères ; nous devons nous aider et n’avoir point de secret. Tout doit être en lumière.

Le sommeil

C’est le repos du corps. L’esprit peut s’éloigner. Vous avez bien souvent remarqué qu’en vous couchant, si vous aviez de la peine à vous endormir, et que ce ne soit qu’à force d’efforts que vous soyez pris d’un sommeil léger, il vous semblait entendre comme si un coup de marteau était frappé par votre voisin, et vous ressentiez une commotion au bras, ou à la jambe, ou dans toute autre partie du corps. Eh bien, ce n’est pas seulement une seule personne qui fait que vous ressentiez cela, ce sont peut-être cent personnes, car, pendant que vous avez cette commotion, il y a tous ceux de votre famille qui ressentent la même chose. N’est-il pas dit dans l’Ecriture : « L’homme vit pour les siens », et chaque partie frappée pendant le sommeil est un signe que ce corps peut être malade de cette partie. Si c’est au foie, on peut avoir une maladie de foie, si c’est au cœur, une atteinte cardiaque.

Les souffrances physiques

Elles font avancer et font comprendre celles d’autrui. Pour faire un bon soldat il faut aller au feu. Pour comprendre le mal de votre frère, il faut le ressentir vous-même.

Le spiritisme

Les spirites croient trop facilement que des esprits élevés peuvent venir à notre contact et même nous toucher. Je ne dis pas que cela soit impossible, mais cela est fort rare. Il faut prier pour cela, être très pur, et encore l’esprit qui vient à nous peut être sévèrement réprimandé de l’avoir fait. Lorsque nous demandons ainsi une vision de quelqu’un des nôtres à Dieu, il se peut que ce soit une autre personne qui se présente à nous ; dans ce cas il ne faut pas éloigner son image et demander autre chose avec impatience car, souvent, l’esprit que nous avons demandé n’a pas reçu l’autorisation de venir, et Dieu qui sait ce qu’il fait nous envoie l’esprit qui est le plus apte à nous parler et à nous éclairer ; nous devons donc nous adresser à celui que nous voyons.

Certains spirites considèrent Jésus comme un homme supérieur, comme le premier spirite, qui guérissait en appelant les esprits autour de lui. Eh bien, non. Jésus est une étincelle de Dieu. Nous sommes tous des étincelles de Dieu, mais Jésus est une partie de Dieu lui-même.

Chez les spirites, la doctrine est d’aimer l’humanité et de faire le bien, mais ils ont recours pour certains de leurs actes aux communications des morts. Notre religion à nous est de pratiquer la charité et d’agir sans déranger ceux qui sont partis. Quelquefois, si vous les appelez, cela peut les déranger beaucoup, car il est impossible qu’ils viennent complètement à vous. Il y a une barrière que Dieu a mise entre les vivants et les morts, et vous croyez, en les appelants, les voir venir ? Pas du tout. Vous faites pour cela la moitié du chemin, et vous allez à cette barrière. C’est ce qui fait que souvent, après une séance de spiritisme on est fatigué.

Des expériences ont été faites où il vous a été montré que la matière pouvait être animée. Les spirites, lorsqu’ils appellent les esprits, peuvent s’adresser aussi bien à des esprits infernaux qu’à de bons esprits.

Demande. – Est-ce qu’il y a quelque chose de bon à prendre dans le spiritisme ?

 Réponse. – En toute chose, il y a quelque chose de bon à prendre. Les spirites font des évocations des âmes de leurs morts et, quelquefois, ce sont d’autres esprits que ceux qu’ils appellent qui viennent se communiquer. Il est dit dans l’Evangile qu’il ne faut pas déranger les morts.

Dans le spiritisme, ce qui est le fondement et qui explique la justice de Dieu, ce sont les réincarnations, car pourquoi telle personne serait-elle intelligente et telle autre bête, si on ne l’explique pas par un travail dans une incarnation précédente ? Je pourrais m’étendre beaucoup plus, mais encore une fois, je ne vous dis pas de croire comme cela plutôt qu’autrement. Dieu ne vous demande que d’aimer votre prochain comme vous-mêmes.

Demande. – Le spiritisme évoque certains esprits. Peuvent-ils venir ?

Réponse. – Oui. A cela vous pouvez me répondre : tout le monde ne peut pas les faire venir. Evidemment, car en tout il faut la pratique. Qu’on vous donne un instrument que vous ne connaissez pas, et vous ne pourrez pas vous en servir.

Du reste, pourquoi appeler les esprits ? L’Ecriture n’a-t-elle pas dit de laisser les morts tranquilles ? Le spiritisme est une « religion » où, comme chez les catholiques, il y a les bons et les méchants.

Le spiritisme est une doctrine qui peut s’appeler une consolation. Je vous ai toujours dit cependant de ne pas faire de spiritisme, car, si une personne croyait avoir une communication ou si une autre croyait avoir vu un fantôme, elles s’empresseraient de le dire par vanité, par orgueil. Personne ne peut être assez pur ici-bas pour avoir ces choses-là qui viennent du Ciel. Il est inutile de chercher à savoir par ces moyens car, lorsque vous arriverez à aimer votre prochain comme vous-mêmes, il vous sera donné de tout savoir.

Le suicide

Celui qui se suicide pour mettre fin à ses malheurs se trompe car il lui faudra revenir expier sa faute et remplacer le temps abrégé. Il ne faut pas lui jeter la pierre car on ne sait pas qu’elle était sa souffrance.

Il vaut mieux rester dans cette existence-ci le plus longtemps possible. Une minute est précieuse. Ce qui est supprimé sera à refaire.

Tout ce que nous pouvons faire pour éviter un malheur est impuissant, rien ne peut l’empêcher. Celui qui se suicide pour mettre fin à ses malheurs se trompe car il lui faudra revenir expier sa faute, remplacer le temps abrégé. Mais il ne faut pas lui jeter la pierre, ce serait une lâcheté et celui qui le ferait pourrait bien se donner la mort lui-même en ce qu’il ne sait pas ce que c’est que souffrir et n’a pas d’adversité.

Les suicidés souffrent le temps qu’aurait duré leur vie normale. Beaucoup de suicides ne sont que le châtiment fatal d’êtres qui ont commis un assassinat et à qui il est ainsi donné de payer leur dette.

Certains enfants morts en bas âge sont des suicidés réincarnés.
Si l’on pousse quelqu’un au suicide en lui faisant de gros ennuis, on passera par la même peine.

La superstition

Avoir une confiance très limitée en certains usages… Par exemple ne pas s’adresser automatiquement à Saint Antoine pour retrouver un objet perdu ! Il ne faut pas être superstitieux.

La terre

La terre est un grain de poussière dans l’immensité, grain de poussière venant du soleil et de la lune. Du soleil viennent les métaux, or, argent, etc… ; De la lune viennent les métalloïdes.

La couche de feu qui existe au centre de la terre est très faible et ne ressemble en rien à ce que disent les savants.

Il y a deux sortes de tremblements de terre : ceux qui viennent après trois jours de frayeur et de trouble chez les animaux, et qui sont d’origine terrestre et n’ont pas de signification. Ceux qui surviennent sans être annoncés et qui sont des présages. Le jour de mon mariage il y a eu un tremblement de terre chez moi et un à l’Arbresle. Il y en eut un, avec un orage, à la naissance et au mariage de ma fille. – Le tremblement de terre sont causés non par un feu central, mais par des résistances aux courants électro-magnétiques de la terre.

La terre est une vallée de larmes et un lieu d’expiation.

L’univers

Le monde matériel où nous sommes est limité. Ce cercle constitue le Royaume : une « ceinture » étroite, mais large encore de millions de lieues, le sépare du monde des ténèbres où il n’y a plus de dieux… Il n’est accordé à nul, sinon aux élus qui sont très près de Dieu, de pénétrer dans cette zone de séparation ; car s’il était donné à une âme quelconque de contempler l’abîme de l’au-delà, elle reculerait avec une terreur mortelle. Le Royaume est d’ailleurs immense, et, avec la vitesse de l’éclair, il faudrait des siècles pour en atteindre la limite.

Il y a une infinité de mondes, en dehors du nôtre, où les créatures se présentent sous les formes animales de notre monde ; mais ces animaux sont bien plus élevés, bien plus intelligents que la majeure partie des hommes actuels. Ils ont une âme identique à la nôtre et sont faits, comme nous, en Ame, Esprit et Corps à l’image de Dieu. Ils savent des choses que nous ignorons et inversement. Toutefois, si on peut les dire plus élevés que nous sur l’échelle des êtres, il faut bien remarquer que nous, nous sommes très bien proportionnés. Si un homme pouvait converser avec ces êtres, il aurait à apprendre et à enseigner. Notre âme peut passer en eux et la leur en nous, mais, en général, c’est dans le monde où l’on a contracté des dettes qu’on vient les payer. Seules les âmes libres peuvent aller à leur gré dans un monde ou dans l’autre, vivre une incarnation pour y accomplir une mission ou y donner un exemple.

Les végétaux

Il est à remarquer que la Nature a toujours placé le remède à côté du mal. La plante qui doit guérir est au voisinage même de l’endroit où peut naître la maladie ou l’accident. Les plantes qui poussent sur les rochers escarpés sont propres à guérir les blessures et contusions consécutives aux chutes.

La préparation des végétaux doit se faire dans l’eau salée chaude (macération dans un récipient bouché et la plante étant écrasée). En effet, le sel est beaucoup plus apte à se charger des principes végétaux et animaux que l’alcool qui est actif par lui-même.

Le Sainte Vierge Marie

C’est l’esprit le plus élevé du genre humain. On doit prier la Vierge. Elle prédomine sur toutes les femmes.
Elle n’appartenait pas au même « appartement » que N. S. Jésus-Christ.

Demande. – Que veulent dire dans l’Évangile ces paroles du Christ à sa Mère : « Vous n’avez rien de commun avec Moi. »

Réponse. – Si cela est dans l’Évangile, beaucoup ont pu blâmer le Christ et penser qu’Il manquait de respect ; mais en disant qu’il n’avait rien de commun avec sa Mère, Il disait vrai. Il fallait bien qu’il prît corps dans une famille, sa Mère était consentante que ce soit dans la sienne, mais elle n’était pas du tout dans la même « demeure » que son Fils.

Même si la mère de Jésus n’était pas dans la même « demeure » que son Fils elle n’en doit pas moins être considérée comme un des êtres privilégiés de la création.

La Vierge n’était pas belle de visage au sens où nous comprenons la beauté, mais elle était tout de même très bien.

Culte de la Sainte-Vierge : Il est bon que certaines âmes, ne pouvant s’adresser à Dieu, s’adressent à des âmes supérieures qui deviennent des intermédiaires. Pourquoi ne s’adresserait-on pas à la « Reine du Ciel » ?

Le culte de la Vierge n’est pas le même que celui des saints. La Vierge est l’esprit le plus élevé du genre humain.

Les visions

Demande. – Les visions de Catherine Emmerich sont-elles vraies ?

Réponse. – Oui, car il est donné à des êtres selon le plan où ils se trouvent d’être à même de voir non seulement le passé, mais encore l’avenir quoiqu’ils ne voient pas toujours exactement comme cela est, car temps et dates ne sont pas comme les nôtres, ce qui trompe, en ce que nous ne pouvons le comprendre.

Les récits que Catherine Emmerich a faits de la Passion sont absolument véridiques. Elle n’a pas vu la vie du Christ même mais bien le chemin du Sauveur, la succession des clichés décidés par le Père dès le commencement. Ce chemin existe et constitue autour de la terre une protection qui pourrait empêcher les armées infernales de s’emparer de la terre si elles le voulaient.

Pour avoir des visions il faut être si pur que cela n’existe pas normalement sur la terre. Quant à s’arrêter aux voix que quelques-uns prétendent entendre, soit le jour, soit la nuit ? Non ! Et même si ces personnes le disent ou en tirent vanité, elles deviendront « sourdes ». Ne cherchez pas à approfondir ces choses ou les rêves ; vous surmèneriez votre esprit. C’est ainsi que commence la possession pour finir par la folie…

Si un être ne mange de la viande qu’une fois par jour, s’abstenant des graisses et des nerfs ; s’il prie toute la journée ; s’il fait tout son possible, il pourra avoir, au bout de 8 à 10 jours, deux secondes de vision véritable. S’il continue, il pourra les avoir plus souvent. De plus, le Père en donne quand et à qui Il veut.

Il y a différentes sortes de visions. La vision prophétique est la plus belle. On est couché dans son lit, bien calme, la nuit. Alors un ange vient, prend notre esprit et l’emmène soit où il veut, soit où l’on veut soi-même. On traverse alors des pays et l’on vous dit ce que c’est ; on vous montre soit les tableaux du passé en vous les expliquant, soit ceux de l’avenir et, pendant ce temps, le corps est libre et tranquille.

Il est donné à certains êtres, selon le plan où ils se trouvent, de pouvoir voir non seulement le passé, mais encore l’avenir, quoiqu’ils n’aient pas toujours une vision exacte car le temps et les dates ne sont pas comme les nôtres. C’est ce qui nous trompe ; nous ne pouvons comprendre.

Si vous communiquez avec l’invisible n’en soyez pas orgueilleux !

La voie

 La soumission aux lois du Ciel c’est la pierre d’achoppement, c’est la porte d’entrée.

Il faut pardonner à ceux qui nous font du mal ; ceux qui souffrent vont de l’avant et le Ciel donne à ceux qui vont de l’avant.

Veillez et priez. Ce n’est pas vous dire de ne pas prendre le repos nécessaire, mais je veux vous donner à entendre que vous devez vous mettre sur vos gardes contre la tentation que vous aurez de suivre la mauvaise voie.

Le cœur doit être martelé, forgé pour devenir un temple ; c’est pourquoi nous devons supporter les misères.

On aime d’abord toutes les femmes ; puis les hommes et les femmes comme des frères ; puis on a pitié de tout le monde (humanité souffrante). Alors on commence, après 10 ou 15 réincarnations, à être sur la voie du Père…

Ne regarder que le pas suivant ; ne pas s’embarrasser d’horizons plus lointains.

Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu’il te fût fait à toi-même. Si tu veux être dans la joie, cherche l’affliction, et si tu veux la paix, cherche la lutte, car tu n’entreras pas dans le Ciel si tu n’es victorieux en tout. La terre n’est pas seulement un lieu d’expiation, mais encore d’épuration. Si tu veux le repos, cherche le travail, et plus tard le travail te sera du repos.

Ne jamais remettre au lendemain une action car, plus tard, les êtres qui sont là pour nous aider peuvent être partis auprès d’autres sujets.

Je ne vous demande qu’une chose, aimer votre prochain, n’avoir aucune rancune et idée de vengeance. Pourquoi « déterrer les morts » et revenir sur les peines passées ? Il faut marcher en avant sans regarder en arrière. Voulez-vous que je vous dise ce qu’il faut faire pour être toujours heureux ? Il faut demander des adversités et ne jamais s’en plaindre.