Dans les bras de la lumière (Bettie J. Eadi)

Pour l’anecdote, alors que je me plaignais qu’il n’y avait plus de messages intéressants, je tombe par hasard sur ce livre extraordinaire.
Je parcourais les étalages d’une librairie de livres d’occasion dans le quartier des Halles à Paris, à la recherche de livres d’histoire à envoyer à un de mes frères hospitalisé, lorsque j’eus l’intuition, l’injonction, de quitter la zone histoire, ce qui m’étonna. Je me redirigeais donc vers le rayon spiritualité et ésotérisme, qui est ma section préférée, et je trouvais ce livre.

– Le site officiel de l’auteur, en anglais : embracedbythelight.com
– Pour les internautes ne pouvant acheter ce livre, on peut le lire en entier sur ce site : scribd.com

Chapitre 16 – Le conseil des hommes

Ce chapitre 16, juste avant son retour sur terre, est à mon avis le plus intéressant, mais trop long pour être inséré dans un chapitre déjà existant, d’où la création d’un chapitre dédié à ce livre.

Extrait du livre : Dans les bras de la lumière de Bettie J. Eadie (USA) écrit en 1994.

Mes guides et moi étions toujours dans le jardin, et, à l’instant où je repris conscience de l’endroit où je me trouvais, la Terre disparut de ma vue.
Mes amies me conduisirent à un grand édifice. Dès que nous y entrâmes, je fus impressionnée par ses ornements et sa beauté exquise. Les constructions, là-haut, sont de sublimes réussites ; chaque ligne, chaque angle, chaque détail est dessiné pour rendre grâce à un ensemble dont on a le sentiment qu’il est achevé, que rien n’y pourrait être différent. La moindre structure, la moindre création est une œuvre d’art en soi. Et, d’une totale harmonie.

Il y avait douze hommes, des hommes mais aucune femme.

On m’amena à l’intérieur d’une salle bâtie et aménagée avec beaucoup de finesse. Des hommes étaient assis le long d’une table en forme de haricot. On m’installa en plein centre, là où se dessinait le creux.
Une chose me frappa presque immédiatement ; il y avait douze hommes, des hommes mais aucune femme. Même si j’allais à l’encontre de certains préjugés, je m’étais toujours montrée sensible à la place de la femme dans la société. Il m’importait qu’elle soit l’égale de l’homme, et surtout qu’elle soit traitée avec respect. J’avais des idées bien arrêtées quant à son aptitude à se mesurer au sexe dit « fort » dans la plupart des situations. Ma réaction, face à cette assemblée exclusivement masculine, aurait donc dû être négative, mais j’apprenais, depuis que j’avais assisté à la genèse de la Terre, à voir sous un nouvel angle le partage des rôles entre hommes et femmes.

Réflexion sur le rôle des femmes.

J’avais alors compris les différences entre Adam et Ève. Adam était satisfait de son existence dans le jardin d’Eden, et Ève donnait des signes de mécontentement. Son désir de devenir mère était si fort qu’elle avait accepté le risque de la mort pour l’assouvir. Elle n’a pas succombé à la tentation, mais pris plutôt une décision en toute conscience afin de réunir les conditions nécessaires à son évolution.
À son instigation, Adam a alors cueilli et croqué le fruit défendu. Ils ont en conséquence entraîné le genre humain à la mortalité, laquelle est indispensable à la procréation. Mais depuis, nous mourons.

Je vis l’Esprit de Dieu se reposer sur Ève, et découvris que le rôle des femmes serait toujours exceptionnel dans le monde. Leur structure émotionnelle les rend plus réceptives à l’amour, et l’Esprit de Dieu y trouve un meilleur appui. Leur fonction de mère leur confère une intimité particulière avec Dieu, car elles sont créatrices tout comme Lui.

Je compris aussi que Satan représentait un grand danger pour elles, et qu’il userait des mêmes procédés pour les tenter que ceux dont il s’était servi dans le jardin. Il essaierait de briser les familles, et par conséquent l’humanité, en les envoûtant.

Cela me perturbait, mais je savais que c’était vrai. Ses plans étaient clairs. Il s’attaquerait aux femmes en se jouant de leurs tourments et de l’intensité de leurs émotions ceux-là mêmes qui avaient donné à Ève l’élan pour agir quand Adam se complaisait dans son état. Il ferait tout son possible pour tuer l’amour du couple. Il s’efforcerait d’éloigner l’homme de la femme et les exposerait aux attraits du sexe et de la cupidité pour anéantir leur foyer.

Les enfants souffriraient de cet éclatement, et les mères seraient accablées par la crainte et le sentiment de culpabilité en assistant à la désagrégation de leur famille, et angoisse pour l’avenir. Satan pourrait se saisir de ces deux armes pour détruire le genre féminin et lui ôter sa fonction divinement confiée.

Une fois que Satan posséderait les femmes, il lui serait aisé de circonvenir les hommes. Ainsi, il m’apparut évident que les deux sexes revêtaient des rôles différents, et que chacun avait sa beauté et sa nécessité propres. À la lumière de cette nouvelle perspective, l’absence de présence féminine dans ce conseil ne me choqua pas. J’acceptai le fait que les membres avaient leur charge, et moi la mienne.

Ils se consultèrent, puis l’un d’eux me déclara que j’étais morte prématurément.

Ils rayonnaient d’amour pour moi, et je me sentis immédiatement en paix avec eux. Ils se consultèrent, puis l’un d’eux me déclara que j’étais morte prématurément. Il était important que je retourne sur Terre afin d’aller jusqu’au bout de ma mission, mais je m’y opposai intérieurement.

Je me considérais ici chez moi, et rien n’aurait pu me convaincre de partir. Ils discutèrent à nouveau et me demandèrent si je voulais revoir ma vie. Cette question avait les accents d’un ordre. J’hésitai ; personne n’a envie que son passé mortel soit examiné en ce lieu de pureté et d’amour. Ils me dirent qu’il était capital que je la voie. Je donnai donc mon accord.

Assister au déroulement de mon existence terrestre.

Une lumière s’alluma sur le côté, et je sentis près de moi la tendresse du Sauveur. Je me déplaçai vers la gauche pour assister au déroulement de mon existence terrestre. Les images s’animèrent à l’endroit où je m’étais tenue, sous forme d’hologrammes à très haute définition et à une vitesse incroyable.
Je fus stupéfaite d’assimiler autant d’informations à une cadence aussi rapide. Mais cela ne se borna pas aux seuls événements de mon passé. Outre mes émotions personnelles antérieures, j’éprouvai aussi celles de mon entourage. Je perçus les pensées et les sentiments que je lui inspirais. Certains moments m’apparurent sous un angle inédit. « Oui, me dis-je, ah, oui ! je comprends maintenant. Eh bien, qui l’aurait soupçonné ? Mais, évidemment, ça se tient. »

Puis, je constatai que j’avais parfois déçu mes proches, et cette désillusion, mêlée à ma culpabilité, me confondit de honte. Je me rendis compte des souffrances que j’avais occasionnées, et je les ressentis au plus profond de moi. Je frémis, tant ma mauvaise humeur avait causé de peine, et celle-ci me blessa. Je m’étais montrée égoïste. Mon cœur implora le secours. Comment avais-je pu être si négligente ?

Le conseil ne me jugeait pas. C’est moi qui me jugeais.

Noyée dans ma douleur, l’amour de l’assemblée m’apporta un réel soulagement. Ils regardaient ma vie avec compréhension et indulgence. Tout importait comment j’avais été élevée, l’enseignement que j’avais reçu, le mal que l’on m’avait fait, les opportunités dont j’avais ou non bénéficié. Et je réalisai que le conseil ne me jugeait pas. C’est moi qui me jugeais. Sa tendresse et sa bienveillance étaient absolues. Le respect qu’il avait pour moi ne pourrait jamais diminuer.

Je fus particulièrement reconnaissante de son amour quand il examina la dernière phase de mon passé. C’est alors qu’on m’expliqua et qu’on me décrivit le phénomène de « réaction en chaîne ». J’avais souvent fait marque d’injustice à l’égard de certaines personnes qui, ensuite, avaient agi de même avec d’autres. Comme dans un jeu de dominos, chaque victime en entraînait une nouvelle, jusqu’à revenir à la case départ-moi, la fautive. L’onde de choc se propageait puis rejoignait sa source. J’avais meurtri beaucoup plus de gens que je ne le croyais.

Mon déchirement prit tant d’ampleur qu’il en devint insupportable. Le Sauveur s’approcha de moi, soucieux et plein de bons sentiments. Son esprit me revigora, et Il dénonça la sévérité avec laquelle je me critiquais. « Tu es trop dure avec toi-même », dit-II. Il m’énonça alors l’aspect inverse de la réaction en chaîne. Je me vis me comporter avec gentillesse, accomplir un geste désintéressé, et une spirale se forma à nouveau. L’amie à qui j’avais témoigné de la générosité l’avait rendue à l’une de ses connaissances, et ainsi de suite. Grâce à une attitude simple de ma part, l’existence des autres avait redoublé d’amour et de bien-être. Leur félicité avait grandi et affecté leur vie de manière concrète et significative. La joie prit le pas sur ma douleur. J’éprouvai l’amour et le bien-être qu’ils ressentaient. Et ceci grâce à une clémente attention.

Une phrase lourde de sens frappa mon esprit, et je me la répétai maintes et maintes fois : « L’amour est vraiment la seule chose qui compte. L’amour est vraiment la seule chose qui compte, et l’amour c’est le bonheur ! »
Je me souvins de cette parabole : « Je suis venu pour leur donner la vie, et pour qu’ils la vivent en surabondance. » (Jean, 10:10) ; et cette allégresse débordante me réchauffa le cœur.

Tout semblait si limpide. Si nous sommes bons, nous serons heureux. « Pourquoi ne l’ai-je pas su avant ? », demandai-je. Jésus, ou un des hommes présents, m’apporta une réponse qui est restée gravée en moi. Elle pénétra les profondeurs de mon âme et changea définitivement ma conception de l’épreuve et de la résistance : « Sur Terre, tu avais autant besoin des victoires que des défaites. Avant de parvenir à la béatitude, tu dois connaître le chagrin. »

Réflexion sur les épreuves terrestres.

Tout ce que j’avais traversé prenait maintenant un nouveau visage. Je réalisai que je n’avais commis aucune véritable erreur au cours de mon existence. Chaque tentative, aussi maladroite fût-elle, était un pas vers ma maturité.
Tous les moments difficiles m’avaient permis d’accroître ma perception de moi-même et, au bout du compte, d’y échapper. Je constatai que je savais de mieux en mieux aider les autres.

Je m’aperçus aussi qu’une bonne part de mes expériences avait été orchestrée par des Anges gardiens. Certaines étaient tristes, quelques-unes étaient merveilleuses, mais toutes avaient été conçues dans le but de m’élever à un plus haut niveau d’entendement.

Les Anges gardiens m’accompagnaient dans mes tribulations et m’aidaient de toutes les manières possibles. Leur nombre variait selon mes besoins. La rétrospective de ma vie me démontra que j’avais souvent répété les mêmes fautes, les mêmes actes nuisibles, et que j’avais finalement retenu la leçon.

Mes péchés et mes défauts étaient les sources de mon enrichissement.

Au fur et à mesure que j’apprenais, les portes qui débouchaient devant moi se multipliaient. Et elles étaient littéralement ouvertes. Beaucoup de choses que je pensais avoir entreprises seule avaient réussi grâce à l’intervention divine. Cet examen de mon passé devint donc un plaisir, alors que je l’avais redouté au départ.

Ma vision de moi-même était désormais différente. Mes péchés et mes défauts apparaissaient dans plusieurs dimensions. Oui, ils avaient fait mal aux autres autant qu’à moi-même, mais ils étaient les sources de mon enrichissement, et avaient corrigé ma façon de penser et mon comportement. A l’évidence, les fautes pardonnées sont expurgées. Elles sont comme voilées par le savoir, par le sens tout neuf conféré à la vie. Cela me mène à renoncer naturellement au péché. Bien que celui-ci soit effacé, les éléments éducatifs de l’expérience demeurent. Ainsi, le péché absous contribue à mon évolution et à l’amélioration de mes capacités d’aider mon prochain.
Ce que j’intégrai enfin m’offrit la perspective nécessaire à ma grâce. Et tout pardon commence par celui de soi-même. Si je suis incapable d’excuser mes errements, il me sera impossible d’en disculper les autres. Et je dois les pardonner. On reçoit ce que l’on donne. Si je veux être blanchie, je dois innocenter autrui. En outre, les attitudes que j’avais critiquées chez les autres et que j’avais trouvées inadmissibles étaient presque toujours celles que j’avais adoptées, ou craint de suivre. Je vivais sous la menace, et de l’image que les gens reflétaient de mes propres faiblesses, et de mes défaillances potentielles. Je découvris combien la convoitise peut causer de dégâts.

Le véritable développement est spirituel, et tout ce que l’homme a de matérialiste, comme le désir de possession et l’avidité, risque d’étouffer son esprit. Le matérialisme devient un culte et nous restons prisonniers de la chair. Nous perdons alors la liberté nécessaire pour mûrir et être heureux, ainsi que Dieu le souhaite.
On me répéta, non par des mots mais par la suggestion, que le plus important dans la vie consistait à aimer les autres comme moi-même. Mais, pour y parvenir, il fallait d’abord que je m’aime sincèrement. La beauté et la lumière du Christ étaient en moi Il le voyait ! et je devais maintenant y chercher cet amour. Je le fis comme si j’en avais reçu l’ordre, et je compris que j’avais privé mon cœur de l’affection authentique. Il me fallait lui redonner son éclat d’antan.

Tu n’as pas achevé ta mission sur Terre, conclurent-ils. Tu dois nous quitter.

La rétrospective était terminée, et les hommes restaient immobiles, rayonnant d’un amour absolu pour moi. Le Sauveur était dans la lumière. Il souriait, ravi des progrès que j’avais accomplis.
Après une nouvelle concertation, le conseil se tourna vers moi : « Tu n’as pas achevé ta mission sur Terre, conclurent-ils. Tu dois nous quitter. Mais nous ne t’y contraindrons pas ; c’est à toi de choisir. »
« Non, non ! Je ne peux pas redescendre. Ma place est parmi vous. Je me sens ici chez moi », protestai-je sans hésitation. Je tins bon, sachant que rien ne pourrait jamais me convaincre de regagner le monde d’ici-bas.

« Je n’y retournerai pas, et personne ne m’y obligera ! »

Un des hommes m’adressa la parole avec la même fermeté : « Ton œuvre n’est pas finie. Il vaut mieux que tu la poursuives. »
Je ne repartirai pas. J’avais appris toute jeune à gagner une bataille, et je fis usage de mon adresse. Je me jetai à terre et me mis à supplier. « Je n’y retournerai pas, et personne ne m’y obligera ! Ma place est ici et je n’en bougerai pas. J’en ai assez de la Terre ! »
Jésus se tenait à ma droite, non loin de moi, dans le feu de Sa lumière. Il s’avança, soucieux. Mais Sa préoccupation se mêlait à un certain amusement. Je lui donnais beaucoup de satisfaction. Il comprenait mon humeur, et je sentis qu’ll était touché par mon désir de rester. Je me levai, et Il s’adressa à l’assemblée : « Présentons-lui sa mission. »

Puis Il m’expliqua : « Nous allons t’en énumérer tous les éléments afin que tu puisses décider en connaissance de cause. Mais en échange, tu devras te prononcer. Si tu réintègres la Terre, ce que nous allons te dire, et l’essentiel de ce que tu as vu ici, seront chassés de ta mémoire. »

Je parvins à la conclusion que je devais rejoindre les miens.

J’acceptai à contrecœur, et écoutai attentivement l’exposé. Je parvins à la conclusion que je devais rejoindre les miens. L’idée de renoncer à ce monde magnifique, où régnaient l’amour et la lumière, pour un univers de souffrance et de doute, me déplaisait au plus haut point, mais l’importance de ma charge m’y obligeait.

J’obtins cependant de Jésus et des autres membres du conseil la promesse suivante dès l’instant où je me serai acquittée de ma tâche, ils me rappelleraient à eux. Je n’avais pas l’intention de passer une minute de plus sur le sol terrestre. Ma vie était avec eux. Ils acceptèrent mes conditions, et l’on prit les dispositions nécessaires à mon retour.
Le Sauveur vint alors me confier qu’Il se félicitait de mon choix, et insista sur le fait que mon départ effacerait tout souvenir des termes de ma mission. « Tu ne devras pas réfléchir à la manière d’agir, précisa-t-il. Tout adviendra en son temps. »
« Oh, Il me connaît si bien ! », pensai-je. Si ce dont j’étais chargée demeurait clairement inscrit dans ma tête, je l’exécuterai aussi rapidement, et sans doute aussi inefficacement que possible.

Ce que m’annonça le Sauveur s’est confirmé. Les détails de mon rôle se sont envolés de ma mémoire. Il n’en reste plus la moindre trace et, étrangement, je n’ai aucun désir de les retrouver. La promesse du Seigneur de revenir me chercher dès l’accomplissement de ma tâche retentit encore dans mes oreilles, tout comme Ses ultimes paroles : « Les jours de la Terre sont courts. Tu n’y feras pas un long séjour, et tu nous rejoindras. »

Chapitre 4 – Ma mort

Je pris conscience que chacun de mes enfants avait son propre parcours à effectuer sur Terre.

Extrait du livre : Dans les bras de la lumière de Bettie J. Eadie (USA) écrit en 1994.
Je les avais toujours considérés comme « miens », mais je m’étais trompée.

(…) Il ne me fallut qu’un instant pour atteindre mon but et pénétrer dans le salon. Joe (son mari) était assis dans son fauteuil préféré. Il lisait le journal. Mes enfants couraient dans les escaliers. Pour eux, c’était bientôt l’heure de se coucher. Deux d’entre eux étaient engagés dans une bataille de polochons cérémonie ordinaire avant qu’ils s’endorment. Je ne désirais nullement communiquer avec eux, mais m’inquiétais de leur vie sans moi.

Comme je les observais individuellement, j’eus une sorte de prémonition qui me permit d’entrevoir leur avenir. Je pris conscience que chacun de mes enfants avait son propre parcours à effectuer sur Terre. Je les avais toujours considérés comme « miens », mais je m’étais trompée. Ils étaient, à mon égal, des âmes indépendantes dont l’intelligence s’était développée bien avant leur apparition en ce monde.

Ils avaient seulement été placés sous ma protection.

On leur avait accordé la liberté d’agir à leur guise. Ils avaient seulement été placés sous ma protection. Aujourd’hui, je ne le leur rappelle pas, mais je sus que l’existence de mes enfants avait son programme, et qu’à la conclusion de celui-ci, ils achèveraient aussi leur séjour ici-bas.

Je présageai de certaines épreuves et difficultés auxquelles ils seraient confrontés, tout en évaluant que celles-ci seraient nécessaires à leur évolution. Le chagrin et la peur n’avaient pas lieu d’être. En fin de compte, ils se porteraient tous bien, et, de toute évidence, il ne nous faudrait patienter qu’un court instant avant de nous retrouver tous ensemble.

La sérénité m’envahit. Mon mari et mes précieux enfants, cette famille si longtemps désirée, s’adapteraient à cette nouvelle situation. Ils étaient en mesure de poursuivre leur chemin – et moi aussi, par là même. Ces informations me réconfortèrent. Elles m’avaient été transmises pour faciliter mon passage à la mort.

Je souhaitais désormais reprendre ma route, et connaître tout ce qui m’attendait. Je fus propulsée jusqu’à l’hôpital, mais je ne me souviens pas du trajet ; il me sembla s’effectuer instantanément. Mon corps était toujours étendu sur le lit à environ soixante-quinze centimètres sous moi, légèrement sur ma gauche. Mes trois compagnons (des Anges) étaient encore là, fidèles. Je ressentis une fois de plus leur tendresse et le plaisir qu’ils prenaient à m’aider. Comme je me nourrissais de leur amour, je devinai étrangement qu’il était temps d’amorcer mon parcours et que mes chers amis, les « moines », ne m’accompagneraient pas. (…)

Chapitre 11 – La cérémonie de bienvenue

Au moment du trépas, le choix nous est donné de rester sur cette Terre jusqu’à l’enterrement, ou de rejoindre le niveau auquel notre âme est parvenue.

Extrait du livre : Dans les bras de la lumière de Bettie J. Eadie (USA) écrit en 1994.

(…) Mes deux amies, de nouveau à mes côtés, me déclarèrent alors que j’étais morte prématurément et qu’il ne s’agissait pas vraiment d’une cérémonie, mais d’une démonstration de ce que je recevrai en temps opportun. Elles étaient très heureuses de ma présence et prenaient plaisir à m’encourager, mais elles savaient que je devais repartir. Puis, elles me parlèrent de la mort.

Quand on « meurt », on ne fait que passer à un autre état. L’âme se glisse hors du corps et entre dans le domaine spirituel. Si la mort est violente, elle le quitte rapidement, parfois même avant le décès effectif. Si une personne est victime d’un accident ou du feu, par exemple, son âme pourra s’élever et trouver la paix avant la manifestation des douleurs, alors que son enveloppe charnelle paraîtra encore vivante pendant quelques instants.

La plupart des âmes prennent l’option de demeurer une courte période sur la planète et de consoler leurs proches.

Au moment du trépas, le choix nous est donné de rester sur cette Terre jusqu’à l’enterrement, ou de rejoindre, comme moi, le niveau auquel notre âme est parvenue. Il y a plusieurs échelons de développement, et nous atteignons toujours celui où nous nous sentons le mieux.

La plupart des âmes prennent l’option de demeurer une courte période sur la planète et de consoler leurs proches ; la famille a beaucoup plus de chagrin que celui qui s’en va. Dans certains cas, si un profond désespoir s’empare des personnes qui lui sont chères, l’âme prolonge son séjour ici-bas, car sa mission consiste à apaiser celles et ceux qui la pleurent.

Nos prières peuvent profiter aussi bien aux êtres spirituels qu’aux mortels. S’il y a lieu de s’inquiéter pour l’âme de celui qui nous a abandonné, si l’on pense que sa transition se fera difficilement ou à contrecœur, nous devons alors prier pour lui et engager notre aide spirituelle.

Il est important, quand on est incarné, d’entretenir une complicité avec l’âme. Mieux elle sera intégrée ici-bas, plus nos progrès, là-haut, seront rapides et profonds. Certains ne connaissent pas son existence ou n’y croient pas. Ils génèrent ainsi son emprisonnement au niveau du sol.

Ceux qui meurent athées, ceux qui n’ont offert à la planète que leur cupidité ou ne se sont intéressés qu’aux choses matérielles, passent péniblement dans l’autre plan, et perdent leur sensibilité. Ils sont souvent dépourvus de foi et de la capacité d’accéder (voire de distinguer) à l’énergie et à la lumière qui nous mènent à Dieu. Ces âmes ne décollent pas de la Terre tant qu’elles n’ont pas appris à accepter la puissance supérieure qui les entoure et à se détacher du monde.

Quand j’étais dans la masse noire avant de me diriger vers la lumière, j’avais senti la présence de ces âmes hésitantes. Elles se réfugient dans son amour et sa chaleur autant qu’elles le désirent, se soumettent à son fluide apaisant, mais se rendent finalement à l’évidence que c’est auprès de Dieu qu’elles trouveront chaleur et sécurité.

Nous devons tous accepter Jésus-Christ et nous rendre à son amour.

C’est au sujet de Jésus-Christ que l’on me fit la plus importante révélation. Il est le chemin de retour que nous emprunterons tous, et le seul qui nous est ouvert. Certains vivent en sa compagnie ici-bas, et d’autres ne le rencontrent que dans l’univers de l’âme, mais, finalement, nous devons tous l’accepter et nous rendre à son amour.

Mes amis du jardin me portaient une affection sans bornes, et ils voyaient bien que je ne souhaitais pas repartir maintenant, que je voulais encore faire de nombreuses découvertes. Leur désir de me satisfaire dépassa mon attente.

Chapitre 13 – Le choix d’un corps

Les choses de ce monde importent peu — ou pas du tout — aux gens de là-haut. Tout est envisagé du point de vue spirituel.

Extrait du livre : Dans les bras de la lumière de Bettie J. Eadie (USA) écrit en 1994.

Je revins au jardin où je retrouvai mes deux amies. J’avais vu, dans les mondes que j’avais visités, des gens qui faisaient des progrès en s’efforçant de ressembler davantage à notre Père, et j’étais curieuse des moyens à utiliser afin d’évoluer sur notre planète. Comment mûrissons-nous ?

Elles furent ravies de ma question, et m’emmenèrent en un lieu où de nombreuses âmes se préparaient à la vie sur Terre. Elles étaient matures et je ne rencontrai aucune âme d’enfant pendant toute mon expérience et brûlaient d’un désir intense de descendre.

Elles considéraient la vie mortelle comme une école qui leur permettrait d’apprendre une foule de choses et d’acquérir les qualités qui leur manquaient. Nous avons tous eu l’envie de venir ici-bas, et nous avons choisi nous-mêmes, afin d’avancer, une forte proportion de nos faiblesses et de nos situations difficiles. II est même des défauts qui nous ont été attribués pour notre bien.

Le Seigneur nous offre aussi des dons et des talents selon sa volonté. Nous ne devrions jamais les comparer avec ceux des autres. Chacun possède ce dont il a besoin ; chacun est unique. L’égalité des aptitudes et des fragilités spirituelles est superflue.

Le sol se déroba devant et sous moi, comme une fenêtre qui s’ouvre, et je contemplai la Terre, aussi bien sous son aspect matériel que spirituel. Certaines âmes vertueuses, enfants de notre Père au Paradis, n’avaient pas voulu entrer dans un corps. Elles avaient trouvé leur voie en restant des âmes, en devenant nos anges gardiens.

Les « anges combattants ». Leur fonction est de livrer bataille à Satan et à ses démons.

Il en existe d’autres catégories, entre autres les « Anges combattants ». Leur fonction est de livrer bataille à Satan et à ses démons. Bien que des anges protecteurs, des anges gardiens et des âmes veillent sur nous tous, il arrive que l’intervention des anges combattants soit nécessaire, et c’est la prière qui déclenche leurs agissements.
Ce sont des géants, ils sont extrêmement bien bâtis et ont une mine imposante. Ils sont superbes. Il me suffit de les voir pour comprendre qu’il serait vain de se mesurer à eux. Ils étaient habillés comme de vrais guerriers, autant par la coiffure que par l’armure, et s’avéraient plus agiles que les autres anges. Mais je crois que ce qui les distinguait plus qu’autre chose, c’était leur aura de confiance ; ils ne doutaient nullement de leur compétence. Rien dans le règne du Mal ne pouvait les intimider, et ils ne l’ignoraient pas.

Soudain, ils s’élancèrent pour accomplir une mission (qui ne me fut pas révélée), et je fus touchée par leur air soucieux ; ils étaient conscients de l’importance de leur tâche. Ils savaient, tout comme moi, qu’ils ne reviendraient pas avant de l’avoir exécutée jusqu’au bout.

Satan cherche à nous posséder. Parfois, les forces qu’il rassemble contre l’un de nous appellent une aide spécifique. Le fait qu’il ne sache pas lire dans nos cœurs nous met toujours à l’abri des mauvaises intentions. Cependant, il est capable de déchiffrer ce que notre visage exprime, ce qui revient pratiquement au même.
Notre physionomie trahit les sentiments et les émotions de notre âme. Dieu le voit, les Anges le voient, et Satan le voit, ainsi que certaines personnes très sensibles. Nous pouvons nous protéger en contrôlant nos pensées, en laissant la lumière du Christ entrer dans notre vie. Si nous agissons ainsi, celle-ci brillera à travers nous et illuminera nos traits.

Une âme de sexe masculin tentait de provoquer une rencontre entre un homme et une femme, ses futurs parents.

Je vis à nouveau les âmes qui n’étaient pas encore allées sur Terre. Certaines survolaient des mortels. Une âme de sexe masculin tentait de provoquer une rencontre entre un homme et une femme, ses futurs parents. Il imitait Cupidon mais n’obtenait guère de résultat. Chacun d’eux prenait des directions opposées et se montrait fort peu coopératif. L’âme leur parlait, leur soufflait la bonne attitude à adopter, essayait de les persuader de s’unir. D’autres âmes furent peinées par ses difficultés et se rangèrent à sa cause. Elles réunirent ainsi leurs efforts pour pousser ces deux jeunes gens vers « l’enclos » de l’amour.

Vincent : J’ai souvent constaté que la Providence divine agissait pour l’union de certains couples. La formation de mon propre couple fut aussi fortement aidée par la Providence.

Nous nous sommes liés dans le monde de l’âme avec les êtres spirituels dont nous nous sentions particulièrement proches, avec lesquels nous entretenions un amour vieux d’une éternité. Nous avons convenu avec eux de devenir amis ou membres de la même famille sur Terre. Nous avons également décidé d’y être ensemble pour accomplir une œuvre commune. Quelques-uns désiraient agir de conserve pour changer telle ou telle chose, et les circonstances idéales pour le faire seraient créées par des amis ou des parents de leur choix.

Certains s’en tenaient à élargir une voie déjà ouverte, et à la paver pour le bénéfice de leur entourage. Nous savions l’influence que nous aurions les uns sur les autres, tant au niveau de nos caractéristiques physiques qu’à celui de notre comportement.

Le code génétique. Les cellules de nos corps ont une mémoire.

Le code génétique n’était pas un secret pour nous, et nous connaissions la physionomie que nous posséderions. Tout cela, nous le voulions et nous en avions besoin. Nous comprenions que les cellules de nos nouveaux corps avaient une mémoire. Cette notion m’était alors totalement étrangère.

J’appris que toutes nos pensées et expériences sont enregistrées dans le subconscient. Elles le sont aussi dans les cellules qui ne contiennent donc pas que le code génétique. Cette mémoire est certes transmise à nos enfants par l’intermédiaire de ce code, et elle joue beaucoup sur les traits de caractère de nos descendants : les dépendances diverses, la peur, la force, et bien d’autres encore. La vie ne se répète jamais ; quand nous croyons nous « souvenir » d’une existence antérieure, nous faisons en fait rejaillir la mémoire préservée dans nos cellules.

Nous nous apprêtions à affronter les problèmes dus à la complexité de notre constitution physique, et acceptions ces conditions avec confiance. On nous a attribué les qualités spirituelles nécessaires pour accomplir notre mission, certaines étant spécialement adaptées à nos exigences. Nos parents détenaient les leurs, et nous en avons peut-être reçu certaines en héritage. Nous observions de quelle manière ils en faisaient usage. Avec la maturité, nous en avons acquises d’autres.

Aujourd’hui que nous sommes en possession de ces richesses spirituelles, nous avons tout le loisir de nous en servir ou de ne pas les utiliser. Il reste possible, quel que soit notre âge, d’augmenter nos talents susceptibles de nous aider face à des situations connues ou inconnues. C’est une question de choix. Nous recelons toujours l’attribut propre à nous sortir de chaque situation, même si nous l’ignorons ou n’avons pas appris à l’exploiter. Il faut explorer le for intérieur. Il est essentiel de faire confiance à nos capacités ; l’instrument spirituel adéquat existe à coup sûr.

Elle avait décidé de venir au monde en tant qu’handicapé mental.

Après avoir assisté à la délicate tentative de la rencontre entre les deux jeunes gens, mon attention fut attirée par d’autres âmes qui se préparaient pour aller sur Terre. L’une, exceptionnellement brillante et dynamique, entrait dans le ventre de sa mère. Elle avait décidé de venir au monde en tant qu’handicapé mental. Cette opportunité l’exaltait, et elle savait qu’elle et ses parents parviendraient à terme à un haut degré de maturité. Il y avait longtemps qu’ils avaient conçu cet arrangement. L’âme avait choisi de commencer sa vie humaine à la conception de sa chair, et je la vis pénétrer dans le ventre et se fondre dans un corps naissant. Elle avait hâte de recevoir l’amour de ses parents mortels.

J’appris que les âmes peuvent rejoindre leur utérus à n’importe quel stade de la grossesse. Quand elles y sont installées, elles entament immédiatement leur existence temporelle. L’avortement, m’expliqua-t-on, est contre nature. L’âme qui en est victime se sent rejetée et éprouve beaucoup de chagrin. Elle n’ignore pas que ce corps devait être le sien, qu’il fût conçu hors des liens du mariage, handicapé ou tout juste assez fort pour vivre quelques heures. Mais elle éprouve aussi de la compassion pour sa mère, et a conscience que sa décision était basée sur son niveau personnel de connaissance.

Nous finissons par nous retrouver, la douleur est gommée, et ne demeure que la joie de notre amitié.

De nombreuses âmes ne passeraient qu’un bref instant sur Terre, car leur vie ne durerait que quelques heures ou quelques jours après la naissance effective. Elles étaient néanmoins aussi heureuses que les autres, puisqu’elles auraient, elles aussi, une raison d’être. Leur mort avait été programmée avant leur naissance — comme l’est aussi la nôtre. Elles n’avaient pas besoin d’une longue existence pour se développer, et leur trépas serait une épreuve qui enrichirait leurs parents. La douleur d’une telle expérience est intense mais courte. Nous finissons par nous retrouver, la douleur est gommée, et ne demeure que la joie de notre mûrissement et de notre amitié. Je fus surprise par le nombre de projets et de décisions prises pour le bien d’autrui. Nous désirions tous nous sacrifier pour les autres.

Tout est fait pour que l’âme grandisse — toutes les épreuves, tous les dons et faiblesses vont dans ce sens. Les choses de ce monde importent peu — ou pas du tout — aux gens de là-haut. Tout est envisagé du point de vue spirituel.

Un laps de temps fut imparti à chacun de nous pour parfaire son éducation terrestre. Certaines âmes ne viendraient que pour naître, confronter leurs proches à un malheur, puis se retirer rapidement de ce monde.

D’autres iraient jusqu’à la vieillesse pour atteindre leur objectif et offrir à la communauté des opportunités de rendre service. D’autres encore seraient nos modèles ou nos admirateurs, nos soldats, nos riches ou nos pauvres, et leur rôle serait de provoquer des situations et d’établir des relations qui nous enseigneraient à aimer. Tous ceux que nous croiserions sur notre chemin nous mèneraient au sommet de notre accomplissement. Il nous fallait affronter de véritables gageures pour savoir comment nous suivrions le plus important des commandements : aimons-nous les uns les autres. Nous sommes tous mutuellement liés sur Terre, unis dans ce suprême dessein : apprendre à nous aimer.

Épilogue

Avant la fin de cet épisode de la vie pré-terrestre, une autre âme attira mon attention. C’était un des êtres les plus charmants et ravissants qu’il m’avait jamais été donné de voir. Elle était enjouée, débordait d’énergie et sa gaieté se communiquait à tout son entourage. Je la regardai, émerveillée, et reconnus une réelle affinité entre nous, ainsi que l’indubitable amour qu’elle éprouvait pour moi. Il ne me reste que peu de souvenirs de ce moment, mais j’eus la certitude que je ne l’oublierais jamais.

J’ignorais sa destination, mais elle serait à coup sûr un ange exceptionnel. Durant ce spectacle de l’existence pré-mortelle, je fus impressionnée par la beauté et la splendeur de chaque âme. Je savais que, comme nous tous, j’étais déjà venue ici, et que j’avais été pourvue de lumière et de grâce. Puis cette pensée, s’appliquant à l’humanité entière, me vint à l’esprit : « Si vous vous voyiez avant votre naissance, vous seriez stupéfaits de votre intelligence et de votre rayonnement. Naître, c’est s’endormir et oublier. »

Chapitre 15 – La prière

J’eus honte de mon ignorance concernant ces notions sur l’humanité, de n’avoir pas su que toute âme recelait une grandeur divine. J’avais soif de plus de lumière et de connaissance. Les cieux se dérobèrent encore, et je vis le globe terrestre qui tournait dans l’espace.

Une quantité de faisceaux, tels ceux d’un phare, en jaillissaient. Certains étaient très puissants et transperçaient le ciel comme de gigantesques rayons laser. D’autres semblaient provenir d’une petite lampe torche, et quelques-uns n’étaient que de simples étincelles.

À mon immense surprise, on m’expliqua qu’ils représentaient les prières des Terriens. Des anges se précipitaient pour y répondre. Leur organisation permettait d’apporter le maximum d’aide. Pour contenter chacun, ils volaient littéralement de prière en prière.

Leur travail les comblait d’amour et de bonheur. Ils étaient ravis de nous assister, et particulièrement heureux quand quelqu’un disait une oraison avec assez d’intensité et de foi pour recevoir une réponse immédiate.

Toutes les prières qui expriment un désir réel sont entendues et l’on s’applique à les satisfaire.

Ils s’occupaient d’abord de celles dont l’éclat et la puissance étaient les plus intenses, puis de chacune selon son ordre d’arrivée, jusqu’à ce que toutes soient exaucées.
Toutefois, je remarquai que le faisceau des prières récitées mécaniquement, celles qui manquaient de sincérité, était faible, sinon inexistant ; et certaines, qui ne possédaient aucune énergie, n’étaient même pas perçues. Toutes celles qui expriment un désir réel sont entendues et l’on s’applique à les satisfaire.
Quand nous sommes dans le besoin, ou quand nous prions pour une autre personne, les rayons émanent directement de nous et se voient instantanément.

Les plus belles prières sont celles d’une mère pour ses enfants. Ce sont les plus pures, car elles traduisent un souhait profond et, parfois, le désespoir. Une mère est capable d’offrir son cœur à ses enfants et d’implorer Dieu de toutes ses forces pour eux.

Quoi qu’il en soit, nous pouvons tous élever notre âme au niveau du Seigneur par la prière. Une fois que nous avons émis un vœu, nous ne devons pas faire montre d’impatience, mais accorder notre confiance au pouvoir du Créateur de le combler. Il connaît nos exigences de chaque instant et n’attend que d’être invité à nous contenter.

Une demande formulée avec loyauté et foi sera toujours récompensée.

Il est tout-puissant pour répondre à nos requêtes, mais Il doit s’en tenir à sa loi et à nos attentes. Il faut que sa volonté devienne la nôtre. Notre confiance en Lui ne doit jamais faiblir. Une demande formulée avec loyauté et foi sera toujours récompensée. Une prière pour le bien d’autrui jouit d’un très fort impact. Mais elle ne sera exaucée qu’à condition qu’elle n’aille pas à l’encontre du libre choix de celui qui en est l’objet, et qu’elle ne le frustre pas de ses espoirs.

Dieu nous laisse agir à notre guise, mais Il tente aussi de nous aider de toutes les manières possibles. Notre âme est capable de stimuler la foi de ceux qui l’ont perdue. S’ils sont malades, nous pouvons prier pour qu’ils la retrouvent et ainsi leur rendre l’énergie de guérir, à moins que leur souffrance soit un instrument de leur développement. Si leur mort est proche, nous devons toujours penser à demander que la volonté du Seigneur soit faite. Sinon, leur passage d’un plan à un autre pourrait être contrecarré par l’apparition d’un conflit d’intention.
Notre champ d’intervention est immense. Notre potentiel d’action en faveur de notre famille, de nos amis ou de nos voisins est bien plus important que nous ne l’imaginons.

La mauvaise façon de faire.

Tout cela semblait si simple, trop simple pour moi à première vue. J’avais toujours cru que la prière était censée durer des heures, et qu’il fallait harceler Dieu jusqu’à ce que quelque chose se produise.
J’utilisais ma propre méthode. Je commençais par demander ce dont je pensais avoir besoin. Puis, je recourais à la séduction, faisant allusion qu’il était de son intérêt de me secourir. En cas d’échec, je me mettais à négocier et à proposer des actes précis de soumission et de sacrifice en échange de sa bénédiction. Enfin, en désespoir de cause, je suppliais, et là, quand toutes mes requêtes restaient lettre morte, je piquais une crise de rage.

Cette façon de procéder avait donné beaucoup moins de résultats que ce que j’avais escompté. Je comprenais maintenant que mes prières se réduisaient à des démonstrations d’incrédulité. Je n’avais pas encore admis que Dieu ne tenait compte que de la valeur de nos vœux. C’est pourquoi j’avais usé de tels stratagèmes. Je doutais de sa probité et de ses pouvoirs, et n’avais même pas la certitude qu’Il m’écoutait. Tout cela avait eu l’effet d’un mur entre Lui et moi. Ainsi, non seulement Il entend nos oraisons, mais Il connaît nos exigences bien avant que nous ne les exprimions.

Dieu a conscience des manques de chaque stade de notre vie.

Lui et ses anges y acquiescent volontiers et sont même ravis de le faire. Il faut savoir qu’ll a sur nous un avantage impossible à déceler. Il voit notre passé et notre avenir infinis, et Il a conscience des manques de chaque stade de notre vie.

Dans l’amour qui l’habite, Il répond aux prières conformément à cette vision éternelle et omnisciente. Il les exauce toutes parfaitement. C’était donc hors de sens que je réitère inlassablement les miennes comme s’Il ne les comprenait pas. Seules s’imposent la foi et la patience.

Il nous a dotés de la faculté de choisir, et Il intervient dans notre vie quand nous l’y invitons. Il est primordial de le remercier pour ce que nous obtenons. La reconnaissance est une vertu sacrée. Il faut demander avec humilité, et recevoir avec respect.

Plus nous savons gré à Dieu du bonheur dont Il nous gratifie, plus nous élargissons la voie de la future sérénité. Il déborde du désir de nous rendre heureux. Son existence nous sera révélée. Nous deviendrons peut-être des anges et accourrons au secours des infortunés. La prière et la serviabilité embelliront toujours l’éclat de notre lumière. Une faveur offerte est l’huile, produit de la compassion et de l’amour, qui alimente notre lampe.

Chapitre 18 – Mon retour

La haine les habitait, et je devinai qu’elles avaient l’intention de me tuer.

Extrait du livre : Dans les bras de la lumière de Bettie J. Eadie (USA) écrit en 1994.

L’auteur est dans sa chambre d’hôpital. (…) J’étais maintenant bien reposée, mais je ne parvenais pas à me débarrasser de mon profond découragement. Je tentai de me remémorer mon expérience, et m’émerveillai de ma rencontre avec le Sauveur du monde. Il m’avait tenue dans ses bras !

Je commençai à recouvrer la force en songeant au savoir que j’avais reçu en sa présence. Sa lumière ne cesserait de me stimuler et de me réconforter dans les moments pénibles. J’allais refermer les yeux et replonger dans le sommeil lorsque je distinguai un mouvement près de la porte. Je me redressai sur le coude pour identifier ce qui se passait, et je vis une sorte de « créature » qui glissait sa tête par l’entrebâillement. J’eus un sursaut d’effroi.
Une deuxième apparut. Elles étaient hideuses et repoussantes. Cinq autres firent irruption dans la chambre à leur tour et me glacèrent d’horreur.

Leur morphologie était mi-humaine, mi-animale. Elles étaient petites, musclées, possédaient des griffes ou des ongles très longs, et leur visage, d’apparence semblable à celui de tous les mortels, dénotait une réelle férocité. Elles s’approchèrent de moi en émettant un grognement et un sifflement inquiétants. La haine les habitait, et je devinai qu’elles avaient l’intention de me tuer.
Je tentai de crier, mais je me sentais trop faible et l’angoisse me pétrifiait. Elles furent bientôt à moins de deux mètres de mon lit, et je m’avérais incapable de stopper leur progression.

Le Diable était furieux de ma décision de revenir sur Terre.

Soudain, un immense dôme de lumière, pareil à du verre, me tomba dessus. Les « créatures » semblèrent reconnaître cette coupole protectrice et se lancèrent à son assaut. Puis elles tentèrent de l’escalader afin de trouver son point faible. Mais leur effort fut vain, et elles enragèrent. Elles hurlèrent, maudirent, sifflèrent et se mirent à cracher.

Clouée dans mon lit, la terreur me tenaillait. Les « créatures » s’obstinaient, et je me demandais si le dôme serait assez solide pour résister. Je ne savais même pas ce qu’il était en réalité.

À l’instant où je pensais ne plus pouvoir supporter cette situation et où la peur s’apprêtait à me submerger, mes trois Anges dévoués, (que je surnomme) les « moines », se présentèrent à nouveau, et les « créatures » s’enfuirent. Ils m’assurèrent que je n’avais rien à craindre, car je bénéficiais de leur secours, et m’informèrent que le Diable était furieux de ma décision de revenir sur Terre. Il avait envoyé ces dangereux démons pour m’exterminer. Ceux-ci tenteraient encore de s’en prendre à moi, et je les verrai ou les entendrai à maintes reprises, mais le dôme continuerait de me préserver tout au long de ma vie. « Sache aussi, me précisèrent les « moines », que nous sommes toujours près de toi pour t’aider et t’encourager. »

Quelques instants plus tard, à mon grand regret, ils disparurent. Ce fut ma dernière rencontre avec mes trois Anges serviteurs. Je les appelle affectueusement mes « moines », mais je sais qu’ils sont trois des êtres les plus proches de moi dans l’éternité. J’attends, le cœur impatient, le jour où nous pourrons à nouveau nous étreindre et célébrer notre amitié éternelle.

Les démons revinrent après leur départ, mais le dôme les tint à distance. Je saisis le téléphone et appelai mon mari. Quand je lui expliquai que des démons avaient envahi ma chambre, il pensa que j’étais victime d’hallucinations, et chargea une de mes filles de me parler, le temps pour lui de gagner l’hôpital le plus rapidement possible. Dix minutes plus tard, il était auprès de moi.
Ne voyant pas les « créatures », il s’assit au bord du lit et, ma main dans la sienne, je tentai de l’informer de ce qui se passait. Très vite, les monstres se lassèrent et s’esquivèrent, pour me laisser tranquille le reste de la nuit. J’en fus soulagée et retrouvai le calme. J’essayai alors d’évoquer l’expérience de ma mort à mon mari. (…)