La Cène Pascale du Jeudi Saint

Ce lavement des pieds fut un exemple pour eux de la façon dont ils devaient être mes serviteurs en aidant les autres.

Messages et enseignements donnés à John Leary (USA) Jeudi le 20 mars 2008 (Jeudi Saint).

Jésus : Mon peuple, quand je suis allé pour laver les pieds de St Pierre il a d’abord refusé. Puis, je lui ai dit qu’à moins que je ne lui lave les pieds, il ne pourrait pas avoir part à mon héritage. Cela lui a fait changer d’idée et il voulait que je lui lave également la tête et les mains.
Ce lavement des pieds de mes apôtres fut un exemple pour eux de la façon dont ils devaient être mes serviteurs en aidant les autres.
Ce lavement des pieds fut aussi le symbole de la purification du corps de son âme pécheresse à l’intérieur et qui guérira votre vie spirituelle. Mais de par votre libre volonté vous devez rechercher mon pardon pour pouvoir être libérés de vos liens du péché et recevoir mes abondantes grâces.

Chapitres complémentaires :
La Passion
Semaine Sainte et Pâques

La Cène Pascale, le début.

Révélations données à Maria Valtorta – Extrait de « L’Évangile t’el qu’il m’a été révélé« .

C’est le commencement de la souffrance du Jeudi Saint. Les apôtres – ils sont dix – s’occupent activement de préparer le Cénacle.

Judas, grimpé sur la table, regarde s’il y a de l’huile dans tous les lampions du grand lampadaire qui ressemble à une corolle de fuchsia double, car la tige de suspension est entourée de cinq ampoules qui ressemblent à des pétales, puis un second tour, plus bas, qui est une Vraie couronne de petites flammes ; puis il y a enfin trois petits lampions suspendus à des chaînettes qui semblent les pistils de la fleur lumineuse.
Puis il saute par terre et aide André à disposer avec art la vaisselle sur la table sur laquelle on a étendu une nappe très fine. J’entends André qui dit : « Quel lin splendide ! »  Et l’Iscariote : « Un des meilleurs de Lazare. Marthe a voulu absolument l’apporter. »

« Et ces calices ? et ces amphores, alors ? » observe Thomas qui a mis le vin dans les amphores précieuses et les regarde avec admiration en se regardant dans leurs fines panses et il en caresse les poignées ciselées d’un œil de connaisseur.

« Qui sait quelle valeur, hein ? » demande Judas Iscariote.

« C’est travaillé au marteau. Mon père en serait fou. L’argent et l’or en feuilles se plient facilement à la chaleur. Mais traité ainsi…Un moment peut tout abîmer. Il suffit d’un coup mal donné. Il faut en même temps de la force et de la légèreté.

Tu vois les poignées ? Elles sont tirées de la masse et ne sont pas soudées. Choses de riches… Pense que toute la limaille et le dégrossissement se perdent. Je ne sais pas si tu me comprends.

« Hé ! si je comprends ! C’est comme fait un sculpteur. »
« Tout à fait cela. »
Tous admirent, puis retournent à leur travail. Tel dispose les sièges et tel autre prépare les crédences.

Pierre et Simon entrent ensemble.
« Oh ! Vous êtes venus finalement ! Où êtes-vous allés de nouveau ? Après être arrivés avec le Maître et nous, vous vous êtes enfuis de nouveau » dit l’lscariote.

« Encore une tâche avant l’heure » répond brièvement Simon.
« Tu es mélancolique ? »
« Je crois qu’avec ce qu’on a entendu en ces jours et de ces lèvres que jamais on ne trouve mensongères, il y en a bien une raison. »

« Et avec cette puanteur de… Bon ! tais-toi, Pierre » murmure Pierre entre ses dents.
« Toi aussi !… Tu me sembles fou depuis quelques jours. Tu as la figure d’un lapin sauvage qui sent derrière lui le chacal » répond Judas l’lscariote.

« Et toi, tu as le museau de la fouine. Toi aussi, tu n’es pas très beau depuis quelques jours. Tu regardes d’une façon… Tu as même l’œil de travers… Qui attends-tu ou qu’espères-tu voir ? Tu sembles plein d’assurance, tu veux le faire paraître, mais tu as l’air de quelqu’un qui a peur » réplique Pierre.

« Oh ! Quant à la peur !… Tu n’es certainement pas un héros, toi non plus ! »

« Personne de nous ne l’est, Judas. Tu portes le nom du Macchabée, mais tu ne l’es pas. Moi, je dis avec mon nom : “Dieu fait grâce”, mais je te jure que j’ai en moi le tremblement de qui sait porter malheur et d’être surtout dans la disgrâce de Dieu.
Simon de Jonas, rebaptisé “la pierre”, est mou maintenant comme de la cire près du feu. Il ne se cramponne plus par sa volonté. Lui, que je n’ai jamais vu trembler dans les plus violentes tempêtes ! Mathieu, Barthélemy et Philippe semblent des somnambules. Mon frère et André ne font que soupirer. Les deux cousins, qui ont la douleur de la parenté avec celle de l’amour pour le Maître, regarde-les. Ils semblent déjà des vieillards. Thomas a perdu son entrain, et Simon (le zélote) semble redevenu le lépreux épuisé d’il y a maintenant trois ans tant il est creusé par la douleur, je dirais corrodé, livide, avili » lui répond Jean.

Oui. Il nous a tous suggestionnés par sa mélancolie » observe l’Iscariote.

« Mon cousin Jésus, mon Maître et Seigneur et le vôtre, est et n’est pas mélancolique. Si tu veux dire par ce nom qu’il est triste à cause de la douleur excessive que tout Israël est en train de Lui donner, et que nous voyons, et l’autre douleur cachée que Lui seul voit, je te dis : “Tu as raison”. Mais si tu uses de ce terme pour dire qu’il est fou, je te l’interdis » dit Jacques d’Alphée.

Judas : « Et n’est-ce pas de la folie qu’une idée fixe de mélancolie ? J’ai fait aussi des études profanes, et je sais. Il a trop donné de Lui-même. Maintenant il a l’esprit épuisé. »

« Ce qui signifie de la démence. N’est-ce pas ? » demande l’autre cousin Jude, apparemment calme.

Judas : « Tout à fait cela ! Il avait bien vu ton père, juste de sainte mémoire, à qui tu ressembles pour la justice et la sagesse ! Jésus, triste destin d’une illustre maison trop vieille et frappée de sénilité psychique, a toujours eu une tendance à cette maladie, d’abord douce, puis toujours de plus en plus agressive.

Tu as vu comme il a attaqué Pharisiens et Scribes, Sadducéens et Hérodiens. Il s’est rendu la vie impossible comme un chemin couvert d’éclats de quartz. Et c’est Lui qui les a semés. Nous… nous l’aimions tant que l’amour nous l’a caché. Mais ceux qui l’ont aimé sans l’idolâtrer : ton père, ton frère Joseph, et Simon au début, ont vu juste… Nous devions ouvrir les yeux en les écoutant. Au contraire, nous avons été tous séduits par sa douce fascination de malade. Et maintenant… Hélas ! »

Jude Thaddée qui, aussi grand que l’Iscariote, est justement en face de lui et paraît l’écouter paisiblement, a un déclic violent et d’un puissant revers de main il couche Judas sur un des sièges et avec une colère contenue, sans éclat de voix, se penchant, siffle sur son visage de lâche, et Judas ne réagit pas, craignant peut-être que le Thaddée soit au courant de son crime : « Voilà pour la démence, reptile ! »

Et c’est seulement parce que Lui est à côté et que c’est le soir de Pâque que je ne t’étrangle pas. Mais réfléchis, réfléchis bien ! S’il Lui arrive du mal et qu’il n’est plus là pour arrêter ma force, personne ne te sauvera. C’est comme si déjà tu avais la corde au cou et ce seront ces mains honnêtes et fortes d’artisan galiléen et de descendant du frondeur de Goliath qui feront ton affaire. Lève-toi, mollasson libertin ! Et surveille ta conduite. »

Judas se lève, livide, sans la moindre réaction. Et, ce qui me surprend, personne ne réagit au nouveau geste du Thaddée. Au contraire !… Il est clair que tous approuvent.

Jésus entre

L’ambiance est à peine redevenue tranquille que Jésus entre. Il se présente au seuil de la petite porte par laquelle sa grande taille passe difficilement, met le pied sur le petit palier et, avec son sourire doux et triste, dit en ouvrant les bras : « La paix soit avec vous. Sa voix est lasse comme celle de quelqu’un qui souffre physiquement et moralement.

Il descend, caresse la tête blonde de Jean qui est accouru près de Lui. Comme s’il ignorait tout, il sourit à son cousin Jude et il dit à l’autre cousin : « Ta mère te prie d’être doux avec Joseph. Tout à l’heure il a demandé aux femmes de mes nouvelles et des tiennes. Je regrette de ne l’avoir pas salué. »

« Tu le feras demain. »
« Demain ?… Mais j’aurai toujours le temps de le voir… Oh ! Pierre ! Nous allons rester finalement un peu ensemble ! Depuis hier, tu sembles pour Moi un feu follet. Je te vois, puis je ne te vois plus. Aujourd’hui je puis presque dire que je t’ai perdu. Toi aussi, Simon.

« Nos cheveux plutôt blancs que noirs peuvent t’assurer que nous ne nous sommes pas absentés par désir de la chair » dit Simon avec sérieux.
« Bien que… à tout âge on peut avoir cette faim… Les vieux ! Pires que les jeunes… » dit l’Iscariote offensif.

Simon le regarde et il va répliquer. Mais Jésus le regarde aussi et dit : « Tu as mal aux dents ? Tu as la joue droite enflée et rouge. »
« Oui, j ’ai mal. Mais ce n’est pas la peine de s’en occuper. » Les autres ne disent rien, et l’affaire se termine ainsi.

« Avez-vous fait tout ce qu’il fallait faire ? Toi, Mathieu ? Et toi, André ? Et toi, Judas, as-tu pensé à l’offrande au Temple ? »

Les deux premiers, aussi bien que l’Iscariote, disent : « Tout est fait de ce que tu avais dit de faire pour aujourd’hui. Sois tranquille. »

« Moi, j’ai apporté les primeurs de Lazare à Jeanne de Chousa, pour les enfants. Ils m’ont dit : “Elles étaient meilleurs ces pommes !” Elles avaient la saveur de la faim, celles-là ! Et c’était tes pommes » dit Jean souriant et rêvant.

Jésus aussi sourit à un souvenir…
« J’ai vu Nicodème et Joseph » dit Thomas.
« Tu les as vus ? Tu as parlé avec eux ? » demande l’Iscariote avec un intérêt exagéré.
« Oui. Qu’y a-t-il d’étrange ? Joseph est un bon client de mon père. »
« Tu ne l’avais pas dit avant… C’est pour cela que j’ai été étonné… » Judas essaie de dépailler l’impression, qu’il avait donnée d’abord, de son inquiétude pour la rencontre de Joseph et de Nicodème avec Thomas.

« Il me semble étrange qu’ils ne soient pas venus ici pour te vénérer. Ni eux, ni Chousa, ni Manaèn… Aucun des… »
Mais l’Iscariote, avec un faux rire, interrompt Barthélemy et il dit : « Le crocodile se terre quand il le faut. »
« Que veux-tu dire ? Qu’insinues-tu ? » demande Simon, agressif comme il n’a jamais été.

« Paix, paix ! Mais qu’avez-vous ? C’est la soirée Pascale ! Jamais nous n’avons eu un si digne apparat pour consommer l’agneau. Consommons donc la Cène dans un esprit de paix. Je vois que je vous ai beaucoup troublés par mes instructions de ces derniers soirs.
Mais, vous voyez ? J’ai fini ! Maintenant je ne vous troublerai plus. Tout n’est pas dit de ce qui se rapporte à Moi. Seulement l’essentiel. Le reste… vous le comprendrez par la suite. Il vous sera dit… Oui. Il viendra Celui qui vous le dira ! Jean, va avec Judas et un autre, prendre les coupes pour la purification. Et puis assoyons-nous à table.» Jésus est d’une douceur déchirante.

Jean avec André, Jude Thaddée avec Jacques, apportent la vaste coupe, y versent l’eau et offrent l’essuie-mains à Jésus et à leurs compagnons qui font la même chose avec eux. La coupe (qui est un bassin de métal) est mise dans un coin.
« Et maintenant à vos places. Moi ici, et ici (à droite) Jean et… (…)

La fin de la Cène Pascale.

(…) Encore un peu de temps pour se voir, ensuite vous ne me verrez plus. Et ensuite encore un peu de temps, et puis vous me verrez. Vous murmurez entre vous et dans votre cœur. Écoutez une parabole. La dernière de votre Maître.

Quand une femme a conçu et arrive à l’heure de l’enfantement, elle est dans une grande affliction car elle souffre et gémit. Mais quand son petit enfant est venu au jour, et qu’elle le serre sur son cœur, toute peine cesse et la tristesse se change en joie parce qu’un homme est venu au monde.

Ainsi pour vous. Vous pleurerez et le monde rira de vous, mais ensuite votre tristesse se changera en joie. Une joie que le monde ne connaîtra jamais. Vous êtes tristes maintenant, mais quand vous me reverrez, votre cœur deviendra plein d’une joie que personne n’aura plus le pouvoir de vous ravir. Une joie tellement pleine qu’elle estompera tout besoin de demander à la fois pour l’esprit et pour le cœur et pour la chair.

Vous vous repaîtrez seulement de ma vue, oubliant toute autre chose. Mais justement, à partir de ce moment-là vous pourrez tout demander en mon nom, et cela vous sera donné par le Père pour que vous ayez toujours plus de joie. Demandez, demandez. Et vous recevrez.

L’heure vient où je pourrai vous parler ouvertement du Père. Ce sera parce que vous aurez été fidèles dans l’épreuve et tout sera surmonté. Votre amour sera parfait du fait qu’il vous aura donné la force dans l’épreuve. Et ce qui vous manquera, je vous l’ajouterai en le prenant de mon immense trésor et en disant : « Père, tu le vois. Ils m’ont aimé en croyant que je suis venu de Toi ». Descendu dans le monde, maintenant je le quitte et je vais au Père, et je prierai pour vous. »

Oh ! maintenant, tu t’expliques. Maintenant nous savons ce que tu veux dire et que tu sais tout et que tu réponds sans que personne t’interroge. Vraiment tu viens de Dieu ! »

« Vous croyez maintenant ? À la dernière heure ? Cela fait trois ans que je vous parle ! Mais déjà en vous opère le Pain qui est Dieu et le Vin qui est Sang qui n’est pas venu de l’homme et vous donne le premier frisson de la déification.
Vous deviendrez des dieux si vous persévérez dans mon amour et dans ma possession. Non pas comme l’a dit Satan à Adam et Ève, mais comme je vous le dis. C’est le vrai fruit de l’arbre du Bien et de la Vie.

Le Mal est vaincu en qui s’en nourrit, et la Mort est morte. Qui en mange vivra éternellement et deviendra « dieu » dans le Royaume de Dieu. Vous serez des dieux si vous restez en Moi. Et pourtant voilà… bien qu’ayant en vous ce Pain et ce Sang, puisque arrive l’heure où vous serez dispersés, vous vous en irez pour votre compte et vous me laisserez seul… Mais je ne suis pas seul. J’ai le Père avec Moi. Père, Père ! Ne m’abandonne pas ! Je vous ai tout dit… Pour vous donner la paix, ma paix. Vous serez encore opprimés. Mais ayez foi. J’ai vaincu le monde. »

Jésus se lève, ouvre les bras en croix et dit avec un visage lumineux la sublime prière au Père. Jean la rapporte intégralement.
Les apôtres pleurent plus ou moins ouvertement et bruyamment. Pour finir, ils chantent un hymne.

Jésus les bénit, puis il ordonne : « Mettons nos manteaux maintenant et partons. André, dis au chef de maison de laisser tout ainsi, par ma volonté. Demain… cela vous fera plaisir de revoir ce lieu. »

Jésus le regarde. Il paraît bénir les murs, le mobilier, tout. Puis il prend son manteau et s’éloigne, suivi des disciples. Près de Lui se trouve Jean auquel il s’appuie.

« Tu ne salues pas la Mère ? » Lui demande le fils de Zébédée.
« Non, Tout est déjà fait. Ne faites pas de bruit. »

Simon, qui a allumé une torche à la lampe, éclaire le vaste corridor qui va à la porte. Pierre ouvre avec précaution le portail et ils sortent tous sur le chemin et puis, faisant jouer une clef, ils ferment du dehors et ils se mettent en route.

Je conférais le sacerdoce aux apôtres afin qu’ils puissent célébrer la sainte Eucharistie ainsi que je venais de le faire.

Message de Jésus au Père Melvin Doucette (Canada) 20 mars 2008.

Melvin, mon frère, toi qui es prêtre comme moi, je t’aime et je te bénis. (…) C’est lors du premier Jeudi saint que j’ai institué la Sainte Eucharistie et que j’ai fait des onze apôtres des prêtres. Nous étions réunis dans la salle supérieure, à Jérusalem, pour un repas soulignant la Pâque des Juifs.

Pendant ce repas je pris du pain et prononçai ces mots : « Prenez et mangez-en tous, ceci est mon corps livré pour vous. » À la fin du repas, je pris une coupe et rendis grâce. Je la donnai aux apôtres en disant : « Prenez et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’Alliance nouvelle et éternelle. Il sera versé pour vous et pour la multitude afin que les péchés soient pardonnés. Faites cela en ma mémoire. « 

En disant « Faites cela en ma mémoire », je conférais le sacerdoce aux apôtres afin qu’ils puissent célébrer la sainte Eucharistie ainsi que je venais de le faire. Aujourd’hui de nombreux prêtres dispersés dans le monde entier célèbrent la sainte Eucharistie quotidiennement. Je bénis tous les prêtres en ce jour important et je les invite à me suivre.

Ils agissent en mon nom quand ils m’apportent à tous mes frères et toutes mes sœurs qui croient en moi. Le grand don que je vous accorde aujourd’hui, c’est celui de l’Eucharistie, où je suis véritablement présent, et le second don, c’est celui du sacerdoce. Acceptez ces dons de tout votre cœur. Je vous aime tous.