Le Saint Calice (Saint Graal)

SOMMAIRE

Messages célestes qui parlent du Graal
– Deux messages de Jésus donnés à John Leary (USA)

Extrait des révélations d’A-C Emmerich (1774-1824)
– Le Calice à l’époque de Noé
– Le Calice à l’époque de Melchisédech
– Le Calice à l’époque d’Abraham
– Le Calice à l’époque de Joseph, (petit fils d’Isaac)
– Le Calice à l’époque de l’Exode
– Le Calice en Palestine

Le Saint Calice (Wikipédia)
– Le Calice dans les Évangiles
– Le Calice de Valence
– Autres prétendus Saints Calices
– Le Calice dans la culture populaire
– Lien entre le Saint Calice et le Graal

Messages célestes qui parlent du Graal.

Messages donnés à John Leary (USA) – Lundi 25 Février, 2013
Jésus : Mon peuple, vous avez entendu beaucoup de légendes sur le « Saint Graal » et sur le fait qu’elle pouvait être une source de guérison et de bienfait. Il s’agit de la coupe qui a servi lors de la première messe au temps de la Cène avant la Passion, célébrée le jour de la Pâque juive, appelée « la Cène Seder ».
A chaque messe, le vin est consacré par le prêtre dans mon Précieux Sang à la consécration. C’est la première messe qui a eu lieu avant le Vendredi Saint, et vous vous souvenez de cet événement le Jeudi Saint de la Semaine Sainte. (…)
Ce « Saint Graal » est une relique dont la localisation n’est pas connue des hommes avec certitude. Mais le message le plus important est que mon corps et mon sang aient été offerts en expiation pour tous les péchés de l’humanité. Cette délivrance du péché est un cadeau pour le monde et une invitation à croire. Vous pouvez venir à moi a travers le prêtre par la confession et par mon sang, votre âme sera lavée du péché.
Je suis l’agneau du sacrifice parfait qui est le seul digne sacrifice acceptable par mon Père, qui est dans les cieux, et qui est votre père à tous.

Messages donnés à John Leary (USA) – Mercredi le 8 juin 2006.

Jésus : (…) Mon peuple, certains ont cherché depuis des années cette coupe ou le saint Graal que j’ai utilisé au dernier repas.
Quand bien même ce serait un souvenir de la première messe, il est plus important de se centrer sur le pain et le vin qui furent consacrés en mon corps et en mon sang, que de s’intéresser aux vases mêmes. (…)

Le Calice à l’époque de Noé.

Extrait des révélations d’A.-C. Emmerich (1774-1824) « Les mystères de l’Ancienne Alliance »

(…) Dans l’Arche, je vis Noé faire des offrandes d’encens son autel était recouvert de motifs blancs sur fond rouge. Il avait dans une cassette arrondie plusieurs ossements d’Adam, qu’il posait sur l’autel pendant la prière et les sacrifices.

Je vis aussi au-dessus de l’autel le Calice de la Cène, qui avait été apporté à Noé pendant la construction de l’Arche par trois personnages vêtus de longues robes blanches, semblables aux trois hommes qui vinrent voir Abraham pour lui annoncer la naissance d’un fils.

Ils venaient d’une ville qui fut détruite par le Déluge et dirent à Noé qu’il était un homme si glorieux qu’ils voulaient lui confier cet objet mystérieux, afin qu’il ne disparét pas au cours du Déluge.

Dans le Calice étaient un grain de froment aussi gros qu’un pépin de tournesol, s et un surgeon de vigne.

Noé piqua ces deux germes dans une pomme jaune qu’il déposa dans le Calice celui-ci n’avait pas de couvercle. Le surgeon de vigne devait pousser.

Après la dispersion de la tour de Babel, j’ai vu ce Calice chez un descendant de Sem qui fut l’ancêtre des Samanes, dans le pays de Sémiramis les Samanes furent établis en Canaan par Melchisedech et y emporèent ce Calice. (…)

Le Calice à l’époque de Melchisédech.

Extrait des révélations d’A.-C. Emmerich (1774-1824) « Les mystères de l’Ancienne Alliance »

(…) Melchisédech vint de l’emplacement où plus tard s’éleva Jérusalem.

Il avait avec lui une monture grise, très rapide, à l’encolure courte et trapue, très chargée : d’un côté, l’animal portait un tonneau de vin aplati sur la face qui touchait le flanc de la bête, de l’autre côté une caisse dans laquelle se trouvaient dresses les uns contre les autres des pains plats de forme ovale, ainsi que le calice même que j’ai vu plus tard lors de l’institution du Saint-Sacrement, au cours de la Cène, et des gobelets en forme de petits féts : ces récipients n’étaient ni en or ni en argent, mais comme d’une pierre précieuse translucide, brune ils me paraissaient avoir poussé (comme des plantes), et non avoir été fabriqués de main d’homme. (…)

Le Calice à l’époque d’Abraham.

Extrait des révélations d’A.-C. Emmerich (1774-1824) « Les mystères de l’Ancienne Alliance »

(…) Melchisedech étendit d’abord sur l’autel une couverture rouge qu’il avait apportée avec lui, puis, dessus. une nappe blanche transparente. Sa cérémonie me rappela la sainte messe. Je le vis élever le pain et le vin, les offrir, les bénir et rompre le pain. Il tendit à Abraham le calice qui devait servir plus tard à la Cène. afin qu’il y bét. Les autres burent dans les petits gobelets qui furent présentés à tout le peuple par Abraham et par les assistants les plus rapprochés de l’autel. ainsi que les pains rompus.

Ils reçurent des morceaux plus grands que ceux qui furent donnés à la Cène. Je vis ces morceaux briller ils étaient seulement bénis, et non consacrés. Les anges ne peuvent pas consacrer. Tous furent stimulés à se tourner vers Dieu.

Melchisédech tendit à Abraham du pain et du vin pour son usage. et celui-ci reçut du pain plus fin et plus lumineux que les autres. Il en obtint beaucoup de force, et un tel accroissement de sa foi qu’il n’hésita pas, ultérieurement, à offrir son fils, enfant de la Promesse, sur l’ordre de Dieu. Il prophétisa et dit ces paroles : ce n’est pas ce que Moise donna aux Lévites sur le Sinaï. Je ne sais si Abraham lui-mème effectua également l’offrande du pain et du vin, mais ce que je sais, c’est que le calice dans lequel il but est celui-là même dont Jésus se servit pour instituer l’Eucharistie. (…)

Le Calice à l’époque de Joseph, (un des 12 fils de Jacob, petit fils d’Isaac).

Extrait des révélations d’A.-C. Emmerich (1774-1824) « Les mystères de l’Ancienne Alliance »

Joseph était déjà connu du Pharaon et de son épouse bien avant d’être jeté en prison. Il gérait si parfaitement les affaires de Putiphar, et celui-ci accomplissait si bien ses fonctions à la cour pendant la présence de Joseph chez lui, et en retirait tant de bénédictions, que Pharaon voulut connaître ce serviteur modèle. La femme de Pharaon, qui était très soucieuse de son salut et très dévote, et, comme tous les Egyptiens, très avide de connaître de nouvelles divinités, fut si étonnée devant ce merveilleux et sage adolescent qu’était Josephëun étranger si spirituelëqu’elle l’honorait secrêtement comme un dieu et ne cessait de répéter à son époux : « Cet homme est envoyé par nos dieux, ce n’est pas un être humain comme nous ! »

Il n’en fut pas moins jeté en prison, où il devint par la suite gardien des autres captifs.
La Grande Dame déplora beaucoup son erreur quand elle le vit emprisonné comme adulèe mais lorsqu’il fut remis en liberté, elle lui accorda de nouveau et à jamais toute sa bienveillance.

Et cette coupe qu’il fit glisser dans les affaires de Benjamin, c’était précisément le premier présent que lui fit l’épouse de Pharaon. Je connais bien cet objet, qui avait deux anses et pas de pied. Il était comme taillé dans une pierre précieuse ou dans une masse translucide, que je ne connais pas, et avait la forme de la partie supérieure du calice de la Cène : il fut également placé parmi les récipients que les enfants d’Israël ramenèrent d’Egypte, et on le garda par la suite dans l’Arche d’Alliance .

Joseph demeura sept ans en prison c’est là qu’il reçut, en pleine tribulation, le secret de Jacob, comme ses ancêtres l’avaient reçu eux aussi, (…)

Je vis Aseneth dans son appartement : elle se tenait derrière une tenture, ses longs et abondants cheveux dénoués et terminés en boucles. Elle avait, au creux de l’estomac, un signe merveilleux imprimé sur la peau. Dans une figure, semblable à une coupe en forme de coeur, se tenait un enfant aux bras ouverts, tenant dans une main un petit plateau et dans l’autre un gobelet ou un calice. Sur le plateau étaient trois épis souples issus d’une même tige, et la figure d’une colombe qui semblait picorer le raisin contenu dans le calice.

Jacob connaissait ce signe : c’est pour cela qu’il fut obligé d’éloigner Aseneth, pour la soustraire à la colère de ses fils. Lorsqu’il se rendit plus tard en Egypte auprès de Joseph, et que celui-ci lui eét confié toutes ces particularités, il reconnut sa petite-fille, à cause du signe qu’elle portait. Joseph aussi avait un signe sur le torse : c’était une grappe de raisin aux nombreux grains. (…)

Le Calice à l’époque de l’Exode.

Extrait des révélations d’A.-C. Emmerich (1774-1824) « Les mystères de l’Ancienne Alliance »

Le corps de Joseph et les restes d’Aseneth, qui avaient été rassemblés, gisaient dans un sarcophage égyptien en forme de taureau le sarcophage était en métal et brillait comme de l’or poli Ils soulevèrent le des, c’est-à-dire le couvercle Moïse prit le mystère, le sortant du corps évidé de Joseph, l’enveloppa de linges et le tendit à Segola, qui le porta devant elle, roulé dans son voile. Les ossements furent déposés sur une pierre, disposés dans des linges et emportés par les hommes. Maintenant qu’ils avaient récupéré le dépôt sacré, Israël pouvait quitter le pays. Segola pleurait, Israël était saisi d’une allégresse indicible.

(…) Au cours de la nuit même où Moise recueillit le dépôt sacré, on exécuta la caisse d’or en forme de sarcophage dans laquelle les Israélites l’emporèent lors de l’Exode. Cette caisse devait être assez longue pour qu’un homme pût s’y tenir couché car ce dépôt sacré devait donner naissance à une Eglise et un Corps t. C’est au cours de cette même nuit que les Israélites marquèrent les portes avec du sang. Les voyant travailler si rapidement à la construction de la caisse, je pensai à la sainte Croix, qui fut également exécutée en hâte dans la nuit précédant la mort de Jésus 2.

La caisse, composée de plaques d’or, avait la forme d’un sarcophage de momie égyptien. Plus large en haut qu’en bas, elle présentait à l’extrémité supérieure la figure d’un visage auréolé de rayons sur les côtés étaient esquissés les bras et le tracé des côtes.

Dans cette caisse, à peu prés au milieu de sa longueur, on plaça un coffret d’or renfermant le dépôt sacré recueilli par Segola dans le tombeau souterrain.

Dans la partie inférieure furent rassemblés des récipients sacrés et les gobelets des Patriarches, qu’Abraham avait reçus de Melchisédech et qui s’étaient transmis, avec la bénédiction, d’aîné en aîné. Tel fut le premier contenu et telle fut la première forme de l’Arche d’Alliance, que l’on enveloppa d’une couverture rouge, puis d’une blanche 4.

C’est seulement au Mont Sinaï que l’on exécuta l’Arche de bois, plaquée intérieurement et extérieurement d’or fin on y plaça le sarcophage d’or qui renfermait le dépôt sacré. Ce sarcophage n’arrivait qu’à mi-hauteur de cette nouvelle Arche, et n’était pas aussi long qu’elle, car il restait encore de la place aux deux extrémités, pour deux coffrets plus petits dans lesquels on réunit les reliques de Jacob et de la famille de Joseph par la suite, on y mit également le bâton d’Aaron.

Lorsque l’Arche d’Alliance fut installée dans le Temple de Sion on en modifia l’intérieur en retirant le sarcophage d’or et en le remplaçant par une figure semblable mais plus petite, taillée dans une masse blanche. déjà au cours de mon enfance, j’ai vu souvent l’Arche d’Alliance et tout ce qu’elle renfermait, tout ce qui l’entourait, et aussi tout ce que l’on y déposait au fur et à mesure les Israélites y plaçaient tous les objets sacrés qu’ils recevaient mais elle ne devait pas être bien lourde, car on la portait facilement.

Le Calice en Palestine.

Extrait des révélations d’A.-C. Emmerich (1774-1824) « Les mystères de l’Ancienne Alliance »

(…) Lorsque Jérémie fit cacher l’Arche d’Alliance avec d’autres objets sacrés sur le mont Sinaï, lors de la déportation de Babylone, le dépôt sacré ne s’y trouvait plus il n’en restait que les linges ayant servi à l’envelopper, qui furent mis à l’abri avec l’Arche. Jérémie connaissait le contenu de l’Arche et son caractère sacré, et il voulut en parler ouvertement au Peuple comme il lui relatait les horreurs de l’Exil.

Mais Malachie le détourna de ce projet et c’est lui qui recueillit le dépôt sacré, confié plus tard grâce à lui aux Esséniens un prêtre le fit par la suite replacer dans l’Arche.

Malachie était, comme Melchisédech, un ange, un envoyé de Dieu ; je ne l’ai pas vu comme un homme ordinaire Il apparaissait sous figure d’homme, comme Melchisédech, sans autres différences que celles qui caractérisent des époques distinctes.

L’Ancienne Arche d’Alliance cachée par Jérémie sur le Sinaï ne fut jamais retrouvée.

Celle que l’on fit par la suite n’était plus aussi belle, et ne renfermait pas tout ce que la précédente avait contenu.

Le bâton d’Aaron fut recueilli par les Esséniens de l’Horeb, qui gardaient également une partie du dépôt sacré. La tribu que Moïse avait établie pour garder l’Arche d’Alliance et veiller sur elle subsista jusqu’à l’époque d’Hérode.

Le Calice dans les Évangiles (Wikipédia)

Le Saint Calice désigne la coupe, qui, selon les évangiles, fut utilisée par Jésus Christ et ses 12 disciples lors de la Cène, dîner pris le jour (commémoré par l’Église catholique le Jeudi Saint), où ils célébrèrent ensemble la Pâque juive, à la veille du jour où Jésus sera livré aux Romains et crucifié.

Les trois évangiles synoptiques évoquent de la même manière la coupe que pris le Christ lors de l’institution de l’Eucharistie après la Cène, mais sans lui donner de nom ni de titre particulier.

Évangile selon Matthieu :

26.27 Il prit ensuite une coupe; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, en disant : Buvez-en tous ;
26.28 car ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs, pour la rémission des péchés.

Évangile selon Marc :

14.23 Il prit ensuite une coupe; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, et ils en burent tous.
14.24 Et il leur dit: Ceci est mon sang, le sang de l’alliance, qui est répandu pour plusieurs.

Évangile selon Luc :

22.20 Il prit de même la coupe, après le souper, et la leur donna, en disant : Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang, qui est répandu pour vous.

Le Saint Calice est également évoqué dans la première épître aux Corinthiens :
11.25 De même, après avoir soupé, il prit la coupe, et dit: Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang ; faites ceci en mémoire de moi toutes les fois que vous en boirez.

Utilisation du Saint Calice par les papes à Rome

Le canon de la Messe romain nous indique que lors de la consécration du vin de l’Eucharistie les papes prenaient un calice et prononçaient (en latin) : « Accipiens et HUNC praeclarum calicem in sanctas ac venerabiles manus suas… » (« (le Seigneur) prenant aussi CE précieux Calice dans Ses mains saintes et vénérables… »)
Le fait qu’ils prononçaient « prenant CE calice » plutôt que « prenant UN calice » semble indiquer, comme le signale Antuñano (voir bibliographie), que le calice utilisé par les papes à Rome était le même que celui utilisé par Jésus.
Aucune trace n’indique comment le saint Calice est parvenu aux papes :
On suppose généralement que c’est saint Pierre qui l’avait apporté, ou saint Marc :
Saint Irénée a décrit le miracle provoqué par saint Marc le Gnostique qui a versé du vin blanc dans son calice et qui est devenu rouge après avoir prié.
Une autre hypothèse est que Saint Pierre l’aurait apporté à Antioche et qu’un évêque d’Antioche l’aurait ensuite apporté à Rome.

Le Calice de Valence

La cathédrale de Valence (en Espagne) conserve depuis 1437 une relique, censée être le Saint Calice, envoyée de Rome en Espagne par saint Laurent en 258.

Structure du Calice de Valence

En 1960, Antonio Beltran, chef du département d’archéologie de l’Université de Saragosse, en collaboration avec d’autres collègues européens, a fait une étude complète du Santo Caliz.

Il aurait été fabriqué entre le IVe siècle av. J.-C. et l’an 1.
Il a une hauteur de 17 cm. Il est formé par une coupe, un corps et un pied.
La coupe, taillée d’un grand morceau d’agate (ou de calcédoine orientale) a un diamètre de 9 cm.

Le corps est composé de :
Une colonne centrale hexagonale avec un écrou rond au milieu et surmontée de deux petits plats, celui du dessus soutenant la coupe et celui du dessous soutenant le pied ;
Deux poignées latérales, en forme de serpent, taillées hexagonalement.
la base, entièrement en or.
La base, elliptique, est en calcédoine et comporte 28 petites perles, deux rubis et deux émeraudes.
Une inscription en arabe coufique est gravée sur son dos.

Histoire du Calice de Valence (depuis Rome jusqu’à l’Espagne)

258 : Saint Laurent fait envoyer le Calice à Huesca

Selon l’histoire du Calice, en 258, pendant la persécution de l’empereur Valérien, le pape Sixte II aurait, deux jours avant son martyr, remis les reliques, les objets précieux et l’argent, à son diacre, Saint Laurent, originaire de Huesca (Espagne).

Laurent fut lui-même martyrisé, mais avant de mourir il avait fait expédier le calice à ses parents, dans sa ville natale, Loret, près de Huesca, avec une lettre écrite de sa main.

Il y avait une fresque du XIIIe siècle dans la basilique Saint-Laurent-hors-les-murs de Rome qui représentait la remise du Saint Calice par saint Laurent à un légionnaire espagnol, mais elle a été détruite le 19 juillet 1943, pendant la Seconde Guerre mondiale, lors d’un bombardement allié, et il ne subsiste qu’une photo médiocre.

Les parents de saint Laurent habitaient une petite ferme (torre, en aragonais) qui est l’actuel ermitage de la Vierge de Loreto.

713 : conquête musulmane, voyage à travers les Pyrénées du Sud

En 712 débute la conquête musulmane de l’Espagne. Les Maures auraient recherché le Saint Calice et la Cathédrale de Huesca n’étant plus un abri sûr, l’évêque Acisclo quitta la ville en 713 avec le Saint Calice, voyageant vers les Pyrénées du Sud, en passant par plusieurs chapelles, églises et monastères : Grotte de Yebra de Basa (où fut martyrisée Sainte Orosia), Chapelle Saint Pierre de Siresa (le Saint Calice à été caché à l’intérieur d’un des murs ; une étoile dessinée sur le sol avait une branche qui indiquait la position exacte de la cachette dans le mur ;

Vers 830, les rois et comtes d’Aragon et de Navarre ont versé des contributions considérables pour le culte des reliques sacrées, culto a las santas reliquias), église Santa María à Santa Cruz de la Serós (un petit habitacle dans le mur fait penser que le Saint Calice aurait pu être placé là), Saint Adrien de Sásave, église de la Corte à Bailo (entre 1014 et 1045 environ), Cathédrale Saint-Pierre de Jaca (vers 1045), et d’autres endroits restés secrets.

En 777 l’armée de Charlemagne traverse les Pyrénées. Une théorie prétend que la rumeur de la présence du Saint Calice dans cette région se serait alors propagée en Europe.

1070 : le Saint Calice est placé au monastère de Saint Jean de la Peña, monastère de Saint Jean de la Peña

En 1071 l’évêque de Jaca, Don Sancho I, plaça le Saint Calice au monastère de Saint Jean de la Peña, où il avait été moine auparavent, à l’occasion de la venue du cardinal Hugo Cándido. .

Le document « Vida de S. Laurenzo » du 14 décembre 1134 (page 109) écrit par D. Carreras Ramirez, Canon de Saragosse, témoigne de la présence du Saint Calice au monastère de Saint Jean de la Peña :

« En un arca de marfil está el Caliz en que Cristo N. Señor consagró su sangre, el cual envió S. Laurenzo a su patria, Huesca. »

(« Dans une arche d’ivoire il y a le Calice dans lequel Notre Seigneur le Christ a consacré son sang, lequel fut envoyé par saint Laurent à se mère patrie, Huesca. »)

En 1322 un sultan d’Égypte revendique avoir acquis à Jérusalem la coupe utilisée par le Christ lors de la Cène. Jacques II d’Aragon achète ce calice au sultan et le place dans le Palais de l’Aljafería de Saragosse (Source : Finke, Acta Aragonensia II. Berlin-Leipzig 1908) J. A. Onate (voir bibliograhie) a formulé l’hypothèse que, par la suite, Martin Ier l’Humain aurait fait de cette coupe le pied du Saint Calice.

1399 : le Calice est transporté à l’Aljafería de Saragosse puis à Barcelone

Le 26 septembre 1399 le Saint Calice fut transporté à la chapelle du Palais Royal (l’Aljafería) de Saragosse, à la demande du roi d’Aragon Martin Ier l’Humain avec le soutien de l’antipape Benoît XIII.

Un acte notarial enregistre l’acte : « Cáliz de piedra en el cual Ntro. Sr. Jesucristo consagró su preciosa sangre » (« Calice en pierre dans lequel Notre Seigneur Jésus-Christ a consacré son sang précieux ».)

Le texte qui accompagnait le Calice – ce texte est conservé dans les archives de la Couronne d’Aragon à Barcelone (Parchemin nº 136 de la Collection de Martin Ier l’Humain) – précisait que le calice avait été envoyé de Rome avec une lettre de Saint Laurent.

Plus tard le Saint Calice fut transféré dans la chapelle de la résidence du roi à Barcelone (l’inventaire des biens de Martin Ier qui fut fait en Septembre 1410 à Barcelone peu avant sa mort indique que le Saint Calice était présent dans cette ville).

1416 : le Saint Calice est transféré à Valence

En 1416 (ou 1424), Alphonse V d’Aragon emmena le Saint Calice dans son Palais Royal à Valence (Espagne) (ce palais a été démoli en 1810). Parti conquérir Naples, son frère, Jean II d’Aragon, lui succède.

Cathédrale de Valence.

Le 14 mars 1437 celui-ci remet le Saint Calice à la cathédrale de Valence où il est toujours conservé (Archives de la Cathédrale, volume 3.532, pages 36-37).

La couronne d’Aragon a ensuite voulu le reprendre et la Cathédrale de Valence a donné au royaume d’Aragon 40 000 ducats d’or pour garder perpétuellement cette relique.

1744 : le Saint Calice se fragmente après une chute

Le 3 avril 1744, lors du service de la Semaine Sainte, le Saint Calice échappa des mains de l’Archiprêtre Don Vicente Frígola Brizuela [1] et tomba, se fragmentant en deux. Ce fut un choc pour toutes les personnes présentes et Don Vicente en mourut quelques jours plus tard. La réparation a été effectuée par le grand bijoutier Luis Vicent (en présence du notaire Juan Claver qui a consigné l’acte) et la fracture ne se remarque plus, hormis deux petites fissures.

1809 : avancée des troupes napoléoniennes, le Saint Calice est transféré à Alicance, Ibiza et Palma de Majorque

En mars 1809, devant l’avancée des troupes napoléoniennes, le Saint Calice a quitté Valence pour Alicante tout d’abord. Il est retourné à Valence en février 1810, mais en mars de cette année, il a dû être transféré de Valence à Ibiza, et en février 1812 à Palma de Majorque.

Le Saint Calice est retourné à la Cathédrale de Valence en septembre 1813, à la fin de la guerre d’Indépendance.

1936 : guerre civile, le Saint Calice est confié à une fidèle

Le 21 juin 1936 au matin, durant la guerre civile qui oppose les républicains aux nationalistes de Franco, les républicains ayant dévasté les temples adjacents à la Cathédrale (San Valero, San Agustin et d’autres), le conseil de la Cathédrale décida de remettre le Saint Calice à un fidèle; il fut confié, camouflé dans du papier journal, à Maria Sabina Suey Vanaclocha, qui fut escortée par deux ecclésiastiques déguisés, jusqu’à son domicile, 3 rue Primado Reig. Quelques heures après, les républicains entraient dans la cathédrale.

Un franc-maçon se mit à la recherche du Saint Calice avec des républicains et le chercha parmi des membres du conseil et leurs amis.

Le 7 août, des républicains fouillèrent rapidement le domicile de Maria Sabina qui se trouvait être une amie d’Elias Olmos Canalda (archiviste de la Cathédrale) et ne trouvèrent pas le Saint Calice caché dans la garde-robe. Il fut alors dissimulé sous une dalle.

Le 29 août, ils revinrent mais ne le trouvèrent toujours pas. Maria Sabina le cacha alors chez son frère au 7 rue Pelayo, avant de le cacher de nouveau chez elle le 30 janvier 1937.

Entre temps, un groupe juif d’Amsterdam offrait environ 100 000 $ pour le Saint Calice.

Le 20 juin 1937, Maria Sabina plaça le Saint Calice chez sa sœur, à Carlet, un petit village à 25 km de Valence.

Le 30 mars 1939, peu après la victoire de Franco, Maria Sabina remit le Saint Calice aux autorités.

Le jeudi 9 avril le Saint Calice fut rendu au conseil de la Cathédrale. Il fut placé à la « Lonja de la Seda » durant trois mois le temps que la Cathédrale soit réparée et le 9 juillet il est revenu au sein de la Cathédrale.

D. Elias Olmos y Canalda a écrit un livre, « Como Fue Salvado el Santo Caliz de la Cena : Rutas del Santo Grial desde Jerusalén a Valencia  » (publié en 1946, ISBN B0000EDNKO), qui raconte tous ces événements.

1982 : le Pape Jean-Paul II se sert du Saint Calice à Valence. Il a embrassé deux fois et l’a utilisé pour la messe.

Autres prétendus Saints Calices.

Au Moyen Âge plus de vingt coupes prétendaient être le Saint Calice.

Le « Sacro Catino » de la cathédrale de Gênes.

Il aurait été non seulement celui que le Christ aurait utilisé, le Sacro Catino, mais avant cela il aurait été offert par la reine de Saba (Yémen, Arabie) au roi Salomon pour garnir le temple, construit pour abriter l’arche d’alliance, ce coffre qui contenait la table des Dix Commandements, reçue par Moïse au Sinaï.

Selon Hérodote, une coupe d’émeraude se trouvait dans le temple d’Héraclès (L’Hercule des douze travaux) à Agrigente.

Pour certains, le Sacro Catino serait le plat sur lequel fut déposée la tête de saint Jean-Baptiste, réclamée par Salomé.

Durant la campagne d’Italie conduite par Bonaparte, il fut dérobé à la cathédrale et emmené à Paris en 1809, où il fut étudié par une commission de l’Académie des sciences de l’Institut de France) qui conclut qu’il était fait en cristal byzantin et non pas en émeraude. Il fut restitué en 1815.

Le Calice dans la culture populaire.

Le Graal a souvent été assimilé au Saint Calice.
Le Graal, recherché par les Chevaliers de la Table Ronde, a souvent été assimilé au Saint Calice et appelé Saint Graal.

Joseph d’Arimathie aurait recueilli le sang du Christ dans le Saint Calice.
C’est (selon certaines Légendes associées au Graal), dans ce même calice que Joseph d’Arimathie aurait recueilli le sang du Christ qui coulait d’une blessure au flanc droit provoquée par le soldat Longin avec la Sainte Lance.

Lien entre le Saint Calice et le Graal.

Apparition du Graal Enluminure du XVe siècle.

Le « Graal », objet mystérieux symbole de quête, a alimenté des légendes et la littérature ; selon les histoires, il n’est pas décrit de la même façon. Dans sa première évocation littéraire, Perceval ou le Conte du Graal de Chrétien de Troyes (XIIe siècle, en vieux français), il est seulement dit que le Graal est orné de pierres précieuses, mais sa nature n’est pas définie.

C’est dans L’estoire dou Graal de Robert de Boron qu’il est assimilé au Saint Calice. C’est d’ailleurs à partir de là qu’apparaît l’appellation « Saint Graal ».