Lucifer et la chute des Anges rebelles

Message de Dieu – Soeur Beghe – Le 17 novembre 2023 – Lire le message en entier sur le site d’origine.

Je suis votre Dieu, votre Maître, le saint des saints et le « Dieu peut tout ». Il peut arrêter le temps, Il peut arrêter toute tempête, (…)
L’absence d’un bien n’est pas son contraire, le bien est une valeur, l’absence de bien n’en est pas une. La méchanceté est l’absence de bonté, elle n’est pas une composante, non, elle est une absence. Le bien et le mal ne sont pas des semblables opposés, le bien est un tout, une valeur, une propriété divine, le mal est son absence.

En se révoltant contre Dieu, Lucifer a perdu son union avec Lui, il a perdu tout ce qu’il recevait de Lui. N’ayant plus rien de Lui, il est devenu l’éternel perdant, lui qui a tout perdu. Il n’a rien construit de lui-même, non, de lui-même il détruit, il ne peut construire ; il ne peut être positif en rien, il a tout perdu, il est devenu l’éternel défait de tout ce qui faisait sa prédominance ; mais bien que défait, il fut créé Ange et il reste Ange, maudit certes, mais Ange tout de même : avec toutes les caractéristiques essentielles de l’Ange mais sans plus aucune des vertus communiquées par Dieu. (…)

Lucifer et les Anges qui l’ont suivi dans sa rébellion, sont tombés de très haut, ils ont perdu tout ce qui faisait leur grandeur et leur gloire mais ils ont conservé leur état de créature dotée d’intelligence et de tout ce que Dieu leur avait donné en leur état de créature.

Ainsi un homme méchant demeure un homme avec ses mains, ses pieds, son aspect physique, son intelligence et ses dons personnels naturels reçus par sa naissance, mais il perd toute possibilité de recevoir des dons surnaturels, des dons de compréhension spirituelle, des dons que pourrait lui communiquer son Ange gardien qui le quittera lorsqu’il ne pourra plus rien pour lui. (…)

  • La suite du message ce trouve au chapitre : La passion

Je vous bénis, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il. Le Seigneur et Maître de toute création.

Il avait lui-même été créé comme le premier de tous.

Messages de Notre Seigneur Jésus-Christ pour le monde du XXIe siècle. Soeur Beghe – Lire le message sur le site d’origine – Mercredi 19 janvier 2022.

J’aime tant ma création, Je l’ai créée avec tant de chaleur amoureuse, tant de générosité, tant de bienfaisance que la terre devait être un Paradis terrestre à l’image du Paradis céleste.
Lucifer s’est investi dans la création de l’univers et il m’a bien servi, comme un ange loyal et vigoureux. Il avait lui-même été créé comme le premier de tous, il était beau, magnifique et si intelligent. Il avait reçu en personnalité la Créativité divine et il l’exerça à la perfection. Il devançait presque mes souhaits et avant que ma Parole ne s’exprime, il était prêt à l’exécuter.

Les anges sont les intermédiaires entre Dieu et les hommes, entre Dieu et sa création. Ils la gouvernent, ils en prennent soin, ils dirigent ses mouvements et comme la terre est en quelque sorte vivante, elle bouge, ses plaques terrestres se meuvent et les anges sont supposés les maîtriser.

Quand il eût connaissance de cette grandeur de l’homme.

Mais vint le moment où, tout étant créé, sauf l’homme, Lucifer eut connaissance de la Pensée divine parce que Dieu la lui communiqua. En effet, pour être un excellent collaborateur, il est nécessaire de connaître les plans dans leur ensemble et la création de l’homme ne se limitait pas à lui-même. Il s’épanouissait dans la vision globale de Dieu et le Fils de l’homme y avait une place prépondérante. La terre devait être le Royaume terrestre du Fils de Dieu, Roi et Seigneur au milieu des Siens, dans un environnement saint et infiniment gracieux.

Lucifer, l’intendant de la création, sursauta quand il eût connaissance de cette grandeur de l’homme qui devait recevoir Dieu en son sein et il ne maîtrisa pas son humiliation : lui, le pratiquement créateur de l’homme allait devoir s’abaisser à l’adorer, non cela ne se pouvait ! Les Plans de Dieu étant sans repentance, il sut qu’il ne pouvait plaider une autre cause et il dit à son Seigneur et Maître : « Non, Seigneur, Vous ne pouvez pas Vous abaisser à ce point ! » Le Seigneur Dieu lui répondit, feignant l’étonnement : « Mais quoi ! Je ne m’humilie pas en me faisant tel que Je suis, regarde-moi, comment suis-Je ? » « Oui, répondit Lucifer, je vous vois bien, mais vous ne pouvez faire des créatures telles que vous et ensuite vous introduire auprès d’elles, comme elles et parmi elles ! Ce n’est pas digne ! » « Si, mon cher ange, tel est mon Plan. Je me crée une famille car Je veux les aimer et qu’ils m’aiment en retour autant. Ils doivent m’être semblables afin que notre amour réciproque soit réel, de semblable à semblable, et que cet Amour soit alimenté par le Saint Esprit divin. Tel est mon Plan, tel est le joyau de ma création : l’humanité au milieu de laquelle Je veux me complaire. »

Non, je ne le peux pas, je ne le ferai pas.

Alors Lucifer eut un haut-le-cœur et il dit en s’étranglant : « Non, non, trois fois non, je ne le peux pas, je ne le ferai pas. Je Vous aime, Seigneur, et je Vous adore mais que Vous me demandiez de Vous abaisser et moi de créer cet abaissement, non, non, trois fois non. Je ne servirai pas ! Non serviam ! » Et il se tordit en protestation, son beau visage devint cramoisi, il se voyait adorant un homme, créé par lui comme intendant de son Maître, et ce fut trop. Il répéta : « Non serviam ! jamais, jamais, jamais. » Et il tomba à terre comme soufflé par un vent qui ne souffla que sur lui.

Il était le premier de la divine création, il avait aidé son Maître, Dieu, à tout créer et voici qu’il devait s’abaisser à adorer un être créé, non, lui le premier ne pouvait s’abaisser ainsi ! Alors repoussant la main encore tendue de son Maître, il répéta une 3e fois : « Je ne servirai pas, non serviam ! ». Il était prêt à se quereller même physiquement avec Dieu dans un accès de colère lorsque Michel l’Archange se précipita entre lui et Dieu, car Dieu on ne le touche pas ! Tu connais la suite, Je l’ai déjà révélée.

L’humanité fut créée pour avoir une place de choix auprès de Dieu.

Je désirais raconter cet événement pour expliquer la haine dans laquelle Lucifer et ses démons tiennent l’humanité, ils sont jaloux d’elle pour l’éternité et ils ne supportent pas que mes enfants deviennent dans le Ciel mes égaux.

Par ce récit, Je veux aussi vous faire comprendre la grandeur de l’humanité destinée à être sainte et divine en tant qu’enfant adoptif du Saint des saints, Dieu, l’Éternel et le Tout Puissant. En entrant dans le Ciel, mes saints sont mes vrais enfants, mes vrais frères et Je les aime avec l’Amour divin. Ils reçoivent tout de moi et ils ont accès à tout ce qui est mien : mes vertus et mes biens, ma dignité divine et royale, ma capacité créatrice et ma Toute Puissance. Le Père céleste sera leur Père comme Il est le Père de Jésus-Christ, au Ciel comme sur la terre. Je serai leur Frère parce qu’ils seront Mes frères et Dieu le Saint Esprit nous unira tous en Son Amour divin.

Oui, l’humanité fut créée pour avoir une place de choix auprès de Dieu, une place que n’auront jamais les merveilleux Anges, parce que jamais ils ne seront fils de Dieu, pareils à Lui et héritiers de tout ce qui est Sien.

Je vous aime, mes enfants, mes frères, mes bien-aimés, Je vous donne tout ce qui est à moi, Je ne garde rien pour moi seul, tout est vôtre parce que mon Amour ne vous refusera jamais rien.
La très sainte Vierge Marie l’avait bien compris et sur terre elle m’aimait déjà avec l’Amour céleste dont elle jouit actuellement pour l’éternité.

Que Dieu soit béni.

Chapitres complémentaires :
Les démons
Description de l’Enfer
Conciliabule dans l’enfer
Emannuel Swedenborg (1688-1772) visite l’Enfer

Le père Jean-Édouard Lamy (France – 1853-1931) est ordonné prêtre en 1886. fut vicaire à Saint-Ouen, puis curé de La Courneuve (Région parisienne) de 1900 à 1923. En 1909, une vision de la Vierge Marie lui demande de fonder un pèlerinage à Notre-Dame-des-Bois, près de son village natal en Haute-Marne et de fonder une congrégation religieuse. En 1930, en vue de l’apostolat de la jeunesse ouvrière, il fonde la congrégation des Serviteurs de Jésus et Marie, avant de retourner à Dieu l’année suivante à l’âge de soixante-dix-huit ans. Il fut très populaire de son vivant car il avait la faculté de lire dans les âmes.

CHAPITRE XIV – APPARITIONS DU DÉMON  :

Il souffre en silence et ne crie pas. Cela n’entrave pas ses mouvements.

Lucifer est grand, avec une figure assez belle, amaigrie, barbue. Il a les yeux féroces, fulgurants, les cheveux blonds, une barbe frisée assez courte. Il a la structure d’un homme très solide, de forte taille. Il est vêtu d’un vêtement blanc, une sorte de péplum antique, qui descend jusqu’à mi-jambe. Constamment montent en serpentant le long de son corps et de son vêtement, à travers sa barbe, des pieds jusqu’au haut de sa tête, des flammes de deux sortes qui semblent s’y coller : les unes, les plus nombreuses, sont noires comme de la poix qui brûle ; les autres sont des langues de feu ordinaire, comme le feu de cette lampe-ci.

Il souffre en silence et ne crie pas. Cela n’entrave pas ses mouvements. Je l’appelle le grand Roussi. Elle le fait voir dans sa souffrance : c’est pour lui enlever toute autorité. Quand je le vois entouré de flammes, ou, plutôt, quand la Sainte Vierge a la bonté de me laisser voir sa figure entourée de flammes, je juge des souffrances terribles, terribles de Lucifer.

Dieu lui a laissé l’extraordinaire puissance d’un archange, en y mettant, cependant, quelques limites.

La Très Sainte Vierge le domine, mais il est là. Nous sommes un grain de sable devant lui. Dieu lui a laissé l’extraordinaire puissance d’un archange, en y mettant, cependant, quelques limites ; sinon il pulvériserait, dans le moment, le monde entier. Vous ne pouvez pas vous figurer la puissance d’un archange, ni celle de la Sainte Vierge. La nature de ces esprits, même déchus, est tellement remarquable ! Notre pensée leur est cachée, mais ils devinent si facilement !

Quel mépris il a pour ceux qui succombent à ses tentations ! Je n’ai jamais vu se moquer comme Lucifer se moque. Il voyait des âmes pieuses ; il eut un sourire satanique et dit : « Voilà la plus menteuse des trois » (montrant du doigt et avec mépris la mieux habillée). Je fus extrêmement surpris de l’entendre dire ça. Si cette pauvre femme avait compris le mépris de Satan, elle eût fait un acte de contrition et serait sortie de l’église justifiée, corrigée.

Il a la haine du prêtre, le représentant de Jésus-Christ. Il dit : « Quand une âme a cessé de prier, je la considère comme mienne ». Lucifer me dit : « Cessez de prier, et je cesserai de vous tourmenter ». Il peut dire ce qu’il veut, je m’en garderais bien. Je prierais rien que pour le faire enrager, si je n’avais pas l’amour de Dieu. La récitation du saint rosaire, c’est cela qui désole Lucifer. C’est l’ennemi déclaré du chapelet.

Il n’est pas respectable par lui-même, mais il faut respecter sa famille en lui.

Avant que le saint archange me prévînt, je ne me rendais pas compte de ce que je faisais en insultant Lucifer, je ne voyais pas la disproportion qu’il y a entre l’homme et l’ange. Il ne faut pas irriter même un archange mauvais. Il faut avoir le respect de l’œuvre de Dieu…

On va à l’école tous les jours ! Il était à la sacristie et il m’embêtait. Je lui dis : « Ah ! La sale bête ! » Saint Gabriel me dit : « N’oubliez pas que c’est un archange ! Ne discutez pas. Respect à Lucifer : c’est l’archange déchu ». C’est comme un fils de famille très noble, déchu par ses vices. Il n’est pas respectable par lui-même, mais il faut respecter sa famille en lui. On respecte le chef-d’œuvre du Créateur, même détruit.

C’est d’ailleurs, une meilleure méthode pour faire rentrer Satan en lui-même. Satan, comme un enfant, ramasse sur la route pierres et boue, tout ce qui lui tombe sous la main, pour nous le jeter ; mais, si on se met à lui répondre injure pour injure, c’est alors une vraie bataille de chiffonniers. Quand on respecte son caractère angélique, on le contriste bien davantage.

Lucifer était comme le maître d’œuvre. (…) Et comme il en avait reçu la capacité, il créait comme je lui en avais donné le mandat.

Messages de Notre Seigneur Jésus-Christ pour le monde du XXIe siècle. Soeur Beghe – Lire le message en entier sur le site d’origine – Mardi 7 décembre 2021.

(…) et Mon plus grand ennemi était celui qui m’avait arraché la création : celui qui avait voulu être créateur à ma place, celui qui m’avait dit : Non serviam !

Il a envenimé toute Ma création, les mondes visibles et invisibles, la terre, les hommes, les âmes. Je l’avais créé beau, lumineux, déférent et proche de Moi, il avait reçu Ma Créativité comme personnalité, comme être, il était Mon bras droit dans Mon œuvre créatrice. Je lui avais donné Ma confiance et c’est avec lui que J’ai entrepris Ma création. Beaucoup d’autres anges avaient leurs attributions mais Lucifer était comme le maître d’œuvre. Il n’en était pas le propriétaire mais il avait les rênes de Mon œuvre. Et comme il en avait reçu la capacité, il créait comme Je lui en avais donné le mandat. Je voyais tout, sans Moi il n’aurait rien pu faire, avec Moi il faisait des merveilles.

Quand vint le moment de créer la terre, il voulut savoir ce qu’elle aurait de particulier car bien d’autres avaient été créées et il ressentait que celle-ci était particulière. Je lui dis que cette terre verrait naître sur elle son Dieu qui la choisissait pour être parmi des frères et que Dieu voulait se créer une famille d’enfants nombreux et à Son image.

Ce projet ne lui plut pas car Il était, lui, le choisi parmi toutes les créatures visibles et invisibles et là, sa perfection fut rompue. L’orgueil se distilla en son être et le changea promptement. Il ne voulut pas apporter son concours à ce plan divin, il ne voulait pas que Dieu s’infériorise en se créant des frères ni que ces frères Lui soient semblables. Se relevant de toute sa belle prestance, il clamât : Je ne servirai pas, Non serviam ! Et aussitôt l’orgueil qui l’avait saisi le dénatura, il devint sombre comme la nuit, son beau visage se transforma en un rictus effrayant et sa voix se cassa. Les autres anges qui assistèrent à cette révolte, furent surpris mais il les appela à lui, leur intimant le devoir de continuer à travailler pour lui.

C’est ainsi que le tiers de l’armée céleste vint se ranger à ses côtés tandis que les autres se rangèrent auprès de saint Michel Archange qui s’était précipité pour servir de bouclier à son Dieu. Et la suite a déjà été racontée.

La terre fut alors infestée dans sa création par le prince des démons car Dieu lui ayant donné Sa Créativité en personnalité, il avait une faculté de nuisance inscrite dans son essence et Dieu n’élimine pas ce qu’Il a donné en propre à Ses créatures.

Lucifer ne mit aucune complaisance dans sa faculté de participer à l’œuvre créatrice de Dieu et la terre fut sujette à de multiples malfaçons. Dieu qui ne brime pas la liberté de faire le mal, décida de créer l’homme et la femme dans un lieu de la terre spirituellement clos et Il enjoignit Ses anges de protéger les limites du Paradis terrestre. Le paradis était destiné à grandir et à s’étendre sur toute la terre par la grâce divine et par le travail de l’homme, ami de Dieu. L’homme et la femme, tentés, churent et le Prince du Mensonge conserva sa tutelle sur le joyau de Dieu.

Le temps est proche, très proche, où cette tutelle sera évacuée car les hommes sur la terre vivront saintement, pieusement et humblement. La charité fleurira et Dieu sera aimé, honoré et servi comme Il est juste qu’Il le soit.

Son nom primitif était Lucifer

Message du 29 décembre 1945 de Jésus à Maria Valtorta (Italie) Extrait du livre : Les cahiers de 1945 à 1950.

Jésus : Son nom primitif était Lucifer : dans l’esprit de Dieu, cela voulait dire: “porte drapeau ou celui qui porte la lumière », en d’autres termes Dieu, puisque Dieu est Lumière. De tout ce qui existe, il était le second pour ce qui est de la beauté, il était le miroir pur qui reflétait l’insoutenable Beauté. Il aurait eu comme mission auprès des hommes d’être l’exécuteur de la volonté de Dieu, le messager des décrets de bonté que le Créateur aurait transmis à ses enfants bienheureux sans péché, pour les amener toujours plus haut à sa ressemblance.

Le porteur de la lumière aurait parlé aux hommes par le biais des rayons de cette lumière divine qu’il apportait, et comme ceux ci étaient sans faute, ils auraient compris ces éclairs de paroles harmonieuses, pleines d’amour et de joie. Mais comme il se voyait en Dieu, il se voyait en lui même, il se voyait dans ses compagnons puisque Dieu l’enveloppait de sa lumière et faisait sa joie de la splendeur de son archange comme; en outre, les anges le vénéraient comme le plus parfait miroir de Dieu, il s’admira.

Il ne devait admirer que Dieu. Mais en chaque créature, toutes les forces bonnes et mauvaises sont présentes et elles s’agitent jusqu’à ce qu’un côté l’emporte pour produire du bien ou du mal, de même que l’atmosphère comprend tous les éléments gazeux et que tous sont nécessaires. Lucifer attira à lui l’orgueil. Il le cultiva, lui donna de l’ampleur, il s’en fit une arme et une séduction.

Il désira plus qu’il n’avait, il voulait tout, lui qui était déjà beaucoup. Il séduisit ses compagnons les moins attentifs. Il les détourna de la contemplation de Dieu comme Beauté suprême.

Puisqu’il connaissait les merveilles futures de Dieu, il voulut prendre, lui, la place de Dieu. Son esprit troublé lui faisait déjà se voir le chef des futurs hommes, adoré comme la puissance suprême. Il pensait: “Je sais le secret de Dieu. Je connais les paroles. Son dessein m’est connu. Je peux tout ce qu’il veut, lui. Comme j’ai présidé aux premières opérations de la création, je peux réussir.

Je suis. “Cette parole que Dieu seul peut dire fut le cri qui signa la ruine de l’orgueilleux. Et il devint Satan.

Ce nom de Satan n’a pas été donné par l’homme.

Il devint “Satan “. En vérité, je te dis que ce nom de Satan n’a pas été donné par l’homme qui a pourtant attribué, sur l’ordre et selon la volonté de Dieu, un nom à tout ce qu’il connaissait, et qui baptise aujourd’hui encore ses découvertes d’un nom inventé par lui.

Mais en vérité je te dis que le nom de Satan vient directement de Dieu ; c’est d’ailleurs l’une des premières révélations que Dieu fit à l’âme d’un de ses pauvres enfants qui errait sur la terre. De même que mon Nom très saint a le sens que je t’ai dicté un jour, écoute maintenant le sens de cet horrible nom. Écris le de la façon suivante

SATAN = Sacrilège Athéisme Turpitude Anticharité Négation
Orgueilleux Adverse Tentateur Avide Ennemi,

Voilà ce qu’est Satan. Voilà ce que sont ceux qui sont atteints par la maladie du satanisme. Il est encore : séduction, ruse, ténèbres, agilité, iniquité, [ce qui reprend] les cinq lettres maudites qui forment son nom, gravées au feu sur son front foudroyé. Ce sont les cinq caractéristiques maudites du Corrupteur contre lesquelles flamboient mes cinq plaies bénies, dont la douleur sauve ceux qui veulent l’être de ce que Satan ne cesse de leur inoculer.

Les noms de « démon, diable, Belzébuth  » peuvent appartenir à tous les esprits des ténèbres. Mais celui ci est le seul qui lui soit personnel. Au ciel, il n’est appelé que par ce nom, parce qu’on y parle le langage de Dieu, par fidélité d’amour même pour désigner ce que l’on veut ; comme Dieu l’a pensé. Il est le « Contraire « , celui qui est contraire à Dieu. Celui qui est le contraire de Dieu. Chacune de ses actions est donc l’antithèse des actions de Dieu.

Toute sa machination vise à pousser les hommes à s’opposer à Dieu. Voilà qui est Satan. C’est « se disposer contre moi » en actes. Il oppose à mes trois vertus théologales la triple concupiscence. Aux quatre vertus cardinales et à toutes les autres qui proviennent de moi, il oppose le vivier de serpents de ses horribles vices.

Lucifer avait reçu la vertu de créativité.

Messages de Notre Seigneur Jésus-Christ pour le monde du XXIe siècle.
Soeur Beghe – Lire le message en entier sur le site d’origine – Dimanche 31 mai 2020

(…) Chaque ange possède comme nature propre une vertu divine, c’est par celle-ci qu’il vit, c’est lui.

Lucifer avait reçu la vertu de créativité ; quand il dut reconnaître que cette vertu lui venait de Dieu et non de lui-même, il se rebella ; Dieu ne lui enleva pas sa personnalité mais Il l’écarta loin de Lui. C’est ainsi que Lucifer voulut prendre possession des biens dont il se disait l’auteur alors qu’il n’en avait été que l’exécutant, qualifié certes, mais non le créateur. Il avait participé comme exécutant à la création de la terre et il fut extrêmement fier de sa réalisation. Elle était belle, riche et luxuriante, les êtres vivants y semblaient si heureux qu’il se l’appropria comme maître et seigneur.

Dieu, qui l’avait chargé de cette réalisation puisqu’il lui en avait donné la qualité, se réserva la création d’Adam et Eve dans leur grâce et leur dignité. Lorsque Lucifer réalisa que la nature humaine devait porter en elle le Verbe divin et qu’il n’y aurait pas sa part, car cette œuvre était divine et non plus seulement humaine, il fut touché dans sa nature même, la créativité ; autant par dépit que par orgueil, il résolut de ne plus participer à l’œuvre divine et suspendit sa créativité. Il émit alors son « Non Serviam ! » et l’Archange Saint Michel défendit l’honneur de Dieu en le chassant de Sa présence. Le combat qui eut lieu dans le monde invisible fut terrible et cruel ; les anges et ceux qui devinrent des démons à la suite de leur chef révolté étant éternels, il y eut des blessures mystiques et des incompatibilités éternelles. Saint Michel, chef de la cohorte angélique eut gain de cause et Lucifer et sa bande furent rejetés éternellement de la Demeure divine.

C’est ainsi que, aigri, révolté et perpétuellement haineux, Lucifer et ses démons venant de tous les chœurs des anges, se composèrent leur territoire dans les enfers ; mais ce lieu si abominable était inhospitalier même pour eux et ils préférèrent hanter les lieux si beaux et si équilibrés de la terre. Ils provoquèrent la chute de l’humanité et, avec elle, celle de toute la surface du globe.

Dieu ne lui laissa qu’une souveraineté contrôlée et c‘est ainsi que le mal est utilisé pour la sanctification des saints et la perte de ceux qui ne veulent pas de Dieu. L’appellation du démon que Jésus-Christ nomme « Prince de ce monde » est sa souveraineté auprès de tous ceux qui le suivent en tuant, en mentant, corrompant, volant et forniquant. Ces grands péchés attirent en enfer les hommes qui les commettent mais attirent au ciel ceux qui pardonnent. (…)

La chute des anges révoltés.

Révélation de Sainte Françoise Romaine – Fondatrice des Oblates (1384-1440)

Dans la vision XVII, où la création des anges et leur classification furent manifestées à la servante de Dieu, Dieu lui fit discerner ceux qui devaient pécher de ceux qui demeureraient fidèles.

Elle fut ensuite témoin de leur révolte et de la chute horrible qu’elle leur mérita. Or, elle ne fut pourtant pas aussi profonde pour les uns que pour les autres :
– un tiers de ces infortunés demeura dans les airs,
– un autre tiers s’arrêta sur la terre
– et le dernier tiers tomba jusque dans l’enfer. Cette différence dans les châtiments correspondit à celles que Dieu remarqua dans les circonstances de leur faute commune.

Parmi ces esprits rebelles, il y en eut qui embrassèrent de gaieté de cœur, si je puis parler de la sorte, la cause de Lucifer; et d’autres qui virent avec indifférence ce soulèvement contre le Créateur, et demeurèrent neutres. Les premiers furent précipités sur le champ dans l’enfer, d’où ils ne sortent jamais, à moins que Dieu ne les déchaîne quand Il veut frapper la terre de quelque grande calamité, pour punir les péchés des hommes. Les seconds furent jetés partie dans les airs, et partie sur la terre ; et ce sont ces derniers qui nous tentent, comme je le dirai plus tard.

Lucifer

Lucifer, qui voulut être l’égal de Dieu dans le ciel, est le monarque des enfers, mais monarque enchaîné et plus malheureux que tous les autres.

Il a sous lui trois princes auxquels tous les démons, divisés en trois corps, sont assujettis par la volonté de Dieu ; de même que dans le ciel, les bons anges sont divisés en trois hiérarchies présidées par trois esprits d’une gloire supérieure. Ces trois princes de la milice céleste furent pris dans les trois premiers chœurs, où ils étaient les plus nobles et les plus excellents ; ainsi, les trois princes de la milice infernale furent choisis comme les plus méchants des esprits des mêmes chœurs, qui arborèrent l’étendard de la révolte.

Lucifer était dans le ciel le plus noble des anges qui se révoltèrent, et son orgueil en fit le plus méchant de tous les démons. C’est pour cela que la justice de Dieu l’a donné pour roi à tous ses compagnons et aux réprouvés, avec puissance de les gouverner et de les punir, selon ses caprices ; ce qui fait qu’on l’appelle le tyran des enfers. Outre cette présidence générale, il est encore établi sur le vice de l’orgueil. (…)

La chute des Anges.

Vision d’Anne Catherine Emmerich Extrait du livre : les mystère de l’Ancienne Alliance

Je vis d’abord apparaître devant moi un espace de lumière infini, et, très haut dans cet espace, comme un globe lumineux semblable à un soleil ; je sentis que dans ce globe se trouvait l’Unité des trois divines Personnes.

En mon for intérieur, je nommai ceci le Consentement (divin) et j’en vis procéder comme une Opération : alors furent appelés à l’existence les Chœurs d’Esprits, infiniment éclatants, et puissants, et beaux, qui apparaissaient sous le globe lumineux comme des anneaux, des cercles concentriques brillants. Ce monde de lumière se tenait au-dessous du soleil supérieur comme un autre soleil.

D’abord, ces Chœurs évoluèrent tous, comme animés par l’amour issu du divin soleil. Soudain, je vis une partie de tous les Chœurs se fixer en eux-mêmes, abîmés en leur propre beauté. Ces Esprits ressentaient un plaisir propre, ils voyaient toute beauté en eux-mêmes ; ils se tournaient sur eux-mêmes, se complaisaient en eux-mêmes.

Au commencement, tous les Esprits étaient tirés d’eux-mêmes par un mouvement supérieur à eux ; maintenant, une partie d’entre eux se fixaient en eux-mêmes, immobiles.

Et au même moment, je vis tous ces Esprits précipités vers l’abîme et s’obscurcissant, tandis que les autres Esprits s’écartaient d’eux et évoluaient de façon à combler leurs rangs, qui étaient plus petits.

Mais je ne vis pas ceci comme s’ils les pourchassaient en sortant du cadre de la vision : tandis que les premiers s’immobilisaient et tombaient, les autres, toujours en mouvement, occupaient leurs rangs, et tout ceci était une même chose.

Lorsque ces Esprits furent précipités vers l’abîme, je vis apparaître, en bas, un disque de ténèbres qui me sembla devoir constituer leur séjour, et je compris que leur chute était irrémissible. Mais l’espace qu’ils occupaient à présent en bas était bien plus restreint que celui qu’ils avaient eu en partage en haut, si bien qu’ils m’apparaissaient étroitement serrés les uns contre les autres.

Depuis que, petite enfant, j’avais vu cette chute des Esprits, j’étais effrayée jour et nuit par leur action, et je me disais qu’ils devaient faire beaucoup de mal à la terre : ils sont toujours autour d’elle ; il est heureux qu’ils n’aient pas de corps, sinon ils obscurciraient le soleil et on les verrait planer devant lui comme des nuées ; ce serait épouvantable.

Aussitôt après la chute, je vis les Esprits des cercles lumineux s’humilier devant le globe de la Divinité et demander avec soumission que ce qui était tombé fût de nouveau rétabli. Alors je vis un mouvement et une opération dans le globe de la lumière divine, qui était resté jusque-là immobile et qui avait, à ce que je compris, attendu cette requête.

Après cette démarche des Chœurs angéliques, je compris intérieurement qu’ils devaient désormais rester préservés de toute chute. J’eus cependant connaissance de ceci, qui est la déclaration de Dieu et son jugement éternel : tant que les Chœurs déchus ne seront pas rétablis quant au nombre, il y aura un combat. Et je vis cette durée infiniment longue pour mon âme, comme impossible. Ce Combat aura lieu cependant sur la terre, car il ne peut plus y avoir de lutte en haut, décréta Dieu.

Après cette transformation intérieure, je n’ai plus été capable d’avoir la moindre pitié pour le diable ; car je l’ai vu se précipiter avec violence dans l’abîme, dans le libre exercice de sa volonté mauvaise. Et je n’ai plus été aussi fâchée contre Adam, j’ai toujours pensé qu’il avait été prédestiné. (…)

(…) L’homme a été créé pour combler les rangs laissés vides par les anges rebelles.

Sans le péché originel, il se fût multiplié jusqu’à ce que le genre humain atteignît le nombre des anges déchus, et la création eût alors été achevée.

Si Adam et Ève avaient vécu une seule génération sans pécher, ils ne seraient jamais plus tombés ensuite. Je suis assurée que le monde ne finira pas tant que le nombre des anges rebelles ne sera pas obtenu et que tout le froment n’aura pas été séparé de la balle. (…)

Lucifer est très intelligent.

Un extrait du livre des révélations de Maria Valtorta (Italie) Les cahiers de 1944 – Le 19 septembre 1944

En réponse à certaines réflexions, Jésus dit : Outre son astuce, Lucifer est très intelligent. Il se sert de l’astuce pour tromper, mais de l’intelligence pour imaginer si, quand et comment il peut me faire souffrir et perdre une créature. Tu peux d’ailleurs être sûre qu’il ne gaspille jamais inutilement son temps. Il s’ensuit donc que, bien qu’il soit omniprésent sur la terre, il a beaucoup à faire auprès de la multitude des hommes qui y habitent.

La piètre attention de l’homme et son rare désir de bien ont beau laisser à la puissance de Lucifer (qui est immense) une quasi-omnipotence sur les créatures, il lui faut bien calculer son temps et n’en pas perdre un instant pour coeuvrer utilement. Avec pour infâme profit celui de grossir ses forces infernales de trésors volés à Dieu : les âmes.

C’est réellement un travailleur infatigable.
En haut, l’Infatigable fait le bien pour vous. En bas, l’infatigable fait le mal contre vous. Et je te dis que, en vérité, il réussit mieux que Dieu.

Ses conquêtes sont plus nombreuses que les miennes. Mais, tu le comprendras aisément d’après ce qui précède, il ne peut, astucieux, intelligent et affairé comme il l’est, s’accorder le luxe de s’occuper de tous dans la même mesure. Et il ne se le permet pas.

Dans son mal, c’est un ascète de l’idée qu’il poursuit, il s’y consacre entièrement, ne s’en distrait pas, n’accorde aucune concession à sa fatigue, ne remet rien à plus tard ! Si seulement vous, les hommes, faisiez le bien avec la même détermination que Satan fait le mal ! Mais non.

Chaque fois qu’une créature naît à l’intelligence, Lucifer s’en occupe fort peu de prime abord, il se borne à la surveiller et à voir en elle une probable brebis future de son troupeau infernal ; mais à mesure qu’elle commence à savoir vouloir, à savoir raisonner – autrement dit après sept ans -, son attention augmente et il ébauche son enseignement.

Le ministère angélique instruit et dirige les âmes par des paroles de lumière. A l’opposé, le ministère satanique instruit et incite les âmes par des paroles de ténèbres. C’est un combat sans fin. L’ange de lumière et l’ange des ténèbres, vainqueurs et vaincus tour à tour, luttent autour d’une âme jusqu’à sa dernière heure pour s’arracher cette proie l’un à l’autre, le premier pour la ramener à son Seigneur dans la lumière, après en avoir exercé la tutelle pendant son parcours terrestre, le second pour l’entraîner à sa suite dans les ténèbres s’il remporte la dernière victoire.

Au centre du combat de ces deux anges se trouve une troisième personne, et c’est, au fond, la plus importante. IL y a l’homme pour Lequel ils combattent tous deux l’homme libre de suivre sa volonté, doué d’intelligence et de raison et muni de la force inestimable de la grâce que le baptême lui a rendue et que les sacrements lui gardent et augmentent. Comme tu le sais, la grâce est l’union de l’âme à Dieu.

Elle devrait par conséquent vous donner une force capable de vous rendre imprenables et incorruptibles face aux pièges et aux corruptions sataniques, car l’union à Dieu devrait faire de vous des demi-dieux.

Mais encore faut-il vouloir le demeurer Il importe de dire à Satan et à soi-même :  » J’appartiens à Dieu, et c’est à lui seul que je veux appartenir.  » Cela entraîne l’obéissance à ses préceptes et conseils, un effort de tout instant pour suivre, poursuivre et conquérir un bien toujours plus grand, la fidélité absolue et une vigilance constante, enfin de l’héroïsme pour se dominer et vaincre le monde extérieur et les séductions de la triple concupiscence, sous ses aspects les plus divers.

Rares, bien rares, trop rares sont ceux qui savent faire cela. Que se passe-t-il alors ? Ceux-là sont si faciles à capturer dès qu’on le veut, ils font preuve de tant d’inertie pour fuir quand ils sont pris que Satan ne leur prête que peu d’attention.

Il agit comme le chat avec la souris. Il les attrape, les étrangle un peu, les étourdit puis les abandonne, se bornant à leur infliger un coup de griffe et une morsure de plus s’ils font mine de tenter une fuite timide. Rien d’autre. Il sait qu’ils lui  » appartiennent « , si bien qu’il ne gâche guère de temps ni d’intelligence pour eux. Mais avec les  » miens « ! Il en va bien autrement ! Ils sont la proie qui aiguise le plus son livide appétit ! Ils sont les  » imprenables « . En chasseur expert, Satan sait qu’il y a davantage de mérite à capturer le gibier difficile.

Ils sont la joie de Dieu. Or Satan donne une grande fête lorsqu’il peut infliger à Dieu souffrance, offense et déception.
Il vit de haine, comme Dieu vit d’amour. Il est la Haine, comme Dieu est l’Amour. La haine est son sang, comme l’amour est le mien. C’est pourquoi il multiplie son attention et ses surveillances autour d’une âme qui m’appartient. Entrer dans une forteresse démantelée est un jeu d’enfant. Le roi cruel de l’enfer ne le veut pas.

Plus vous êtes à moi et plus il se déchaîne pour que vous lui apparteniez.

Il désire les forteresses de Dieu, les citadelles pures et lisses, limpides comme du cristal, résistantes comme de l’acier, sur lesquelles le plus saint des Noms, Dieu, est gravé jusque dans les plus profonds recoins – c’est d’ailleurs de ces recoins qu’il jaillit comme un fluide qui émane de l’intérieur vers l’extérieur.

C’est ce Nom qu’ils aiment, servent, prononcent, l’âme en adoration, à chaque battement de coeur Les attraper, vous attraper, vous arracher à moi, chasser ce Nom de votre être trine (âme chair et raison), faire de vous, qui êtes les fleurs de mon jardin, des immondices pour son enfer, et rire, lançant son rire blasphémateur contre le trône divin, rire de sa victoire sur l’homme et sur Dieu voilà la joie de Satan.

Plus vous êtes à moi et plus il se déchaîne pour que vous lui apparteniez. Et comme vous possédez une vigilance et une volonté tenaces, le Malin n’emploie pas, pour vous suivre et poursuivre, la méthode dont il se sert pour les autres. Il vous attaque en traître, de toujours plus loin, aux moments les plus imprévisibles et sous les raisons les plus impensables. Il profite de la douleur, du besoin, de l’abandon, des déceptions, et il bondit comme une panthère sur votre faiblesse étonnée ou affligée du moment, dans l’espoir de vous vaincre pour se venger de toutes les fois où vous avez triomphé de lui.

Ses moyens ? Ils sont infinis.

Sa méthode ? Il n’en a qu’une. Une douceur bienveillante mais menteuse, une parole sensée et apaisante, un air d’amitié qui aide, qui veut aider. As-tu reçu de tels assauts ? ‘I`u en connaîtras encore, en grand nombre; et toujours plus astucieux.

Que de rancœur contre toi et contre moi ! Tu en connaîtras toujours plus, et de si subtiles qu’elles tromperaient même le plus rusé des hommes. Rusé humainement parlant, car – souris, mon âme – la simplicité pénétrée de Dieu et qui se conserve telle est impénétrable à toute subtilité.

Il t’atteindra extérieurement. Mais elle est tout à l’honneur du soldat, la cicatrice qui marque la chair et révèle :  » Voici la preuve d’un combat viril !  » Plus le corps d’un soldat est strié de telles marques, plus le monde s’incline devant cet homme valeureux. Il en va de même des combats spirituels. Vos blessures, qui n’atteignent pas l’âme mais couvrent seulement de bleus ce qui sert d’enveloppe à l’esprit-roi, sont tout à votre honneur. Grâce à elles, vous serez honorés au ciel.

En vérité, je te dis que vous appelez « martyrs » uniquement ceux qui ont péri par l’œuvre de tyrans. Mais tous ceux qui m’appartiennent sont des martyrs. Pour devenir saints, ils durent en effet subir les persécutions de Satan et néanmoins rester fidèles. Gloire aux vainqueurs ! Les palmes célestes sont pour vous.

Chapitres complémentaires :
Les démons
Description de l’Enfer
Conciliabule dans l’enfer
Emannuel Swedenborg (1688-1772) visite l’Enfer