Marie au Temple

Cet épisode de la vie de Marie ne se trouve pas dans les quatre évangiles, mais dans un livre apocryphe, le « Protévangile de Jacques ». appelé originellement : Nativité de Marie. Révélation de Jacques.

Explication : Pourquoi Marie devait être confiée au Temple.

La Présentation de Marie est une fête chrétienne célébrée le 21 novembre. La tradition nous apprend que Anne et Joachim la présentèrent au Temple dès l’âge de trois ans, pour la consacrer à Dieu et qu’elle puisse vivre au Temple – donc séparée de ses parents – jusqu’à l’âge du mariage.
Ses parents avaient le sentiment que Marie serait la mère du Messie, et qu’elle devait donc être élevée au sein de la Communauté des fillettes du Temple, petit ordre religieux géré par de pieuses femmes, mais supervisé par les religieux du Temple, car d’après un présentiment connu de tous, c’était de cette communauté que devait être issue la mère du Messie.
Dans cette communauté des petites filles du Temple, il s’en trouvait parfois qui étaient de la descendance de David, comme l’était Marie. Ces rares fillettes « issues de David » étaient en bonne place pour être la mère du Messie.
A son époque, Marie était la seule fillette de la lignée de David. Tous les regards étaient donc tournés sur elle, d’autant plus qu’on était très proche de la venue du Messie, dont l’année de naissance avait été révélée par les prophéties.

Tout est raconté dans les visions de Catherine Emmerich (1774-1824).

Marie fut présentée au Temple au milieu du chagrin de ses proches.

« Gouttes de lumière » (Gocce di Luce) – Message de Jésus à Petite Marie (Rome), Le 21 novembre 2025. Lire les messages en italien sur le site d’origine.

Ma petite Marie, aujourd’hui tu te souviens de la présentation de Marie au Temple. Elle, l’élue, la bien-aimée du Cœur de Dieu qui devait devenir sa demeure, ne pouvait s’offrir entièrement à lui que comme une particule qui se donne et se sacrifie pour le salut de tous.

Ses saints parents, ravis et conscients de la magnificence de leur créature grâce aux visions célestes, non seulement eurent l’annonce de sa venue au monde, mais furent accompagnés durant sa gestation et ses premiers mois.

L’Esprit leur fit prendre conscience du don exceptionnel dont ils avaient été privilégiés en étant parents, don qu’ils ne pouvaient cependant conserver, mais qu’ils devaient rendre au Très Saint Père pour tous les jours à venir.

Une fille née pour glorifier le Très-Haut, son jardin privé et exclusif où le Seigneur se délectera de la beauté d’une telle créature, sublime dans son immaculée pureté et dans chacun de ses actes d’amour et de perfection qu’elle lui offre.

Tant de grâce devait être protégée, soignée et façonnée pour le plan divin, à tel point que, dès son plus jeune âge, après le sevrage et sa dépendance physique, Marie fut présentée au Temple au milieu du chagrin de ses proches, mais aussi dans la joie de rendre honneur et hommage à leur Créateur.

Au temple, les jeunes filles devaient y rester jusqu’à l’âge nubile.

Au temple, Marie vivait dans une obéissance parfaite, rythmée par l’étude des Écritures, le service et la prière profonde. Pourtant, elle ne manquait ni de la douleur de son humanité, ni du mal du pays, ni de la tendresse de ses parents éloignés, ni de la souffrance que lui causait l’incompréhension de ses compagnons, incapables de saisir sa sensibilité, sa réserve et sa sincérité : une créature qui leur paraissait si différente, presque venue d’un autre monde. Souvent, face à leurs manières maladroites, la Mère, enfant puis jeune femme, répondait toujours avec bienveillance et attention.

Au temple, les jeunes filles devaient y rester jusqu’à l’âge nubile, ce qui, pour l’époque, correspondait à une période précoce de leur vie. Les femmes étaient prédestinées et préparées à devenir épouses et mères, mais la Vierge Marie, inspirée par l’Esprit en qui tout était tissé et entrelacé, s’était offerte dans sa virginité au Père céleste, et avait promis que toute sa personne, sa vie et toutes ses œuvres seraient un hommage à l’Éternel pour le salut de toute l’humanité. Un vœu sacré alors presque incompréhensible, puisque le mariage et la maternité étaient déjà préfigurés pour les filles.

Entrer dans le temple du Cœur de Dieu.

Le Très Saint avait déjà préparé son projet qui mettait en œuvre à la fois l’accomplissement du vœu virginal de la Vierge Marie dans son immaculée pureté, lequel serait toutefois uni à la fécondité de sa maternité : une Mère Immaculée, unique dans l’histoire en son genre, qui, dans son accomplissement parfait, vivra cette conjonction complète qui lui permettra de devenir la Mère de son Fils divin et, en lui, la Mère de tous les hommes.

Marie s’offre elle-même en oblation. Elle entre dans le temple et se consacre au Père afin de vous donner aussi un signe : que vous fassiez tous le même don pour le ciel, en entrant dans le temple du Cœur de Dieu, en y demeurant dans la fidélité, l’abandon, l’amour, la patience et la miséricorde, afin que votre chair ne meure pas en lui, mais soit pleinement exaltée dans l’Esprit et qu’elle prenne tout son sens et toute sa valeur.

Je vous bénis.

Chapitres complémentaires :
La Sainte Vierge Marie
Le Temple de Jérusalem

Un pressentiment secret qu’un de ces mariages (des petites vierges du Temple) produirait un jour l’avènement du Messie.

Visions d’Anne Catherine Emmerich (1774-1824)

Je vis aussi la prophétesse Anne, et Noémi, sœur de la mère de Lazare, qui habitait dans le temple, et qui fut plus tard la maîtresse de Marie, furent réveillés et informées par des visions de la naissance d’un enfant d’élection. Elles se réunirent et se communiquèrent ce qu’elles avaient appris. (…)

La sainte Vierge vivait dans le temple avec plusieurs autres vierges sous la surveillance de pieuses matrones. (…). Elles avaient de petites cellules d’où elles avaient vue sur l’intérieur du temple et où elles priaient et méditaient. Quand elles étaient arrivées à l’âge nubile, on les mariait. Leurs parents les avaient entièrement données à Dieu en les conduisant au temple, et il y avait chez les plus pieux d’entre les Israélites un pressentiment secret qu’un de ces mariages produirait un jour l’avènement du Messie. (…)

Dans Maria Valtorta

Dans les Évangiles de Maria Valtorta, cette présentation de Marie au Temple se double de la consécration de la jeune Marie au Temple. Cette consécration devient effective lorsque la jeune enfant a trois ans. Elle entre alors au service du Temple jusqu’à sa majorité nubile. Anne de Phanouel, connue de Maria Valtorta comme de l’Évangile, y est la maîtresse des novices. Ce privilège vient de l’ascendance royale de la jeune Marie, de la descendance de David, ce qu’attestera l’ange de l’Annonciation (cf. Luc 1,32) quand il affirmera que Jésus est de cette race. On le sait, Jésus tient sa chair de la seule Marie. 

En attendant, Marie recevra une éducation soignée comme toutes ses compagnes et sera affectée aux travaux féminins. Ce second évènement, qui suppose l’existence de jeunes filles affectées au service du Temple, trouve son fondement dans les écrits d’autres voyantes comme dans la tradition, aussi bien apocryphe que des Pères de l’Église.

Extrait des Évangiles de Maria Valtorta, Tome 1.

Dans trois ans, tu seras là aussi, mon Lys, promet Anne à Marie qui regarde comme fascinée vers l’intérieur et sourit au lent cantique.
Elle semble comprendre, dit Anne de Phanouel (celle qui s’occupera de Marie à 3 ans). C’est une belle petite. Elle me sera chère comme si elle était à moi. Je t’en fais la promesse, mère, si l’âge me permet de la réaliser.  
Tu seras là, femme, dit Zacharie, Tu la recevras parmi les jeunes filles consacrées. Moi aussi, j’y serai. Je veux y être ce jour-là pour lui dire de prier pour nous dès son entrée.   
Il regarde sa femme qui comprend et pousse un soupir. La cérémonie est terminée et Anne de Phanouel se retire, pendant que les autres sortent du Temple, parlant entre eux. (…)

Élisabeth : Comment feras-tu pour l’arracher de ton sein quand l’heure sera venue ?        
Anne mère de Marie : Je me rappellerai que je ne l’avais pas et que c’est Dieu qui me l’a donnée. Je serai toujours plus heureuse à cette heure-là, quand je la saurai au Temple, je me dirai : « Elle prie près du Tabernacle, elle prie le Dieu d’Israël pour sa maman, aussi« . J’en ressentirai la paix. Et j’éprouverai une plus grande paix en me disant : « Elle est toute à Lui. Quand ces deux vieillards qui l’ont reçue du Ciel ne seront plus, Lui, l’Éternel sera encore son Père« .
Crois-moi, j’en ai la certitude. Cette enfant ne nous appartient pas. Je n’étais plus en état de rien faire… Lui l’a mise en mon sein, don divin, pour essuyer mes larmes, raffermir notre espérance et notre prière. Elle est donc à Lui. Pour nous, nous en sommes les heureux gardiens… qu’Il en soit béni ! »

Description de la Sainte Vierge Marie vers l’âge de 12 ans.

Extrait des évangiles de Maria Valtorta (1897-1961) – Tome 1. Petit résumé : Marie, qui est une des « vierges du Temple » va bientôt être convoquée par le Grand Prêtre qui va lui annoncer qu’elle est en âge de se marier, comme le veut la loi juive de l’époque.

Maria Valtorta : C’est seulement hier soir, vendredi, que mon âme a été éclairée pour la vision. Je n’ai vu autre chose que :
Une toute jeune Marie, une Marie de douze ans au plus. Son petit visage n’a plus la rondeur qui caractérise l’enfance, mais déjà on devine les traits de la femme dans l’ovale qui se dessine. Les cheveux aussi ne tombent plus épars sur la nuque avec leurs boucles légères; mais ils sont rassemblés en deux lourdes tresses d’un or très pâle – ils paraissent mêlés d’argent tellement ils sont clairs – sur les épaules, et descendent jusqu’aux hanches.

Le visage est plus réfléchi, plus mûr, bien que ce soit toujours le visage d’une enfant, d’une belle et pure enfant. Elle est toute vêtue de blanc. Elle coud dans une toute petite pièce, petite et toute blanche.

De la fenêtre ouverte on découvre l’édifice imposant et central du Temple et puis toute la descente des escaliers des petites cours, des portiques et, au-delà de la muraille d’enceinte, la cité avec ses rues, ses maisons, ses jardins et au fond le sommet bosselé du Mont des Oliviers.

Elle coud et chante à mi-voix. Je ne sais si c’est un chant sacré. Le voici : (…)