Pour l’anecdote : Avant la création de ce chapitre où je mets en lumière les agissements du démon de façon très réelle, je m’étais étonné de ne pas avoir subi d’attaque, car c’est toujours le cas, au point où je m’étais posé la question de l’utilité de ce chapitre, (vu qu’il semblait ne pas déplaire au Démon). Malgré tout je le réalise, et deux heures après l’attaque eut lieu.
Cela fait bien longtemps que j’avais remarqué qu’une attaque démoniaque liée à un fait, une action, pouvait se dérouler avant, pendant l’évènement ou après, mais qu’il est impossible d’y échapper.
Je suis obligé de vous dire qu’elle est très dangereuse.
Un extrait du livre « Pénétration » d’Ingo Swann – Éditions de l’Œil du Sphinx.
Titre original « Penetration » – À mon avis « Intrusion » aurait été une meilleure traduction. Ce livre fut édité aux USA à compte d’auteur en 1998, car aucun éditeur n’a voulu l’éditer, à la grande surprise de l’auteur et de son agent littéraire – Ingo ayant déjà édité plusieurs ouvrages, ce refus lui a paru étrange. Néanmoins cela lui a permit plus tard de diffuser son livre gratuitement sur internet. Il ne fut traduit qu’en français.
1976 à Los Angeles : Ingo Swann et son ami Conrad font des courses en vue d’un dîner avec deux amies.
(…) Le supermarché avait d’immenses tables chargées d’artichauts. A l’une de ces tables d’artichauts se trouvait une femme ravissante. On la remarquait moins pour ses attributs féminins exceptionnels que du fait que ceux-ci étaient à peine couverts.
Elle était habillée d’un top dos nu de couleur rose avec des points jaunes. Dessous se trouvait un short si minuscule qu’on le distinguait à peine. Loin en dessous, elle portait des sandales à talons hauts de près de vingt centimètres. Elle avait une abondante chevelure noire et ses yeux étaient cachés par des lunettes de soleil roses. Elle était vraiment terrible. Bonté divine !, pensai-je.
Elle sélectionnait des artichauts, et il m’en fallait aussi. Je me débrouillai donc pour m’approcher d’elle discrètement et nonchalamment afin de pouvoir contempler ses seins presque dénudés. Pour avoir l’air naturel, les yeux tournés ailleurs, je pris quelques artichauts et les mis dans un panier.
Et soudain ! Sans la moindre raison, je ressentis un frisson m’électriser qui me donna la chair de poule dans tout le corps. Mes poils se dressèrent sur les bras et mes cheveux dans le cou. Sans rime ni raison, ni calcul d’aucune sorte, je sus soudain que c’était une alien, une extraterrestre.
Ma gorge devint sèche, mes mains se mirent à trembler. Je décidai donc de battre en retraite et commençai à inspecter les oranges et les pamplemousses pour l’aspic de fruit que Conrad et moi avions décidé d’essayer.
Pour aller aux oranges, il fallait que je me retourne et là … Au bout de la rangée de cageots de légumes je reconnus, chose extraordinaire, un des jumeaux ! Il observait la femme. Il vit que je l’avais vu, et immédiatement dans mon esprit apparut l’image d’un carton blanc « ne dites rien, agissez normalement, svp. »
Ces jumeaux en réalité n’étaient pas vraiment jumeaux, c’étaient deux militaires US de la section anti-OVNI avec qui Ingo Swann avait déjà travaillé et qui se ressemblaient beaucoup, mais Ingo Swann les surnommait dans son livre « les jumeaux ».
Essayant de rassembler mes esprits assez perturbés, une pensée idiote me traversa la tête. Si un des jumeaux se trouve dans ce lieu improbable, il doit bien y avoir l’autre. Et comme prévu, l’autre jumeau se trouvait à l’autre bout de la rangée de légumes. Il observait la femme lui aussi.
Cette fois, les deux jumeaux étaient habillés en noir ! Pas ces sinistres complets noirs qu’on dit portés par ceux qui veulent réduire au silence les gens qui ont vu des OVNI. Là c’était des jeans noirs, des bottes fines noires et des débardeurs noirs, les faisant ressembler à des voyous machos de la variété losangélienne.
On apprend dans le livre que ces jumeaux se déguisaient facilement lorsqu’ils étaient en mission. Ingo Swann en retrouvera ailleurs un déguisé en mendiant.
À cet instant, je réalisai que je me trouvais dans un endroit où je ne devais pas être et je fis une prompte retraite stratégique vers la boulangerie, de l’autre côté du magasin. Dans le temps qu’il me fallut pour atteindre la boulangerie, une vague considérable de terreur commença à se faire ressentir.
Ici, il me faut faire une mise au point. Si je n’avais pas vu les jumeaux, j’aurais pu attribuer à mon imagination la réaction étrange que j’eus auprès de la femme ultra sensuelle. Mais maintenant c’était impossible. La présence des jumeaux jointe à mon alerte psychique confirmait que la femme était une extra-terrestre.
Je ne me rappelle plus comment la suite des courses se déroula. Conrad et moi passâmes à la caisse. En allant vers la voiture, je lui expliquai qu’on ne ferait pas l’aspic d’orange. Une fois dans la voiture, sur le parking, je lui demandai d’attendre quelques instants. Il me demanda ce qui n’allait pas. « Attend un peu » dis-je.
Peu après, la femme sortit en poussant son caddy chargé d’emplettes. « Observe un peu celle-là et dis-moi ce que tu en penses« . Conrad regarda rapidement la femme, puis dit une chose étonnante : « Bon, si tu veux que je te dise que c’est une extraterrestre, OK c’en est une » dit Conrad sur un ton ennuyé. « On en a plein comme ça à Los-Angeles-la-Dingue. »
Je ne lui demandai pas ce qu’il pensait des deux gars qui étaient en train de l’observer entasser ses emplettes et son corps fabuleux dans un coupé Volkswagen jaune. Je m’effondrai dans la voiture de Conrad et l’exhortai à démarrer rapidement. (…)(Récit du dîner)
Quelque temps après, dans une cabine téléphonique de la gare central de New-York.
(…) « Bon. Attendez qu’on vous connecte. » Qu’on me connecte ? Qu’est-ce que cela voulait dire ? Après quoi suivirent des bruits divers et des sifflements et plusieurs sortes de parasites. À la fin, M. Axelrod(Ingo le connaissait et il se présentait comme un responsable d’une équipe secrète chargée du dossier OVNI) se présenta. « Je suis désolé de devoir faire de cette façon« , commença-t-il, « mais il nous fallait trouver un téléphone qui puisse brouiller notre conversation et d’où l’on puisse vous voir. »
Je m’apprêtais à dire bonjour mais la voix d’Axelrod se fit plus dure. « Ne dites rien et répondez seulement à mes questions. » Je savais qu’il allait m’engueuler pour la rencontre inattendue à L.A.-la-Dingue. Je me fis petit comme une souris. « Cela peut vous sembler un peu agressif« , dit Axel, « mais nous voudrions savoir pourquoi vous étiez dans ce supermarché à Los Angeles ? »
Je séjournais chez des amis et nous avions décidé de préparer un dîner. Je voulais faire un aspic d’orange et des côtelettes d’agneau et je voulais des artichauts farcis. Nous n’en avions pas.
Silence… puis : Il n’y avait pas d’autre raison ?
– Non.
– Aviez-vous déjà vu cette femme ou l’avez-vous revue depuis ?
– Non… Silence.
– Pourquoi la regardiez-vous ?
– Mais, bon sang ! Elle était sacrément sexy et le peu de vêtements qu’elle avait tombaient presque. Je l’ai d’abord vue de derrière et j’ai essayé de voir de plus près à quoi ressemblait le devant. Elle cherchait des artichauts.
– Il n’y avait pas d’autre raison, vous êtes sûr ?
– Absolument
L’impression qu’elle n’était pas exactement comme nous.
Silence à nouveau, puis : Qu’avez-vous pensé d’elle ?
C’était maintenant à mon tour d’être silencieux un moment. : Et bien, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai eu l’impression qu’elle n’était pas… comment dire… exactement comme nous.
– Comment était-elle ?
Je m’étranglai presque en prononçant le mot: « extraterrestre ! »
– Qu’est-ce qui vous fait croire ça ?
– Aucune idée. C’est juste une impression. Il émanait d’elle des sortes de vibrations. Ça m’a fait frissonner dans la colonne vertébrale et j’ai senti que mes cheveux commençaient à se dresser.
– Est-ce que vous pensez avoir vu des gens comme elle auparavant ?
– Si vous voulez dire, est-ce que j’ai déjà vu des extraterrestres, la réponse est non. J’ai vu des gens étranges, certainement, mais aucun qui me fasse ressentir ce que j’ai reçu d’elle.
– Pourquoi vous êtes-vous enfui si vite ?
– Quand j’ai repéré les jumeaux(les deux agents secrets), j’ai réalisé qu’il se passait quelque chose. Tout ça m’a fichu une trouille du diable.
« OK« , dit Axel après une pause. « Je vous crois. Est-ce que vous croyez qu’elle a remarqué que vous l’aviez repérée psychiquement ? »
– Aucune idée. Elle s’occupait des artichauts. Tout s’est passé très vite. Mais elle ne m’a jamais regardé, bien que je n’en suis pas sûr, puisque ses yeux étaient cachés par ces étranges lunettes roses.
– Réfléchissez bien ! insista Axel. C’est très important. Est-ce qu’elle vous a repéré, oui ou non ?
Je me mis soudain à trembler. Non… il me semble bien que non.
– Est-ce que vous étiez devant l’étalage en premier, ou c’était elle ?
– C’était elle. Je l’ai d’abord vue du bout de l’allée, puis j’ai décidé de me rapprocher pour la voir de plus près.
– Vous êtes sûr ?
– Sûr de quoi ?
– Et bien, est-ce qu’elle a essayé de s’approcher de vous, ou est-ce vous qui avez essayé ?
Je voulus lui crier que les jumeaux savaient très bien ce qu’il en était puisqu’ils l’avaient sous surveillance. : Je ne pense pas du tout qu’elle m’ait vu ; et elle se trouvait là quand je suis arrivé.
Ma voix avait pris un ton de désespoir… Silence.
Bon, d’accord. Je suis obligé de vous dire qu’elle est très dangereuse. Si jamais vous la revoyez, surtout si elle s’approche de vous, débrouillez-vous pour mettre le plus possible de distance entre vous et elle. Mais agissez naturellement, faites-le de façon naturelle.
Je ne savais pas quoi dire. Donc je ne dis rien.
– Est-ce que vous comprenez ?
– Pas vraiment, chuchotai-je, mais je pense que oui. (…)
– Vous avez bien compris, j’espère, continua Axel, l’importance qu’il y a à ce que personne, personne n’apprenne quoi que ce soit sur cette affaire.
– J’ai compris l’importance. C’est sérieux et dangereux, n’est-ce pas ?
Il ne me sembla pas nécessaire de lui parler de notre conversation pendant le dîner à Los Angeles où, apparemment, tout le monde voyait des extraterrestres sexy dans la rue.(j’ai supprimé le passage du dîner).
– Oui. Exactement. Axelrod raccrocha.
Épilogue
Ces gens, quels qu’ils fussent, ne disaient jamais au revoir ou merci. La ligne fut silencieuse pendant un moment, pendant qu’on me déconnectait. Puis finalement une tonalité revint. Apparemment le jumeau m’avait vu raccrocher et, quand je sortis de la cabine, il s’approcha nonchalamment avec un gobelet en papier, comme s’il sollicitait une aumône. Attaché au gobelet, il y avait un petit carton : « Allez directement à Lexington et prenez un taxi. Nous garderons vos arrières. Ne vous retournez pas. »
Bien que très tendu, il me sembla approprié de lui glisser une pièce d’un quart de dollar dans le gobelet qui sonna en tombant sur les autres pièces. J’allai à Lexington Avenue et attrapai un taxi le plus vite possible sans jamais me retourner. Mais je ne me rendis pas à mon adresse et je me fis déposer à l’angle de la 8e rue et de la 3e avenue où je traînai un certain temps, essayant de m’assurer qu’on ne m’avait pas suivi.
Puis je me dirigeai vers mon bar préféré où j’absorbai plus que de mesure de la bière bon marché. Mon imagination tournait à cent à l’heure. Les craintes paranoïdes que cet évènement avaient suscitées m’occupèrent un certain temps pendant la période qui suivit. J’avais la sensation distincte qu’il y avait des extraterrestres partout(c’est l’impression que l’on a après avoir lu ce livre) ainsi que les hommes de main d’Axel.
Et en outre, qui étaient-ils cet Axelrod et ses hommes de main ? Je passai plusieurs jours et semaines à évaluer les possibilités : CIA, KGB, Mossad, MI5, quelque service militaire ultra-secret ? La pire des spéculations était qu’ils fussent eux-mêmes des extraterrestres.
Peut-être y avait-il un space opera en cours dans lequel deux différents groupes de troupes extraterrestres se menaient une sorte de guerre ici sur Terre et dans le même temps s’assuraient que les Humains ne puisse jamais réaliser qu’ils avaient eux-mêmes des capacités psychiques. Quel scénario, hein ? Qu’on trouve dans certaines franges extrémistes. Lesquelles ont tellement repoussé les limites du crédible, qu’on ne sait plus où le réel se trouve.
La pire chose était que je ne pouvais et n’osais certainement pas parler de tout cela à qui que ce soit. J’étais sûr d’avoir été embarqué dans un truc qui me dépassait. Je craignais d’être tué ou kidnappé, que je disparaisse, pour finir comme esclave dans les mines lunaires.
Même maintenant, alors que j’écris ces lignes, sachant que personne ne me croira, je me demande encore…
Vincent : Bien des années après, des photos en haute définition de la face cachée de la Lune, consultables sur Google Moon, ont confirmées les révélations d’Ingo Swann sur les bases lunaires aliens racontées dans ce même livre, ce qui rend crédible toute cette histoire.
Chapitres complémentaires : L’accident de Varginha
–
Rencontrer son Ange gardien
Les enfants qui voient des Anges
Rencontres avec des « créatures » de petite taille, brunâtre, avec de grands yeux rouges et un corps huileux.
Ci-dessous un résumé de l’affaire de Varginha, souvent qualifiée de “Roswell brésilien” :
En janvier 1996, la ville de Varginha, dans l’État du Minas Gerais au Brésil, devient le centre d’une affaire ufologique qui marquera durablement l’imaginaire populaire.
Les évènements rapportés : Le 20 janvier 1996, plusieurs habitants affirment avoir vu un objet volant non identifié traverser le ciel puis émettre de la fumée, suggérant une avarie ou un crash.
Elles sont persuadées d’avoir rencontré le diable en personne.
Rencontres avec des « créatures » : Trois jeunes femmes — Liliane, Valquíria et Katia — disent avoir aperçu une créature étrange, de petite taille, brunâtre, avec de grands yeux rouges et un corps huileux. Le discours tenu par les jeunes filles à l’ufologue Ubirijara Franco Rodrigues est sans ambigüités : elles sont persuadées d’avoir rencontré le diable en personne ; la « créature » portait trois bosses sur le front et ressemblait à un démon. D’autres témoins rapportent avoir vu des êtres similaires et affirment que des militaires sont intervenus rapidement pour les capturer.
Certains pensaient que cela pouvait être « l’enfant du diable » tant sa laideur était grande.
Intervention des autorités : L’armée, les pompiers et la police auraient été observés menant des opérations inhabituelles, incluant le transport de quelque chose dans des caisses scellées. Une des créatures est envoyée pour soins à l’hôpital où on refuse son admission « puisqu’elle n’est pas humaine ». Elle sera livrée finalement à l’Hôpital Régional. Et enfin, une équipe de militaires américains arrivèrent et emportèrent les créatures et le vaisseau.
Le décès d’un policier : Un autre élément souvent cité est la mort d’un policier militaire impliqué dans l’affaire, Marco Eli Chereze, décédé d’une infection. Certains ufologues affirment qu’il serait mort après « contact » avec une des créatures.
Plusieurs jours plus tard, des hommes en costumes vinrent chez les jeunes filles et leur proposèrent une forte somme d’argent en échange de leur silence. Elles refusèrent. Les autorités brésiliennes ont toujours nié toute récupération d’un OVNI ou d’êtres extraterrestres.
Chapitre complet : L’accident de Varginha.
