Je me rappelle lors d’un sermon, le prêtre se posait la question de pourquoi Dieu bénissait Abel et délaissait Caïn. La réponse se trouvait dans Maria Valtorta.
Caïn, premier fils d’Ève, était né dur, envieux, irascible, luxurieux, pervers, peu différent des fauves pour l’instinct.
Extrait des Évangiles de Maria Valtorta : Lire le texte en entier.
Ils avaient voulu connaître les secrets du bien et du mal. Il était juste qu’ils connussent aussi maintenant la douleur de devoir se reproduire eux-mêmes dans la chair, n’ayant l’aide directe de Dieu que pour ce que l’homme ne peut créer : l’esprit, étincelle qui part de Dieu, souffle que Dieu nous infuse, sceau qui sur la chair appose le signe du Créateur Éternel. Et Ève enfanta Caïn. Ève était chargée de sa faute.
J’appelle ici votre attention sur un fait qui échappe à la plupart. Ève était chargée de sa faute. La douleur n’avait pas encore atteint tout de suite une mesure suffisante pour diminuer sa faute. Comme un organisme chargé de toxines elle avait transmis à son fils ce qui pullulait en elle.
Satan le poussait à se moquer de Dieu.
Et Caïn, premier fils d’Ève, était né dur, envieux, irascible, luxurieux, pervers, peu différent des fauves pour l’instinct, de beaucoup supérieur pour le surnaturel bien que dans son moi féroce il refusait le respect à Dieu qu’il regardait comme un ennemi en se croyant permis de ne pas avoir de culte sincère.
Satan le poussait à se moquer de Dieu. Qui se moque de Dieu ne respecte personne au monde. Aussi ceux qui sont au contact de ceux qui se moquent de l’Éternel connaissent l’amertume des larmes car il n’y a pas pour eux d’espérance d’amour respectueux de leurs enfants, pas d’assurance d’amour fidèle dans le conjoint, pas de certitude d’amitié honnête chez l’ami.
Des larmes et des larmes baignèrent le visage d’Ève et baignèrent son cœur à cause de la dureté de son fils, en jetant dans son cœur le germe du repentir. Des larmes et des larmes qui lui obtinrent une diminution de la faute, car Dieu pardonne à la douleur de celui qui se repent. Et le cadet d’Ève eut l’âme lavée dans les pleurs de sa mère et il fut doux et respectueux envers ses parents et dévoué à son Seigneur dont il sentait la toute puissance qui rayonnait des Cieux. Il était la joie de sa mère déchue.
Mais le chemin de la douleur d’Ève devait être long et douloureux, en proportion de son chemin dans l’expérience du péché. Dans ce dernier, frémissement des sens ; dans l’autre, frémissement des douleurs. Dans l’un, les baisers ; dans l’autre, le sang. De l’un, un fils ; de l’autre, la mort d’un fils, de celui qu’elle préférait à cause de sa bonté. Abel devint un instrument de purification pour la coupable. Mais quelle douloureuse purification ! Elle emplit de ses cris de douleur la Terre terrifiée par le fratricide et mêla les larmes d’une mère au sang d’un fils, alors que celui qui l’avait répandu en haine de Dieu et de son frère aimé de Dieu fuyait poursuivi par son remords.
Ils me donnent un culte dérisoire, ou ne m’en donnent pas du tout, et ils veulent que je les comble de félicité.
Le Seigneur dit à Caïn : « Pourquoi es-tu irrité ? » Pourquoi si tu me manques, t’irrites-tu que je ne te regarde pas avec bienveillance ?
Combien il y a de Caïns sur la Terre ! Ils me donnent un culte dérisoire et hypocrite ou ne m’en donnent pas du tout, et ils veulent que je les regarde avec amour et que je les comble de félicité. (…)
Quand Caïn tua Abel, la bouche de sa mère proféra les malédictions que son esprit, séparé de Dieu, lui suggérait contre son prochain le plus intime : le fruit de ses entrailles profanées par Satan et souillées par un désir indécent. Et cette malédiction fut la tache dans le royaume du moral humain, comme le crime de Caïn la tache dans le royaume de l’animal humain. Le sang sur la Terre, répandu par la main d’un frère. Le premier sang qui attire comme un aimant millénaire tout le sang qu’une main d’homme répand en le tirant des veines de l’homme.
Pour l’anecdote : J’ai été confronté à une situation du type Caïn et Abel avec un chien très ingrat et un chat débordant d’affection, les deux animaux de compagnie de mes parents.
J’étais donc généreux en nourriture avec le chat, ce qui rendait jaloux le chien. Il m’arrivait malgré tout d’être parfois généreux avec le chien, mais cela ne changeait en rien son comportement. Ce chien fut incapable de se dire que s’il changeait d’attitude envers moi, en m’accordant un minimum d’attention, il aurait eu davantage de bonne nourriture (au lieu des banales croquettes industrielles), comme savait si bien faire le chat, qui pourtant lui montrait l’exemple.
Chapitre complémentaire :
Adam et Eve
Les géants – Nephilims
Abel fut tué dans la vallée de Josepha, au flanc du mont du Calvaire.
Extrait du livre : Les mystères de l’Ancienne Alliance consultables sur : Livres Mystiques.com. Visions données à Anne Catherine Emmerich (1774-1824)
J’ai vu que c’est au Mont des Oliviers que Caïn forma le projet de tuer Abel, et que c’est là qu’il revint, affolé et saisi de crainte. Il plantait des arbres et les arrachait aussitôt. Alors je vis l’apparition d’un homme sévère, lumineux, qui demanda : « Caïn, où est ton frère Abel ? »
D’abord. Caïn ne le vit pas ; puis il se tourna vers lui et dit : « Je ne sais pas il n’a pas été confié à ma garde ! » Lorsque Dieu dit que le sang d’Abel en appelait à Lui de la terre. Caïn eut encore plus peur.
Je vis qu’il discuta pourtant un long moment avec Dieu. Dieu lui dit également qu’il serait maudit sur la terre, que celle-ci ne lui donnerait plus son fruit et qu’il devrait fuir. Alors Caïn protesta que partout on chercherait à le tuer.
Il y avait déjà beaucoup d’hommes sur la terre. Caïn était déjà très âgé et avait des enfants, ainsi qu’Abel, et il y avait encore bien d’autres frères et sœurs. Mais Dieu dit que non, que celui qui le frapperait serait puni sept fois ; Il avait fait aussi un signe sur lui, afin qu’on ne le mît pas à mort. (…) Mais au commencement il n’existait pas d’hommes complètement noirs ; ils le devinrent seulement peu à peu.
Dieu lui indiqua également une région où il devait fuir. Et, comme Caïn disait : « Ainsi vas-tu me laisser mourir de faim, puisque la terre m’est malédiction ! », Dieu dit que non, qu’il devait manger la chair des animaux, et qu’un peuple serait issu de lui, et qu’il en sortirait aussi du bien, Auparavant, les hommes ne mangeaient pas de viande. Alors Caïn s’exila, et il a bâti une ville à laquelle il a donné le nom de son fils, Hénoch.
Caïn abattit Abel avec une sorte de massue.
Abel fut tué dans la vallée de Josepha, au flanc du mont du Calvaire. Par la suite, il y eut encore à cet endroit toutes sortes de meurtres et de malheurs. Caïn abattit Abel avec une sorte de massue, avec laquelle il écrasait les pierres tendres et les mottes de terre au cours des cultures. Elle était probablement en pierre, avec un manche en bois, car elle était recourbée comme un crochet.
On ne doit pas s’imaginer le pays avant le Déluge comme maintenant. La Terre Sainte n’était pas accidentée, avec ses vallées et ses ravins, et de loin ! Les plaines étaient bien plus étendues et les rares montagnes avaient des pentes bien plus douces. Le Mont des Oliviers n’était en ce temps qu’une hauteur médiocre aux pentes molles. La grotte de la Nativité, près de Bethléem, existait aussi, grotte sauvage dans les rochers mais les environs étaient différents.
Les hommes étaient plus grands, mais pas difformes. Maintenant, on les regarderait avec étonnement, mais pas avec crainte. Et ils étaient encore plus beaux dans leurs constructions ; sous les antiques statues de marbre que je vois dans plusieurs lieux, allongées dans des chambres souterraines, il y a encore de ces figures.
Caïn n’est pas damné, mais qu’il a dû expier très rudement.
Caïn entraîna tous ses enfants et petits-enfants dans la région qui lui avait été attribuée par Dieu, et ils se multiplièrent encore. Je n’ai plus vu de choses horribles sur Caïn même, et son tourment fut de s’épuiser très rudement au travail, car rien ne voulait prospérer pour lui personnellement.
Je l’ai vu aussi injurié et méprisé par ses enfants et petits-enfants, et surtout en butte à leurs mauvais traitements ; pourtant, ils le suivaient en tout comme leur maître, mais en même temps comme un maudit. J’ai vu que Caïn n’est pas damné, mais qu’il a dû expier très rudement.
La famille d’Adam s’installe en Palestine
Extrait du livre : Les mystères de l’Ancienne Alliance consultables sur : Livres Mystiques.com. Visions données à Anne Catherine Emmerich (1774-1824)
C’est dans la région du Mont des Oliviers que j’ai vu arriver Adam et Eve : le paysage était différent de ce qu’il est maintenant. mais il me fut montré que c’était bien ce pays. Je les ai vu habiter et faire pénitence à l’endroit même où Jésus eut la sueur de sang. Ils cultivaient les champs. Je les ai vus entourés de fils et plongés dans une grande affliction, suppliant Dieu de leur accorder aussi des filles. Ils avaient reçu la promesse que la postérité de la femme écraserait la tête du serpent.
Eve donnait naissance à ses enfants à intervalles précis : il y avait toujours un certain nombre d’années de pénitence entre deux naissances. C’est ainsi qu’elle enfanta Seth l’enfant de la promesse dans la grotte de la Nativité. après sept ans de pénitence : et là, un ange de Dieu lui dit que Seth était la postérité que Dieu lui donnait à la place d’Abel. Seth demeura longtemps caché en ce lieu, ainsi que dans la grotte de l’allaitement d’Abraham, parce que ses frères – comme ceux de Joseph – cherchaient à attenter à sa vie.
Un jour, je vis douze personnes : Adam, Eve, Caïn, Abel et deux de leurs sœurs, et d’autres enfants plus petits. Tous étaient habillés de peaux de bêtes jetées sur leurs épaules et ceintes comme des scapulaires. Ces peaux s’élargissaient sur la poitrine et servaient de sac. Elles étaient plus longues autour des jambes et attachées sur les côtés. Les hommes portaient des peaux plus courtes auxquelles étaient fixées des gibecières dans lesquelles ils portaient quelque chose. Ces peaux étaient très blanches et fines, des épaules jusqu’à mi-bras, et les femmes les attachaient sous leurs bras. En ce vêtement, ils étaient très beaux et majestueux.
Il y avait là des cabanes, quelque peu enfoncées dans la terre, et recouvertes de plantes : c’était une communauté parfaitement organisée. J’ai vu des champs avec de petits arbres fruitiers assez robustes. Il y avait aussi des céréales, du blé, que Dieu avait donné à semer à Adam.
Je ne me souviens pas d’avoir vu du blé et de la vigne dans le Paradis. Il n’y avait au Paradis aucun fruit susceptible d’être utilisé comme aliment. La préparation des mets est une conséquence du péché et pour cela un symbole de la souffrance. Dieu donna à Adam tout ce qu’il devait semer. Je me souviens également avoir vu des hommes comparables à des anges donner quelque chose à Noé, lorsqu’il entra dans l’Arche cela me parut être une pousse de vigne, qu’il piqua dans une pomme.
Il y avait également une sorte de céréale sauvage qui poussait librement, et parmi laquelle Adam devait semer le froment, car ainsi s’améliorait l’espèce sauvage mais elle dégénéra finalement et devint encore plus mauvaise. Dans les premiers temps, ce grain sauvage se répandit, particulièrement bon et comme anobli, vers le Levant, en Inde ou en Chine, lorsqu’il y avait encore peu d’hommes en ces contrées. là où il y a de la vigne et des poissons, ce grain ne pousse pas.
Ils avaient la peau d’une belle couleur jaune, brillante comme de la soie. et des cheveux blond-roux, comme de l’or.
Adam et sa famille buvaient le lait des animaux et mangeaient aussi du fromage, qu’ils faisaient sécher au soleil. Parmi les animaux, j’ai vu surtout des montons. Tous les animaux auxquels Adam avait donné un nom l’avaient suivi, mais ils fuyaient, et il dut d’abord s’attacher les animaux domestiques en les nourrissant, et les habituer à lui. J’ai vu des oiseaux aussi, qui volaient ça et là , des petits animaux, et aussi des animaux sauteurs. C’était une communauté toute patriarcale. J’ai vu les enfants d’Adam étendus autour d’une pierre dans une cabane, pour manger. Je les ai vu prier et rendre grâce.
Dieu avait enseigné l’offrande à Adam, et il était le prêtre dans sa famille. Caïn et Abel le furent aussi, et je vis que leur formation eut lieu dans une cabane particulière.
Ils avaient la tête coiffée de bonnets de feuilles et de brindilles tressées en forme de nacelle, avec quelque chose à l’avant qui permettait de les saisir. Ils avaient la peau d’une belle couleur jaune, brillante comme de la soie. et des cheveux blond-roux, comme de l’or. Adam portait aussi les cheveux longs. Il avait une barbe, courte d’abord. puis plus longue. Eve porta d’abord les cheveux très longs, puis roulés en mèches disposées autour de la tête comme une coiffe.
J’ai toujours vu le feu comme de la braise recouverte. comme s’il était souterrain. Ils le reçurent d’abord du ciel et Dieu leur apprit à l’utiliser. Il y avait une matière jaune. comme de la terre, comme une sorte de charbon. qu’ils brûlaient. Je ne les vis pas cuire d’aliments. je vis qu’au début, ils les séchaient au soleil : ainsi le blé. écrasé et exposé au soleil dans de petites fosses. sous un toit en treillis. Les céréales que Dieu leur donna étaient le blé. le seigle et l’orge. Dieu leur apprit la culture, comme Il les enseigna en toutes choses.
Des grands fleuves. comme par exemple le Jourdain. je n’en vis point : mais des sources jaillissaient, qu’Adam et sa famille canalisèrent pour former des étangs. Avant la mort d’Abel. on ne mangeait pas de viande.