Les pays soumis à l’influence démoniaque, qui engendre guerres, conflits, épidémies, révoltes et misère.
« Gouttes de lumière » (Gocce di Luce) – Message de Jésus à Petite Marie (Rome), Le 1er juillet 2026. Lire les messages en italien sur le site d’origine.
Jésus : Ma petite Marie, dans l’Évangile d’aujourd’hui, je rencontre deux personnes possédées par une multitude de démons. Elles souffrent, sont opprimées, emprisonnées, et me demandent de les libérer. Leur présence n’est pas fortuite : j’ai entendu leurs cris. Et les démons, en ma présence, annoncent déjà leur expulsion ; ils me demandent donc d’aller posséder le troupeau de porcs voisin, et en leur accordant cette permission, j’accorde leur libération au peuple.
Aujourd’hui, si vous pouviez voir avec mes yeux, vous verriez des foules possédées, opprimées, tourmentées et entraînées dans tous les vices par le diable, qui ne connaît plus aucune limite à ses méfaits. Il vit et agit plus librement que jamais au milieu des ravages qu’il cause, et il le peut non seulement parce que les hommes continuent de pécher gravement, perdant leur ressemblance et leur image de Dieu pour prendre son image de bêtes, mais aussi parce qu’il n’y a plus aucune défense, plus aucune lutte pour s’opposer à lui, ce qui constituerait un rempart spirituel contre sa progression.
Ils trouvent peu de prêtres disposés à les affronter et à aider les âmes à se libérer, et peu d’exorcistes habilités à le faire.
Les gens ne demandent plus à s’en libérer, mais vivent avec elles, nouant même des alliances. Parallèlement, ceux qui souhaitent chasser ces forces étrangères et maléfiques de leur milieu sont ceux qui en ressentent le poids, l’ingérence, l’influence néfaste, et qui cherchent de l’aide auprès de l’Église. Pourtant, ils trouvent peu de prêtres disposés à les affronter et à aider les âmes à se libérer, et peu d’exorcistes habilités à le faire.
L’Église elle-même ne s’oppose guère, voire pas du tout, au diable. Bien qu’elle constate partout son œuvre perverse, elle ne dresse aucune barrière. De fait, nombre de prêtres ne croient plus au diable ni à ses ruses subtiles et maléfiques. D’autres, en revanche, sont si effrayés qu’ils évitent et tentent de dissimuler tout ce qui pourrait le rappeler, afin de rester à l’écart et de se soustraire à ses conséquences.
Utiliser les moyens que l’Église offre pour accomplir cette œuvre de libération.
Rares sont les hommes courageux qui, pleins de bonne volonté, utilisent les moyens que l’Église offre dans son ministère pour accomplir cette œuvre de libération si sainte, et rares sont les initiatives courageuses prises ; la plupart restent indifférents et oublieux, laissant mes pauvres enfants à la merci de l’ennemi, qui joue avec ces créatures comme un chat avec une souris, jusqu’à ce qu’elles soient anéanties à moins que quelqu’un ne les chasse.
Certaines nations sont plus fortement influencées par le mal que d’autres, non seulement à cause des péchés qui y ont été commis, mais aussi à cause de la diffusion de pratiques occultes ou du poison de la haine inculqué dès le plus jeune âge envers les autres peuples. C’est le cas au Moyen-Orient, en Afrique, en Amérique du Sud et en Amérique centrale, régions souvent plus exposées et soumises à l’influence démoniaque qui engendre guerres, conflits, épidémies de toutes sortes, révoltes et misère. C’est le mal qui y sème sa graine corrompue, laissant derrière lui une trace de souillure.
Dans d’autres pays, notamment les nations chrétiennes(Europe et Amérique du Nord)il agit comme un missile qui cherche à frapper, répandant ses poisons pour infecter et corrompre toute forme de foi qui y subsiste.
Que pouvez-vous faire pour vous protéger ?
Que pouvez-vous faire, mes enfants, pour vous protéger de cette contagion ? Vous devez vous appuyer sur moi, enracinés en moi, fidèles à moi. Je vous exhorte à vivre dans une prière intense, l’union sacramentelle et une vie sainte dans la grâce de Dieu, qui devient en vous un exorcisme vivant qui aveugle, éloigne et chasse le démon.
Où que vous ailliez, même en silence, si par ma grâce vous devenez une lumière qui dissipe les ténèbres, un parfum d’encens qui en dissipe la puanteur, vous devenez un barrage, une barrière qui isole son pouvoir, l’empêchant de pénétrer en vous, dans vos familles et dans tant d’autres frères et sœurs.
Voici, l’humanité se rassemble : ceux qui, dans sa grande masse, se rangent du côté du péché, du mal et de Satan, et ceux qui, dans les rangs les plus petits mais forts, saints et intrépides, choisissent et se rangent du côté du bien et de Dieu.
Ces armées se forgent et prennent position dans l’attente de la venue du Seigneur, qui chassera le diable et ses armées maléfiques et sauvera son peuple fidèle.
Je vous bénis.
Chapitres complémentaires :
Médailles, Scapulaires et Eau bénite
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Lucifer
Les démons
Description de l’Enfer
Conciliabule dans l’enfer
Emannuel Swedenborg (1688-1772) visite l’Enfer
Infiltration de Démons parmi les hommes
Emannuel Swedenborg (1688-1772) visite l’Enfer
Un perpétuel équilibre entre le Ciel et l’Enfer.
Halloween, Hallows Eve, la fête de Satan
Se débarrasser d’un démon en essayant de trouver son nom.
Message de Saint Michel à John Leary (USA) le 26 mai 2016.
Jésus : Mon peuple, un autre moyen pour se débarrasser d’un démon est d’essayer de trouver son nom. Ensuite, vous pouvez dire une prière en citant le nom de cet esprit à chasser et placez-le au pied de ma croix en lui ordonnant de ne jamais revenir.
Sans un prêtre, vous avez besoin d’un groupe de personnes pour dire les prières de délivrance. Soyez prudent si le démon est calme, car en réalité il est toujours présent. Croyez en mon pouvoir et exigez du démon qu’il fuit devant mon nom.
Vous devez aussi porter vos armes contre les forces du mal à même votre corps comme un chapelet, une croix de Saint Benoît béni, de l’eau bénite, du sel béni, ou des reliques de saints.(ou des reliques de saints).
Votre meilleure protection contre les tentations du démon est de venir fréquemment à la confession auprès d’un prêtre. Plus vous commettrez de graves péchés contre moi, plus il sera difficile de résister aux tentations du diable.
Si vous êtes attaqués par les démons, appelez-moi pour vous envoyer mes anges de protection. Appelez aussi Saint Michel pour vous protéger lors de vos voyages, pour l’aller comme pour le retour.
(Vincent) J’ai un ancêtre militaire qui avait sur lui une relique de saint Vincent de Paul. Lorsque la campagne militaire au Mexique sous Napoléon III, il fut blessé à la jambe, il appliqua la relique sur sa blessure et fut guéri.
C’est mon pouvoir qui chasse les démons, vous n’êtes seulement que mes instruments dans la réalisation de cette délivrance.
Message de Jésus à John Leary (USA) le 26 décembre 2015.
Jésus : Mon peuple, chaque fois que vous assistez à l’expulsion d’un démon d’une personne lors d’un exorcisme, vous pouvez constater que ma puissance est plus forte sur ces démons. Ils craignent que mon nom soit prononcé et ils doivent obéir à mes commandements.
Il y avait deux choses à retenir dans le film « Le Rite » qui est ressorti. L’une était que vous n’êtes pas seuls. Vous avez toujours votre ange gardien et moi avec vous.
Si vous êtes attaqués par des démons, vous pouvez faire appel à moi, et je vous enverrai beaucoup d’anges pour vous défendre et vous protéger.
L’autre enseignement est que vous devez avoir la foi en moi pour que je puisse expulser les démons d’une personne possédée.
Vous avez dit la prière de délivrance pour plus de personnes qu’avant, mais c’est mon pouvoir qui chasse les démons. Ne prenez pas de la fierté parce qu’en réalité vous n’êtes seulement que mes instruments dans la réalisation de cette délivrance des âmes possédées.
Le Rite, film sorti en 2011 : Le jeune séminariste américain Michel Kovak se rend au Vatican pour y étudier les rites de l’exorcisme. Féru de psychologie, il nourrit de sérieux doutes à l’égard de ces pratiques anciennes, et juge que la « possession » relève de la psychiatrie plutôt que de la démonologie. Il se heurte périodiquement à ses formateurs jusqu’au jour où ceux-ci l’adressent au Père Lucas, ecclésiastique légendaire qui a pratiqué avec succès des centaines d’exorcismes. Au contact de ce mentor au comportement abrupt et déroutant, Michel commence à se déprendre de ses préjugés. Un cas se présente bientôt à lui, dont la violence terrifiante va le forcer à se remettre en question.
Un exorciste raconte
Un extrait du livre « Un exorciste raconte » de Dom Amorth, l’Exorciste du diocèse de Rome et du Vatican de 1986 à 2000.
Gabriele Amorth est né à Modène en Italie le 1er mai 1925. Dans son adolescence, il participe à la résistance italienne, et après la guerre, il est membre des Jeunes Chrétiens-Démocrates dont il est l’assistant du président Giulio Andreotti. Il est ordonné prêtre de l’Église catholique en 1954.
Le 6 juin 1986, il est nommé chef exorciste de la cité du Vatican et du diocèse de Rome par le pape Jean-Paul II. En 1990, il fonde l’Association Internationale des Exorcistes, dont il est le président jusqu’à sa retraite, à 75 ans, en l’an 2000. Depuis cette date, il est président honoraire à vie de l’association.
L’eau, l’huile et le sel béni.
(…) Parmi tous les moyens auxquels les exorcistes (et les autres prêtres) ont largement recours, citons en premier lieu l’eau exorcisée (ou tout au moins bénite), l’huile (d’olive) exorcisée et le sel exorcisé.
N’importe quel prêtre peut réciter les prières du Rituel pour exorciser ces trois éléments, aucune autorisation particulière n’étant en effet requise. Mais il est essentiel de connaître l’usage spécifique de ces trois sacramentaux qui, employés avec foi, s’avèrent d’une très grande utilité.
L’eau bénite occupe une place fondamentale dans tous les rites liturgiques. Son importance nous renvoie instantanément à l’aspersion baptismale. .Au cours de la prière de bénédiction, on prie le Seigneur pour que l’aspersion de cette eau nous procure les trois bienfaits suivants : le pardon de nos péchés, notre défense contre les pièges tendus par le Malin et le don de la protection divine.
La prière d’exorcisme de l’eau parle d’éliminer la moindre parcelle de pouvoir du démon afin de l’extirper et de le chasser, puis souligne également d’autres effets comme de guérir des maladies, d’accroître la grâce divine, de protéger les maisons et les lieux où les fidèles se tiennent de toute influence immonde exercée par l’effroyable Satan. Et elle ajoute : que les pièges de l’ennemi infernal soient déjoués et que la sérénité et la santé des habitants soient garanties en les protégeant de toute présence susceptible de nuire à leur sécurité ou à leur quiétude.
L’huile exorcisée
L’huile exorcisée, utilisée avec foi, permet également d’anéantir la puissance des démons, leurs attaques et les fantasmes qu’ils suscitent. Elle profite en outre à la santé de l’âme et du corps ; rappelons simplement l’ancien usage qui consistait à enduire les blessures d’huile, et le pouvoir de guérir les malades par l’imposition des mains et l’onction d’huile que Jésus conféra aux apôtres.
L’huile exorcisée a par ailleurs, la propriété spécifique de débarrasser le corps de ce qui lui est néfaste. Il m’est très souvent arrivé de bénir des personnes qui avaient été victimes de sorts en mangeant ou en buvant quelque chose de maléfique. On le déduit facilement de ce mal d’estomac caractéristique que nous avons déjà mentionné, ou bien de la façon particulière qu’ont ces sujets d’éructer ou d’exploser par une forme de hoquet ou de râle au moment d’accomplir certaines actions religieuses : quand ils vont à l’église, quand ils prient mais surtout quand ils sont exorcisés.
Dans ces cas-là l’organisme, pour se libérer, doit évacuer tout ce qu’il contient de maléfique. L’huile exorcisée aide énormément l’organisme à entraîner et à délivrer le corps de ces impuretés. On peut aussi, à cette fin, boire de l’eau bénite.
Il convient d’apporter quelques précisions sur ce point, même si ceux qui ne connaissent pas bien ces phénomènes ou qui n’y ont jamais assisté, auront du mal à croire ce que je vais dire.
Qu’est-ce qui est expulsé ? De la salive épaisse et écumeuse, une sorte de bouillie blanche et granuleuse ou bien les objets les plus variés : clous, morceaux de verre, petites poupées en bois, brins de corde noués, fils de fer enroulés, fils de coton de différentes couleurs, caillots de sang … Ces choses sont parfois évacuées par les voies naturelles, mais la plupart du temps en vomissant. Notons que cela ne provoque jamais le moindre dommage à l’organisme (qui est au contraire soulagé), même lorsqu’il s’agit de morceaux de verre coupants. Le Père Candido possède un petit panier rempli de ce type d’objets rejetés par diverses personnes.
Dans d’autres cas, l’expulsion demeure un mystère ; le sujet éprouve par exemple une douleur abdominale comme s’il avait un clou dans l’estomac, puis trouve un clou par terre, à côté de lui, et la douleur disparaît. On a l’impression que tous ces objets se matérialisent à l’instant précis où ils sont évacués.
Le Père Candido affirma lors d’une interview : “J’ai vu des gens rejeter des morceaux de verre, de fer, des cheveux, des os ; quelquefois de petits objets en plastique ayant la forme d’une tête de chat, de lion ou de serpent. Ces étranges objets ont certainement un rapport avec l’origine de la possession diabolique.”
Le sel exorcisé pour protéger les lieux des influences ou des présences maléfiques.
Le sel exorcisé sert lui aussi à chasser les démons et à préserver la santé de l’âme et du corps. Mais sa propriété spécifique consiste à protéger les lieux des influences ou des présences maléfiques. Je conseille habituellement de répandre du sel exorcisé sur le seuil de la maison et aux quatre coins de la pièce ou des pièces qui sont soupçonnées d’être infestées.
Le « monde catholique incrédule » rira peut-être de ces affirmations. Il est certain que l’action des sacramentaux est d’autant plus efficace que la foi est grande, autrement ils s’avèrent souvent inefficaces. Vatican II, en reprenant les termes du Droit Canon (canon 1166), les définit comme « des signes sacrés permettant, par une certaine imitation des sacrements, d’obtenir des effets essentiellement spirituels moyennant l’intercession de l’Église ».
Quiconque les utilise avec foi obtient des résultats inespérés. Je sais que beaucoup de maux rebelles aux médicaments ont disparu uniquement parce que l’intéressé avait fait au-dessus d’eux un signe de croix avec de l’huile exorcisée.
En ce qui concerne les maisons (dont nous par parlerons plus tard), il s’avère particulièrement efficace de faire brûler de l’encens bénit.
L’encens a toujours été considéré, y compris chez les peuples païens, comme un antidote contre les esprits malins et un moyen de louer et d’adorer la divinité. Bien que son emploi liturgique soit désormais extrêmement réduit, il demeure néanmoins un moyen efficace de louer Dieu et de lutter contre le Malin.
Le Rituel renferme une bénédiction spéciale pour les vêtements. Nous en avons à plusieurs reprises constaté l’efficacité chez des personnes frappées par des présences maléfiques. D’autre fois, cela constitua un test pour déterminer si le sujet était oui ou non victime de présences diaboliques.
Quand un de nos proches est victime du démon, mais que cette personne ne croit pas à ces choses.
Ceci est également bon à savoir. Nous sommes très souvent, nous les exorcistes, consultés par des gens (parents, fiancés… ) qui soupçonnent l’un de leurs proches d’être victime du démon ; malheureusement cette personne ne croit pas à ces choses, est la plupart du temps dépourvue de toute foi religieuse et n’est de toute façon pas disposée à recevoir la bénédiction d’un prêtre.
Que faire dans ces cas-là ?
Il arrive parfois que, certains de ses vêtements ayant été bénis, l’individu en question se les arrache immédiatement après les avoir enfilés, ne supportant pas leur contact. Nous en avons donné un exemple précédemment. On peut aussi faire le test de l’eau bénite. Par exemple, une mère ayant des doutes à propos d’un de ses enfants ou de son mari, prépare pour tout le monde une soupe, ou bien du thé ou du café, avec de l’eau bénite. La personne concernée peut alors trouver cet aliment amer ou immangeable, mais sans savoir pourquoi.
Soulignons cependant que ces tests ne sont révélateurs que dans les cas positifs : quand un sujet est sensible au fait que l’eau est bénite ou non, il y a des raisons de croire à une présence maléfique.
Même pendant les exorcismes, le démon cherche à se cacher.
Mais le raisonnement inverse est faux : le fait qu’un individu ne réagisse pas à ce type de tests ne permet pas d’exclure chez lui une présence maléfique. Le démon fait tout pour ne pas être découvert. Même pendant les exorcismes le démon cherche à se cacher ; le Rituel met d’ailleurs en garde l’exorciste contre les feintes diaboliques.
Tantôt le démon ne répond pas ou bien fournit des réponses stupides, indignes d’un esprit intelligent tel que lui.
Tantôt il feint d’être sorti du corps du possédé et d’avoir cessé de lui causer le moindre trouble, espérant ainsi soustraire le sujet aux bénédictions de l’exorciste.
Tantôt il empêche par tous les moyens la personne de se soumettre aux exorcismes : il peut s’agir d’obstacles physiques ou, le plus souvent, psychiques, qui font que le patient ne se rend pas chez l’exorciste à moins d’y être forcé par un parent ou un ami.
Tantôt il imite les symptômes d’une maladie, la plupart du temps psychique, pour dissimuler sa présence et faire croire que le sujet souffre d’une maladie naturelle. Tantôt le patient a des rêves ou des visions durant lesquelles il a l’illusion que le Seigneur, la Sainte Vierge ou n’importe quel autre saint l’a délivré, si bien qu’il annule son rendez-vous chez l’exorciste, en lui faisant éventuellement savoir qu’il est déjà délivré.
Outre l’aide spécifique apportée par chacun d’eux, les sacramentaux indiqués servent également à déjouer, tout au moins en partie, les diverses ruses du Malin. Ces ruses sont innombrables et il faut beaucoup prier pour obtenir la grâce du discernement. Citons, parmi les cas les plus fréquents : ceux qui croient avoir des visions ou qui croient entendre dès voix intérieures ; ceux qui simulent le mysticisme ou se font passer pour des « voyants ». Quand il ne s’agit pas de maladies psychiques, ces cas sont souvent le fruit de la ruse démoniaque.
Je conclus ce chapitre par un épisode concernant l’eau bénite. Un jour que le Père Candido était en train d’exorciser un possédé, le sacristain s’approcha de lui en tenant le seau et le goupillon. Le démon s’adressa immédiatement à lui : « Lave-toi la gueule avec cette eau ! » Le sacristain se souvint alors qu’il avait rempli le seau au robinet et oublié de faire bénir l’eau.
Exorciser les maisons
On n’en trouve aucun exemple dans la Bible, mais l’expérience prouve que ce type d’exorcisme est dans certains cas nécessaire et que les résultats obtenus sont satisfaisants. Même le Rituel ne prévoit pas cette forme d’exorcisme. Il est vrai que la fin de l’exorcisme de Léon XIII préconise de bénir les lieux où cette prière est récitée, mais tout son contenu tend à invoquer la protection de Dieu pour l’Église contre les esprits malins, sans aucune référence aux lieux.
Je tiens à préciser tout de suite que je n’ai jamais vu d’endroits possédés par des esprits, comme certains films ou romans ont pu le raconter à propos, surtout, de vieux châteaux inhabités. Leurs auteurs avaient bien évidemment pour seul objectif de présenter des scènes spectaculaires et impressionnantes ne reposant sur aucune étude sérieuse.
On est par contre souvent confronté à des bruits, des craquements ou des coups, avec l’impression d’une présence, d’être fixé, touché ou bien attaqué. Ces phénomènes peuvent bien entendu dépendre pour une large part de la suggestion, de la peur qui donne corps aux ombres.
Mais il y a des cas beaucoup plus complexes. Des portes qui s’ouvrent et se ferment à une heure donnée ; des pas qui résonnent dans les couloirs ; des objets qui se déplacent ou disparaissent pour réapparaître ensuite dans les lieux les plus insensés ; des animaux que l’on ne voit pas mais que l’on entend remuer.
Je me souviens d’une famille dont tous les membres, à une certaine heure, entendaient la porte d’entrée s’ouvrir et se refermer, puis un bruit de pas lourds (d’homme) traversant le couloir avant de s’évanouir dans une pièce, nul ne savait laquelle. Un jour qu’un de leurs amis était présent, le bruit habituel se fit entendre clairement, au point que cet ami demanda qui était rentré ; pour ne pas l’effrayer, ils lui répondirent qu’il s’agissait d’un hôte de passage.
J’ai entendu parler de matérialisation d’insectes, de chats et de serpents ; l’un de mes patients a même trouvé un crapaud vivant dans son oreiller !
La plupart du temps, une présence maléfique dans un lieu se manifeste en provoquant des troubles physiques : insomnie, maux de tête ou d’estomac, malaise général que l’on ne ressent nulle part ailleurs.
Il s’avère alors facile de contrôler ces phénomènes, mais plus compliqué d’en déterminer l’origine. Prenons par exemple le cas d’une personne qui, chaque fois qu’elle est invitée chez un parent proche ou un ami, éprouve les troubles en question : insomnie, malaise, mal à la tête… Ces troubles durant quelquefois plusieurs jours alors qu’elle n’en souffre jamais ailleurs.
Le contrôle est donc facile à effectuer. La cause peut en revanche être extrêmement variée. Il peut s’agir de suggestion pure et simple, quand des raisons valables le laissent supposer (lorsque, par exemple, une belle-fille se rend chez sa belle-mère qui était opposée à son mariage ou qui nourrissait un amour possessif pour son fils). Mais il peut aussi s’agir de causes maléfiques.
Les animaux domestiques
Signalons brièvement qu’il est intéressant de noter le comportement des animaux domestiques face à ces phénomènes. Quand on sent la présence de quelqu’un dans la pièce où l’on se trouve, on voit souvent le chien ou le chat de la maison fixer des yeux un point précis, ou bien s’enfuir brusquement, terrorisés, comme si cet être mystérieux s’était approché d’eux.
Je pourrais raconter nombre d’événements passionnants à quiconque souhaiterait étudier ce sujet plus en détail. Je me contenterai de dire qu’à mon avis, les animaux ne distinguent rien de concret, mais sont plus sensibles que l’homme à une présence éventuelle. Et je ne nie pas le fait que leur comportement puisse constituer un élément déterminant pour décider s’il convient ou non d’exorciser la maison.
L’essentiel, lorsqu’on reçoit des gens angoissés par ce type de phénomènes, est de bien les interroger et, s’il y a lieu, de les exorciser. La plupart du temps, les phénomènes susmentionnés ne sont pas dus à des présences maléfiques dans les maisons, mais à des présences maléfiques chez les individus en question. Il m’est très souvent arrivé de n’obtenir aucun effet en exorcisant la maison, puis, au fur et à mesure que j’exorcisais la ou les personnes, de constater que les manifestations dans la maison diminuaient, pour ensuite disparaître complètement.
Comment exorcise-t-on une maison ? Le Père Candido et moi-même appliquons la méthode suivante. Le Rituel renferme une dizaine de prières où, l’on demande au Seigneur de protéger les lieux contre les présences maléfiques. On les trouve dans les bénédictions visant les maisons, les écoles, etc. Nous en récitons quelques-unes, puis nous lisons la première partie du premier exorcisme destiné aux personnes en l’adaptant à la maison.
Nous bénissons ensuite chaque pièce, comme on le fait pour les maisons. Nous refaisons le même tour avec de l’encens béni, et nous terminons par d’autres prières. J’ai trouvé particulièrement efficace de célébrer la messe dans les maisons après les avoir exorcisées.
Quand les troubles sont de faible importance, un seul exorcisme suffit. Lorsqu’ils résultent d’un maléfice et que celui-ci est renouvelé, il convient de répéter l’exorcisme jusqu’à ce que la maison devienne « imperméable » aux maléfices. Dans les cas les plus graves, les difficultés sont nombreuses.
J’ai par exemple dû exorciser des appartements qui avaient très longtemps abrité des séances de spiritisme, ou qui avaient été habités par des sorciers se livrant à la magie noire. Le pire était quand des cultes sataniques y avaient été célébrés. La gravité des troubles et la difficulté à obtenir une délivrance complète furent parfois telles que je conseillai à mes patients de déménager.
Dans certains cas bénins, des prières suffisent à rétablir la paix. Une famille était dérangée par d’inexplicables bruits nocturnes ; elle fit célébrer dix messes, après quoi les bruits s’affaiblirent considérablement. Elle fit encore célébrer dix autres messes, et les bruits finirent par disparaître totalement. Peut-être était-ce des âmes du Purgatoire qui, par autorisation divine, ont pu se faire entendre pour que des messes soient célébrées à leur intention ? Il est difficile de le dire. Je me contente ici de signaler ce fait auquel j’ai été confronté plusieurs fois.
Le Père Pellegrino Ernetti, le plus célèbre exorciste du Triveneto, très réputé également pour ses connaissances musicales et bibliques, a traité des cas excessivement graves.
Chez une famille, des portes et des fenêtres parfaitement closes s’ouvraient et se refermaient, des chaises volaient, des armoires bougeaient : il en arrivait vraiment de toutes les couleurs ! Le Père décida de résoudre ce cas par l’emploi simultané des trois sacramentaux auxquels les exorcistes ont constamment recours. Il conseilla donc de mélanger ensemble dans un récipient quelconque (une tasse, un verre … ) de l’eau, de l’huile et du sel exorcisés. Puis il recommanda d’en verser chaque soir une cuillerée sur le rebord de toutes les fenêtres et sur le seuil de toutes les portes, en récitant chaque fois un Notre Père.
Le remède fut foudroyant. La famille arrêta ce traitement quelque temps après : au bout d’une semaine, les inconvénients recommencèrent à troubler la quiétude domestique pour disparaître à nouveau dès la reprise du remède.
En ce qui concerne les animaux domestiques, on m’a demandé un jour s’ils pouvaient être possédés du démon et, si oui, ce qu’il fallait faire ? L’Évangile nous rapporte l’histoire de la légion de démons qui demanda à Jésus la permission d’entrer dans deux troupeaux de pourceaux ; après avoir obtenu une réponse positive, tous les animaux se jetèrent dans le lac de Génésareth où ils se noyèrent.
J’ai connu le cas d’un exorciste maladroit qui demanda à un démon de s’emparer du cochon d’une famille de paysans : l’animal devint immédiatement furieux et dévora sa maîtresse. Inutile de dire qu’on le tua sans tarder. Il s’agit donc de cas sporadiques entraînant la mort instantanée de l’animal. (…)
Disons néanmoins que l’infestation d’animaux est elle aussi possible, et qu’il est permis de bénir ces derniers afin de les délivrer. Mais dans tous les cas d’infestation (de lieux, d’objets, d’animaux), comme du reste dans les autres cas, l’exorciste doit connaître les phénomènes d’origine paranormale. Ces connaissances sont indispensables pour éviter toute ambiguïté, même si cet ouvrage n’a malheureusement pas l’occasion d’en parler directement. (…)