Le Paradis terrestre, Jardin d’Éden

(Vincent) Le Paradis terrestre ou Jardin d’Éden, ne doit pas être confondu avec le Royaume de Dieu, que l’on appelle aussi Paradis.
Le Paradis terrestre a été détaché de la terre après la chute de l’homme (péché originel) et la fuite d’Adam et Ève sur terre.

(Wikipédia) Le terme paradis est issu d’une langue très ancienne, l’iranien avestique dans laquelle pairidaēza, signifie enceinte royale. Le terme se transmet ensuite au persan (pardēz, voulant dire enclos), puis au grec ancien « paradeisos » signifiant un parc clos où se trouvent des animaux sauvages) pour aboutir enfin au latin chrétien (paradisus).

Le terme latin commun pǎrǎdīsus désigne un jardin d’agrément. Mais il prend avec la christianisation le sens de jardin céleste proposé par la Bible grecque, désignant le « jardin [plus exactement l’enclos] de la Genèse ».

Le Paradis se détache de la terre

Extrait du livre : Les mystères de l’Ancienne Alliance consultables sur : Livres Mystiques.com. Visions données à Anne Catherine Emmerich (1774-1824)

(…) Ils étaient désormais vêtus d’un habit qui couvrait leur corps des épaules aux genoux. Leur ceinture était une bande d’écorce. Pendant qu’ils fuyaient. le Paradis semblait se retirer derrière eux, comme un nuage. Et un cercle de feu, comparable aux halos que l’on voit autour du soleil ou de la lune, descendit du ciel et s’établit tout autour de la montagne où était le Paradis.

Adam et Eve n’avaient passé qu’un jour au Paradis. Je vois celui-ci de loin, maintenant, comme un banc sous le soleil levant. Lorsque j’ai cette vision, je vois le soleil prendre sa course à l’extrémité droite de ce banc.

Le Paradis est situé à l’est de la Montagne des prophètes, et m’apparaît toujours comme un œuf flottant à la surface d’une eau incroyablement claire qui le sépare de la terre et la Montagne des prophètes est comme un contrefort du Paradis : on y découvre des régions verdoyantes, magnifiques, séparées par de profonds ravins et des gouffres pleins d’eau. J’ai déjà vu des hommes entreprendre l’exploration de la Montagne des prophètes, mais ils ne sont pas allés bien loin. (…)

Le Paradis était destiné à grandir et à s’étendre sur toute la terre

Messages de Notre Seigneur Jésus-Christ pour le monde du XXIe siècle.
Soeur Beghe – Lire le message en entier sur le site d’origine – Mardi 7 décembre 2021

(…) Dieu qui ne brime pas la liberté de faire le mal, décida de créer l’homme et la femme dans un lieu de la terre spirituellement clos et Il enjoignit Ses anges de protéger les limites du Paradis terrestre. Le paradis était destiné à grandir et à s’étendre sur toute la terre par la grâce divine et par le travail de l’homme, ami de Dieu. L’homme et la femme, tentés, churent et le Prince du Mensonge conserva sa tutelle sur le joyau de Dieu.

Le temps est proche, très proche, où cette tutelle sera évacuée car les hommes sur la terre vivront saintement, pieusement et humblement. La charité fleurira et Dieu sera aimé, honoré et servi comme Il est juste qu’Il le soit.

Visions d’Anne-Catherine Emmerich (1774-1824)

Extrait du livre : Les mystères de l’Ancienne Alliance consultables sur : Livres Mystiques.com. Visions données à Anne Catherine Emmerich (1774-1824)

Création d’Adam, sur Terre

J’ai vu qu’Adam fut crée non pas au Paradis, mais à l’emplacement où devait par la suite s’élever Jérusalem. Je l’ai vu sortir, éclatant et blanc, d’une colline de terre jaune, comme d’un moule.

Le soleil brillait, et je pensais, car j’étais alors une enfant, que le jour avait fait sortir Adam de la colline. Il était comme né de la terre, qui était vierge : Dieu la bénit et elle devint sa mère Il ne sortit pas soudain de la terre, il y eut un instant jusqu’au moment où il parut.

Il était dans la colline, allongé sur le côté gauche, le bras replié sur la tête, et une légère nuée le recouvrait comme d’une gaze. Je vis une forme dans son côté droit et compris que c’était Eve, qui fut tirée de lui par Dieu, au Paradis.

Dieu l’appela, et ce fut comme si la colline s’ouvrait, et Adam en sortit peu à peu. Là , il n’y avait pas d’arbre, simplement des petites fleurs. J’avais vu également les animaux sortir chacun de la terre, un par espèce, et les femelles s’en détacher.

J’ai vu Adam emporté au loin, dans un jardin situé très haut, le Paradis. Dieu conduisit les animaux devant Adam, au Paradis, et Adam leur donna un nom et ils le suivirent et ils jouaient autour de lui. Tout lui était soumis avant le péché Eve n’avait pas encore été tirée de lui. Tous les animaux auxquels il avait donné un nom le suivirent plus tard sur la terre.

Je vis Adam dans le Paradis, non loin de la source au milieu du jardin il semblait sortir du sommeil, parmi les fleurs et les plantes Il était auréolé d’une lueur blanche, mais son corps était plus proche de la chair que de l’esprit. Il ne s’étonnait de rien, ni de soi-mème, et se promenait parmi les arbres et les animaux, comme s’il était habitué à tout, comme quelqu’un qui inspecte ses champs.

Création d’Eve, au Paradis

Je vis Adam près d’une colline, allongé près de l’eau sous un arbre, le bras gauche replié sous la joue Dieu fit tomber le sommeil sur lui et, souriant très doucement, Adam fut ravi en extase. Alors Dieu tira Eve du côté droit d’Adam, à l’en droit où Jésus fut plus tard percé par la lance.

Je vis Eve fine et petite elle devint rapidement plus grande, jusqu’à atteindre sa taille définitive et être parfaitement belle. Sans le péché originel, tous les hommes seraient ainsi nés au cours d’un doux sommeil

La colline se fendit en deux et je vis apparaître, du côté d’Adam, un roc comme composé de cristaux de pierres précieuses, et du côté d’Eve une vallée toute blanche, comme recouverte de petits fruits blancs et fins comme du froment.

Lorsque Eve eut été formée, je vis que Dieu donnait ou plutôt répandait, quelque chose sur Adam. C’était comme si, du front, de la bouche, de la poitrine et des mains de Dieu, qui apparaissait sous figure humaine, s’écoulaient des flots de lumière qui se réunissaient en un globe éclatant : ce globe entra dans le côté droit d’Adam, d’où Eve avait été tirée.

Adam seul reçut ceci : c’était le germe de la bénédiction de Dieu. Dans cette bénédiction était une trinité. La bénédiction qu’Abraham reçut de l’ange était identique, apparaissant sous la même forme, mais pas aussi lumineuse.

Eve se tenait radieuse devant Adam, et Adam lui tendit la main. Ils étaient comme deux enfants, indiciblement beaux et nobles. Ils étaient tout brillants, revêtus de rayons comme d’une gaze. Je voyais un large flot de lumière sortir de la bouche d’Adam, et sur son front comme une auréole de majesté. Autour de sa bouche hait un soleil de rayons, qu’il n’y avait pas chez Eve.

Je vis leur cœur, exactement comme celui des hommes maintenant, mais des rayons enveloppaient leurs poitrines, et au milieu du cœur de chacun, je voyais une auréole brillante, dans laquelle se tenait une petite figure qui semblait serrer quelque chose dans la main je pense que cela représentait la troisième Personne de la Divinité.

De leurs mains et de leurs pieds aussi je vis jaillir des rayons lumineux. Leurs cheveux retombaient de la tête en cinq mèches lumineuses, deux à partir des tempes, deux derrière les oreilles et une de l’arrière de la tête.

J’ai toujours eu le sentiment que les portes du corps humain avaient été ouvertes par les Plaies de Jésus, qu’elles avaient été refermées par le péché originel et que Longin avait ouvert au côté de Jésus la Porte de la nouvelle naissance à la vie éternelle.

J’ai vu les mèches lumineuses, rayons sur la tête d’Adam, comme sa plénitude, son auréole, l’achèvement des autres rayonnements et cette auréole retrouve sa place sur les âmes et les corps glorieux.
Nos cheveux sont cette gloire déchue, éteinte, obscurcie, et la comparaison entre notre chair actuelle et celle d’Adam avant la chute est du même ordre que celle de nos cheveux avec les rayons qui couronnaient Adam.

Adam tendit la main à Eve ils quittèrent le lieu de la création d’Eve pour se promener dans le Paradis, contemplant tout avec bonheur. Ce lieu de la création d’Eve était le plus élevé du Paradis, tout y était splendeur et lumière, plus que partout ailleurs.

Au milieu du jardin lumineux, je vis une étendue d’eau avec une île qui était reliée à la berge par un isthme. Cette île et l’isthme étaient plantés d’arbres très beaux.

L’Arbre de la Vie

Mais au milieu de l’île se dressait un Arbre magnifique. qui dominait tous les autres et en même temps les protégeait. Ses racines constituaient le sol de l’île. Il recouvrait toute l’île et se dressait de toute sa hauteur et largeur jusqu’à une cime très fine. Ses branches s’étendaient très droit, portant des rameaux qui s élançaient vers le ciel comme autant de petits arbres comparables. Les feuilles étaient fines, les fruits jaunes étaient protégés par une cosse de feuilles, comme les roses qui s’ouvrent à peine.
L’Arbre avait quelque chose de semblable au cèdre. Je ne me souviens pas avoir vu Adam ou Eve ou des animaux sur l’île prés de l’Arbre. sinon de très beaux oiseaux blancs. majestueux. que j’entendais chanter dans les branches. Cet Arbre était l’Arbre de la Vie.

L’Arbre de la Connaissance

Juste devant l’isthme qui menait à l’île se dressait l’Arbre de la Connaissance. Le tronc en était écailleux comme celui des palmiers, les feuilles poussaient directement sur le tronc. très grandes et larges. ayant un peu la forme de semelles de chaussures.

Cachés au creux des feuilles. les fruits pendaient par grappes de cinq, un en avant et les quatre autres groupés autour de la tige du premier. Les fruits, jaunes, avaient moins l’aspect d’une pomme que celui d’une poire ou d’une figue : ils avaient cinq côtes et leur germe ressemblait à un nombril. l’intérieur de ces fruits était mou comme celui des figues. couleur de sucre brun, avec des veines rouge sang.

L’Arbre était plus large en haut qu’en bas. il jetait des branches qui s’enfonçaient profondément dans la terre. Je vois encore cette espèce d’arbres dans des pays chauds. Il jette en terre ses branches, comme des pousses. qui s’enracinent et forment de nouveaux arbres. qui se reproduisent de la même façon, si bien qu’un tel arbre constitue souvent un abri sur un grand espace qu’occupent de nombreuses familles.

A quelque distance de l’Arbre de la Connaissance, sur la droite. je vis une petite colline arrondie. doucement inclinée. constituée de cristaux rouges lumineux et de toutes sortes de pierres précieuses, elle était garnie de degrés en forme de cristaux.

Tout autour d’elle croissaient des arbres élancés suffisamment hauts pour cacher quelqu’un qui se fût trouvé sur la colline. D’autres plantes et végétaux poussaient alentour. Ces arbres et ces plantes avaient des fleurs et des fruits vivaces et multicolores.

A quelque distance de l’Arbre de la Connaissance, sur la gauche. je vis une dépression. une petite vallée. Elle était couverte comme d’une terre blanche, délicate ou de brume et de fleurettes et de grains blancs. A cet endroit aussi croissaient toutes sortes de plantes, mais elles étaient sans couleurs et portaient quelque chose qui ressemblait plus à de la poussière qu’à des fruits.
C’était comme si ces deux endroits avaient une relation entre eux, comme si la colline devait être déposée dans la vallée : elles étaient comme la semence et le champ.

Ces deux endroits me parurent sacrés. Je les voyais tous deux lumineux, surtout la colline. Entre eux et l’Arbre de la Connaissance poussaient toutes sortes de petits arbustes et de buissons. Tout ceci, comme du reste toute la nature, était comme transparent et en lumière.
Ces deux endroits étaient les lieux de séjour de nos premiers parents. L’Arbre de la Connaissance était comme une séparation entre eux. Je pense que Dieu leur a attribué ces lieux après la création d’Eve et au début, je les vis assez peu se promener ensemble. Je les voyais se promenant chacun à sa place, sans aucune convoitise.

Les animaux du Paradis

Les animaux étaient d’une grâce inexprimable, tout lumineux. et servaient Adam et Eve. Chaque animal, suivant son espèce, avait son séjour, son gîte, ses sentiers. ses limites, et tous ces cercles d’évolution renfermaient en eux un grand mystère d’ordre et d’harmonie divine.
Je vis Adam et Eve se promener pour la première fois dans le Paradis. Les animaux venaient à leur rencontre et les escortaient, s’attachant davantage à Eve qu’à Adam. Eve s’occupait en général beaucoup plus qu’Adam de la terre et des créatures, elle regardait plus souvent le sol autour d’elle, et semblait plus curieuse. Adam était plus calme, plus tourné vers Dieu. (…)

Lire la suite dans le chapitre sur Adam et Eve

C’est comme le paradis terrestre avant la chute et la déchéance d’Adam et d’Eve, mais pas sur terre : dans l’éternité

Messages de Notre Seigneur Jésus-Christ pour le monde du XXIe siècle.
Soeur Beghe – Lire le message en entier sur le site d’origine – Vendredi 15 mai 2020

(…) Le paradis est un lieu qui accueille les âmes à leur sortie du purgatoire et celles qui, bien lavées et purifiées de leurs fautes, quittent la terre en état de grâce et en odeur de sainteté. Le paradis est l’entrée dans le Royaume éternel de Dieu, qui se manifeste à tous ses habitants comme le Roi auprès de ses sujets. C’est comme le paradis terrestre avant la chute et la déchéance d’Adam et d’Eve, mais pas sur terre : dans l’éternité.

Le paradis est le lieu dans lequel les âmes, en compagnie de leur Dieu, éprouvent leurs vertus, l’augmentent, se chargent de plus hautes énergies. Ce terme est inexact mais la langue des hommes est pauvre. L’Energie est la dynamique divine, elle est Sa vitalité, Sa force, Sa créativité. L’Energie divine est peu comprise sur la terre parce que les hommes ne recherchent pas suffisamment les si nombreuses vertus de leur Dieu. Ils s’arrêtent aux vertus classiques, mais Dieu a tant d’énergie, de force, de vitalité, de fougue bien orientée, que les âmes du paradis se vitalisent dans cette contemplation. (…)

Après la Résurrection générale, le purgatoire aura accompli son œuvre et ne sera plus. Le paradis aura lui aussi accompli son office et il ne restera plus que le Ciel dans lequel Dieu se réjouira d’être au milieu des Siens pour l’éternité sans fin.

En complément, lire le chapitre sur le Paradis