Et Dieu créa la Femme

(Vidéo) Sylvie Vartan
La plus belle pour aller danser (1965)

Dieu créa la femme, elle devint sa créature. Il mit en elle la féminité, sa féminité est de Dieu

Message du Ciel donné à la Fille du Oui à Jésus – Volume 3 – n° 233 – 8 septembre 2001 Jésus

La femme est mon œuvre, elle fait partie de moi, son Créateur.

Jésus : Je t’aime, ma bien-aimée. Je vis en toi, tu es en présence de l’Amour. Je suis tout pour toi. Je sais, ma bien-aimée, qu’il y a autour de toi des enfants qui ont leurs propres idées sur mes deux créatures. Ils veulent surtout savoir qui est la femme par rapport à l’homme, elle qui a été créée à partir d’une partie de l’homme. Ils disent que la femme est un substitut de ce que Dieu a voulu pour l’homme, qu’elle vient de la féminité de l’homme, qu’elle est le complément de l’homme, qu’elle est inférieure à l’homme étant donné qu’elle est sortie de lui, qu’elle est le côté faible de l’homme, qu’elle est une partie de son subconscient ou qu’elle est le côté bas de l’homme.

Certains autres enfants émettent des commentaires désobligeants sur la femme, et cela fait parfois de la peine à mes créatures féminines. Ma bien-aimée, on les prend pour des êtres banals faits que pour la procréation tout en étant esclaves de l’homme. Que cet écrit leur montre mon amour pour mes créatures, elles, les choisies de mon Être qui doivent mettre au monde mes créatures que moi seul je choisis.

Avant toute création, Dieu planait sur tout. Il créa l’univers. Il créa la terre et tout son contenu. Dieu vit que cela était bon, il est la Lumière. Il a fait toute chose à partir de son amour, il est le Créateur. Tout ce qu’il a créé était pur. Chaque espèce animale était faite pour plaire à l’homme. Adam fut créé à l’image de Dieu, il est le premier homme de la terre et Ève la première femme.

Tout comme l’homme, elle fut créée à l’image de Dieu, non que la femme est l’apparence masculine de Dieu, elle est à son image par son côté maternel.

L’homme et la femme ont été créés pour l’amour. Ces deux êtres parfaits, Adam et Ève, devaient procréer par amour, en l’Amour. Dieu les couvrait de son mouvement d’amour. Ces deux enfants ne vivaient pas dans leur volonté humaine, ils vivaient dans la Divine Volonté. Ils n’ont pu continuer à vivre dans la Divine Volonté, car ils se sont laissés tenter par Satan qui leur a dit que s’ils goûtaient au fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, ils deviendraient comme des petits dieux. Comme ils ont choisi de vivre dans leur volonté humaine plutôt que de vivre dans la Divine Volonté, leur intelligence s’est amoindrie et Adam et Ève n’ont plus été capables de demeurer parfaits.

Aujourd’hui, à cause de la volonté humaine, les enfants de ce monde ne se reconnaissent plus amour, ils ne s’apprécient plus, ils ne comprennent pas la vraie valeur de leur vie et ils ne savent plus qui ils sont. Mes enfants, vous qui dites toutes sortes de bêtises sur la femme, vous ne voyez plus la beauté de la création de Dieu. Lisez ceci avec votre cœur, non avec votre tête remplie d’idées toutes faites, et vous comprendrez que la femme est faite pour l’amour. Dieu est le seul qui peut vous aider à vous reconnaître enfants de Dieu.

Dieu le Père est parfait. Il est la splendeur. Il est le Créateur. Il est paternel et maternel. Tout ce qui a été créé vient de ses attributs divins. Il est la bonté même. Il est la saveur de tout ce qui est douceur. Il est la tendresse. Il a de l’amour pour l’homme et la femme.

Dieu aime ses créatures sans distinction, car il est leur Père. Tout ce que l’homme est vient de Dieu. Dieu, dans sa bonté, prit en l’homme une partie de lui pour faire jaillir par sa puissance la créature féminine: la femme. Dieu créa la femme, elle devint sa créature. Il mit en elle la féminité, sa féminité est de Dieu.

Tout en elle est maternel; c’est parce qu’elle est maternelle qu’elle donne de l’amour à l’homme pour le rendre heureux, car elle est de Dieu. Dieu est pour elle ce qu’il veut qu’elle soit pour l’homme: une enfant d’amour. Dieu l’a choisie pour qu’elle mette au monde ses enfants d’amour.

« Dieu a mis en la femme sa beauté pour que l’homme admire la beauté de Dieu qui est en elle »

Tous les enfants qui viennent au monde viennent de Dieu parce qu’il est maternel. Mes enfants, la femme a en elle ma puissance créatrice, car j’y ai déposé ma force créatrice. En elle, j’ai mis ma Volonté: celle de reproduire ma création. Tout en elle est ma puissance d’amour; c’est moi qui fait en elle ce mouvement qui est de reproduire ma création. J’ai créé toute créature et la femme est une partie de ma création; c’est pourquoi j’ai fait d’elle ma créature créatrice de mes créatures.

Son intérieur a été conçu pour former des êtres d’amour. En elle se trouve le mouvement créateur de Dieu pour ses enfants. Ce mouvement est fait par Dieu, car il est le seul Maître de sa création. Tout ce que la femme est, Dieu l’a voulu. Elle est à l’intérieur d’elle ce que Dieu attend d’elle: une créature qui se laisse prendre par son mouvement d’amour pour donner au monde l’amour. En elle, Dieu crée un être d’amour; c’est ce qu’il a fait pour elle. Tout ce que la femme a dans son intérieur pour créer des êtres d’amour vient de Dieu, il mit en la femme sa maternelle Présence.

Dieu le Père est la féminité, il est la tendresse. Dieu est le Tout, il est tout puissant. Dieu a mis en la femme tout ce dont elle a besoin pour procréer. C’est en elle qu’il a déposé la vie et que la vie prend forme. La vie se nourrit de la force que Dieu a mise en elle.

Elle est belle comme Dieu est beau. Elle est maternelle parce que Dieu est maternel. Aucune féminité en la femme n’a pu dériver de la femme; tout ce qu’est la femme est venu de Dieu lui-même.

Dieu a mis en la femme sa beauté pour que l’homme admire la beauté de Dieu qui est en elle ; elle est comme la rose que l’homme aime prendre entre ses mains pour l’admirer. Dieu est la beauté de toute création, il n’a pas son égal et la femme est belle parce que Dieu lui a donné une partie de lui, une toute petite partie de lui.

La femme plaît à l’homme parce qu’elle représente la beauté de Dieu, sa chaleur et sa tendresse. L’homme aime la femme parce qu’elle est douceur. La femme ne peut décevoir l’homme, car l’homme est dans la femme et la femme est dans l’homme: deux créatures qui se fondent l’une dans l’autre pour former l’amour de Dieu.

Dieu est dans cet amour, il est l’amour de ces deux êtres. La femme donne à l’homme ce qui est bon pour lui et l’homme donne à la femme ce qui est bon pour elle; l’amour, ça se donne. L’amour est pour eux comme eux sont pour Dieu. Ils sont des êtres d’amour qui viennent de Dieu.

L’homme est un être d’amour, il est reconnaissant pour ce que la femme lui donne, car ce qu’elle donne vient de Dieu. Elle est donc pour l’homme l’amour de Dieu, tout comme l’homme, il est pour la femme l’amour de Dieu.

L’homme représente pour la femme la force de Dieu, car Dieu a donné à l’homme la force pour qu’il puisse aider la femme dans son rôle de mère. Il a en lui la justice de Dieu pour affirmer à la femme sa loyauté. Il est pour la femme la main de Dieu, il est donc son protecteur.

Tout ce qui est bon vient de Dieu et l’homme ne peut être que bon, car il est de Dieu. La femme perçoit en lui combien Dieu est bon, juste, aimable, agréable, avenant, tendre et plein d’égards pour elle.

Quand l’homme est tout amour pour la femme, elle ne peut être que tout amour pour lui, car elle reconnaît que tout ce qui vient de lui vient de Dieu. Elle sait que Dieu la comble, car Dieu aime combler l’enfant qu’elle est. Ils s’aiment l’un et l’autre en Dieu parce que Dieu est en eux et qu’ils se voient en êtres faits par Dieu et pour Dieu.

Ils donnent à Dieu leur commun accord pour faire tout par amour, dans l’amour, afin de n’être agréables qu’à Dieu. Tout lui revient, car ils savent qu’ils sont de Dieu, faits pour l’amour. Voilà ce qu’est la femme pour l’homme et l’homme pour la femme.

Mais, mes enfants, à cause du péché, vous avez des idées préconçues sur la femme et vous ne savez pas reconnaître la vraie valeur féminine de la femme. C’est seulement lorsque vous serez totalement amour en Dieu que vous comprendrez la vie en vous. Pendant ce temps de grâces où les êtres humains doivent se reconnaître amour en Dieu, les hommes continuent à ne pas se reconnaître comme étant l’oeuvre de Dieu, et les femmes vivent en ne sachant pas quelle est leur place auprès de Dieu, car ils ne viennent pas à Dieu. Eux, les hommes et les femmes qui étaient faits pour s’unir afin de vivre dans l’amour, vivent comme des étrangers sur la terre.

L’homme n’a aucun droit sur la femme, il se doit de la protéger, de la soutenir et de l’aimer avec l’amour de Dieu. La femme doit regarder l’homme comme son soutien dans les épreuves de la vie.

La femme devait être maternelle, car Dieu voulait donner à l’homme sa maternelle Présence et l’homme devait être paternel, car Dieu voulait aussi donner à la femme sa paternelle Présence; tout devait être dans la force de Dieu Amour pour former un complément d’amour.

Mais la femme fut indigne de cette force d’amour; elle devait donc perdre ce que Dieu lui avait délégué: l’amour parfait en Dieu. Elle qui devait mettre au monde les créatures de Dieu sans connaître aucune souffrance, parce qu’elle avait choisi de vivre avec le bien et le mal, devait dorénavant souffrir.

C’est pourquoi, à cause du péché de la désobéissance, la femme est dorénavant aux prises avec ses désirs excessifs qui la dominent; elle est devenue pour l’homme une charge, car il doit dorénavant la soutenir en travaillant et, lui, dans sa faiblesse, est porté à la dominer.

La femme n’est pas ce que les hommes croient, un être soumis par faiblesse; elle est soumise à l’homme parce qu’elle a blessé Dieu. La douleur de l’enfantement représente la peine que Ève causa à Dieu. La femme est dans le noyau de ma création, elle est de moi. Elle fait partie de mon œuvre, tout comme l’homme, il fait partie de l’oeuvre de Dieu. L’homme est en moi et la femme est en moi. Tous les deux doivent m’être fidèles en tout.

Regardez, aujourd’hui, l’homme ne peut s’attendrir devant mon amour, car il;croit que je ne peux m’attendrir devant ses oeuvres. Il a en lui le mal qui l’empêche;de voir combien je l’aime. La femme est pour l’homme un obstacle qui l’empêche; de faire sa volonté en tout, car pour lui il se sent dans l’obligation de subvenir à ses besoins.

La femme est dans sa faiblesse; parce qu’elle a refusé d’écouter Dieu, elle se sert de sa volonté humaine pour plaire à l’homme, alors que moi je voulais passer par elle pour démontrer à l’homme ma tendresse. Ma peine de voir que l’homme ne peut ressentir ma tendresse lorsque la femme lui témoigne de l’amour vient de ce que la femme se sert de sa volonté humaine et non de ma Divine Volonté. C’est pourquoi l’homme est si peu sûr de l’amour de Dieu, car ce qui vient de l’humain n’est pas parfait. Oh! comme l’homme aurait à s’abandonner à ma tendresse pour découvrir combien je l’aime!

Oh! comme la femme aurait à s’abandonner à ma Volonté afin que je puisse passer par elle pour démontrer à l’homme combien je l’aime! Il ne faut pas reconnaître la femme comme étant un substitut qui vient du côté mâle de l’homme, elle a été créée pour plaire à Dieu. Adam a trouvé en Ève sa compagne qui lui était agréable.

« L’homme n’a aucun droit sur la femme »

Dieu a créé la femme pour l’amour; ce mouvement d’amour représente sa maternelle Présence pour l’homme. Tout homme doit savoir que Dieu passe par la femme pour lui donner de la douceur et de la tendresse.

L’homme n’a aucun droit sur la femme, il se doit de la protéger, de la soutenir et de l’aimer avec l’amour de Dieu. La femme doit regarder l’homme comme son soutien dans les épreuves de la vie.

Marie, votre douce Mère, fut pour Dieu la tendre enfant de l’amour maternel de Dieu pour vous; elle témoigne de sa douceur et de sa tendresse. Il l’a choisie pour qu’elle soit la Mère de l’Être de son Être, l’Être de son Tout, l’Enfant de Dieu. Elle reçut dans son sein le Maître de la création, le Saint qui est de Dieu le Père. Dieu le Père a mis en Marie sa Présence maternelle. Il est la Présence même de la beauté divine.

Marie est la beauté de Dieu. Elle est la tendresse de Dieu pour tous les enfants de la terre. Elle est Mère d’amour. Elle est la tendre féminité de ma maternelle Présence. Il ne peut y avoir de plus grand bonheur pour Dieu que de regarder sa Fille, Marie, dans toute sa beauté, dans toute sa tendresse, car elle est de lui, et lui, Dieu, se complaît en elle, car elle est pour vous la Présence maternelle de Dieu.

Dire que la femme, mes enfants, est le côté inconscient de l’homme, c’est dire que Dieu a créé Adam à son image avec amour et, en ce qui concerne la femme, c’est prétendre qu’elle ne peut être que l’attribut de ce que Dieu a voulu pour l’homme.

Mes enfants, est-ce que Dieu aurait mis de côté sa puissance d’amour pour l’être qui devait enfanter les enfants de Dieu? Dieu est le seul créateur de tout être humain: mâle ou femelle. Tous les enfants en ce monde sont l’oeuvre de Dieu. Seul le Créateur peut créer. Il a créé Adam en y mettant sa paternelle Présence et il a créé la femme en y mettant sa maternelle Présence. Dieu est parfait et tout ce qui vient de Dieu est parfait. Il est le Tout-Puissant. Seuls les hommes ont fait des erreurs à cause de leur volonté humaine.

Dieu le Père a créé la femme, et faire des comparaisons est un manque de discernement, car toute oeuvre de Dieu est unique; la femme est donc, pour Dieu, unique. Rien n’est comparable à la beauté féminine, car Dieu a mis en la femme sa beauté.

Toute femme vient de la Présence maternelle de Dieu. La femme qui se donne en Dieu par amour pour lui redonne à son Dieu ce qu’elle a reçu de lui. Elle est faite de tendresse et de douceur, ce qui plaît à Dieu. Elle se garde pour Dieu, car Dieu aime recevoir ce qu’il lui a donné pour qu’elle puisse le redonner avec ses grâces. Dans un amour qui ne retient rien, elle donne à l’homme son amour qui est fait de tendresse et de douceur.

L’homme est à Dieu et la femme est à Dieu. Il n’y a que l’Amour qui donne ;l’amour, et l’amour est en tous mes enfants. Je n’ai pas créé d’êtres inférieurs afin qu’ils soient sous la domination d’êtres supérieurs. J’ai créé mes enfants pour qu’ils soient amour, qu’ils vivent dans l’amour, en se sachant à Dieu, qu’à Dieu. L’amour vient de moi seulement, et tous ceux qui meurent en Jésus reçoivent l’amour de mon Père du Ciel.

Mon amour, je t’aime tant! Donne de l’amour à mes enfants. Ce que tu es, c’est moi qui l’ai voulu. Ce que tu donnes, c’est moi qui le veux, car j’aime te donner tout l’amour qui est en moi pour mes enfants. Je me fonds en mes enfants, je les aime tant! Nul ne peut prétendre que la femme est inférieure à l’homme, je n’ai pas en moi cette infériorité.

Sachez que la femme vient de moi. Je suis le Tout de mon Tout. Je suis la Toute-Puissance. Je suis l’Amour et l’Amour aime ce qu’il est. Je vous aime tous, mes enfants. Je vous veux tous amoureux de l’Amour.

La Fille du Oui à l’Amour : Mère très tendre, Dieu a déposé en vous son amour qui se donne à chaque créature qui est de lui. Il nous montre, Mère, notre petitesse devant tant d’amour. C’est moi, votre fille, qui répète ces mots entendus en moi. Dans ma petitesse, je veux faire la Volonté de Dieu. Je m’incline, Mère, devant votre maternelle présence qui est la présence de Dieu auprès de chaque enfant sur la terre. Mère d’amour, Mère très tendre, Mère de la douceur, nous vous aimons, vous, la Mère de Dieu, notre Jésus.

Dieu : Ma fille, tu as répondu à l’Amour en l’Amour, rien n’est venu de toi. Ta soumission à l’Amour est venue de notre tendresse pour toi et pour tous nos enfants. Je vous aime, mes tendres amours. Dieu. Amen.

Elle devait être assez capable pour être seconde, collaboratrice et remplaçante de Dieu dans l’amour de l’homme, sa créature, de façon que même aux heures où la Divinité ne se mani­festait pas à sa créature avec sa voix d’amour, l’homme ne se sentit pas malheureux par manque d’amour.

Extrait des visions de Maria Valtorta « l’Evangile tel qu’il m’a été révélé » – Tome 6 – chapitre 111 – Page 218-219.

Jésus : (…) Tu vois, Mathieu, la femme n’est pas pareille à l’homme dans sa formation et dans ses réactions à la faute d’origine. L’homme a d’autres buts pour ses désirs plus ou moins bons. La femme a un but: l’amour. L’homme a une autre formation. La femme a celle-là: sensible encore plus parfaite parce qu’elle est destinée à engen­drer. Tu sais que toute perfection produit une augmentation de sensibilité. Une ouïe parfaite entend ce qui échappe à une oreille moins parfaite et en jouit. Il en est ainsi de l’œil, ainsi du palais et de l’odorat.

La femme devait être la douceur de Dieu sur la Terre, elle devait être l’amour, l’incarnation de ce feu qui meut Celui qui est, la manifestation, le témoignage de cet amour. Dieu l’avait par consé­quent douée d’un esprit suréminement sensible pour que, devant être mère un jour, elle sût et pût ouvrir à ses enfants les yeux du cœur à l’amour de Dieu et de leurs semblables, de même que l’homme aurait ouvert à ses enfants les yeux de l’intelligence pour comprendre et agir.

Réfléchis au commandement que Dieu se donna à Lui-même: « Faisons à Adam une compagne ». Dieu-Bonté ne pouvait que vouloir faire une bonne compagne à Adam. Qui est bon, aime. La compagne d’Adam devait donc être assez capable d’aimer pour finir de rendre bienheureux le jour de l’homme dans l’heureux Jardin. Elle devait être assez capable pour être seconde, collaboratrice et remplaçante de Dieu dans l’amour de l’homme, sa créature, de façon que même aux heures où la Divinité ne se mani­festait pas à sa créature avec sa voix d’amour, l’homme ne se sentit pas malheureux par manque d’amour.

Satan connaissait cette perfection. Satan sait tant de choses. C’est lui qui parle par les lèvres des pythons en disant des menson­ges mêlés à des vérités. Et ces vérités que lui hait parce qu’il est Mensonge, il les dit seulement – retenez-le bien, vous tous et vous qui viendrez plus tard – pour vous séduire par la chimère que ce n’est pas les Ténèbres qui parlent, mais la Lumière. Satan, rusé, sour­nois et cruel, s’est insinué dans cette perfection et y a mordu et y a laissé son poison. La perfection de la femme en amour est ainsi devenue pour Satan un instrument pour dominer la femme et l’homme, et propager le mal…

«Mais nos mères, alors?

«Jean, tu crains pour elles? Toutes les femmes ne sont pas des ins­truments pour Satan. Parfaites dans le sentiment, elles sont tou­jours excessives dans l’action: anges si elles veulent appartenir à Dieu, démons si elles veulent appartenir à Satan. Les femmes sain­tes – et ta mère est de celles-là – veulent appartenir à Dieu, et elles sont des anges.a

«Ne te semble-t-elle pas injuste, Maître, la punition pour la femme? L’homme aussi a péché.

«Et la récompense, alors? Il est dit que c’est par la Femme que le Bien reviendra dans le monde et que Satan sera vaincu.

«Ne jugez jamais les œuvres de Dieu. Cela pour commencer. Mais pensez que, comme c’est par la femme que le Mal est entré, il est juste que ce soit par la Femme que le Bien entre dans le monde. Il s’agit d’anéantir une page écrite par Satan, et ce seront les lar­mes d’une Femme qui le feront. Et puisque Satan poussera éternel­lement ses cris, voilà qu’une voix de Femme chantera pour les cou­vrir

«Quand ? »
«En vérité je vous dis que sa voix est déjà descendue des Cieux où elle chantait éternellement son alléluia.

«Elle sera plus grande que Judith ? «Plus grande que toute femme.
«Que fera-t-elle? Que fera-t-elle donc?

«Elle renversera Eve dans son triple péché. Obéissance absolue. Pureté absolue. Humilité absolue. C’est sur cela qu’elle se dres­sera, reine et victorieuse…

«Mais, n’est-ce pas ta Mère, Jésus, la plus grande pour t’avoir engendré ?

«Grand est celui qui fait la volonté de Dieu, et c’est pour cela que Marie est grande. Tout autre mérite vient de Dieu, mais celui-là est tout à fait sien, et qu’elle en soit bénie.

Et tout prend fin